Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Face à l'incertitude. Le Japon, laboratoire de l'imprévisible
Postel-Vinay Karoline
CERF
19,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 19 février 2026
EAN :9782204155984
Tout ce que nous tenions pour certain s'effondre. Face à l'imprévu, nos sociétés modernes vacillent. Entre un présent bloqué et un avenir illisible, nous avons développé une addiction à l'hyper-affirmation et aux récits populistes, cherchant désespérément à abolir l'incertain. Et si la clé ne résidait pas dans la lutte contre l'inconnu, mais dans son acceptation ? Le Japon, forgé par une expérience millénaire des catastrophes - tsunamis, séismes, crises... - semble miraculeusement exempté de nos égarements. Fine connaisseuse de l'archipel, Karoline Postel-Vinay décrypte avec une précision magistrale les ressorts profonds de cette culture unique qui a su former une véritable "communauté de désastres", où l'organisation collective face à l'imprévu est devenue une seconde nature. Fort d'une analyse subtile et inédite, cet ouvrage invite l'Occident à un changement de regard radical. Il est temps de cesser de s'épuiser contre l'inévitable et de se tourner vers l'expérience japonaise pour apprendre, enfin, à apprivoiser l'impermanence. Une leçon de résilience indispensable pour retrouver la sérénité dans un monde sans boussole.
A la fin du XIXe siècle, sur fond de colonisation et de décomposition des empires asiatiques, les Européens ont imaginé une scène internationale inédite à l'échelle de la planète. Dès 1917, avec Woodrow Wilson, les Américains ont conçu le grand récit qui s'y déroulerait - la lutte du Bien (liberté) contre le Mal (tyrannie)-, repris successivement par Rooseveit (le Bien contre le fascisme), Truman (contre le totalitarisme) et aujourd'hui Bush (contre le terrorisme). La réélection de George Bush se fonde donc sur un consensus ancien : l'idée d'une "destinée manifeste" de l'Amérique. Cette "mission libératrice" des Etats-Unis n'est pas sans rappeler la "mission civilisatrice" des Européens de l'ère coloniale. Mais, si la page du colonialisme est bel et bien tournée, la notion de supériorité morale, elle, n'a jamais complètement quitté l'esprit des Occidentaux. Et ce qu'on présente en général comme un décalage entre l'Amérique et le reste de la planète relève plus profondément d'un problème de relation entre l'Occident et le monde non-occidental. Les Américains comme les Européens ne pourront faire admettre leurs valeurs communes - la démocratie, l'Etat de droit-, s'ils n'ont pas une conscience plus affûtée de leur position face au reste du globe. Depuis soixante ans, l'Europe a la chance d'être le laboratoire d'un nouveau mode de relations internationales. Elle n'en fait pas pleinement usage, mais elle peut proposer une autre manière de défendre les valeurs universelles. Ce livre renouvelle le débat actuel sur la politique étrangère des Etats-Unis et sur la relation transatlantique, en insistant sur le rôle décisif des discours et des représentations dans la géopolitique. Aujourd'hui, et plus encore demain, les représentations géopolitiques constitueront un enjeu de pouvoir, au même titre que la course aux armements ou que le développement technologique.
Le Groupe des Vingt (G20) forme un aréopage hétéroclite à l'image de la métamorphose du monde. Ni groupe du Nord, comme le G8, ni groupe du Sud, comme le G77, il réunit des pays développés et des "émergents" qui sont à la fois riches et pauvres (Inde, Brésil), des démocraties et des régimes autoritaires (Chine, Russie), des gouvernements laïcs et religieux (Arabie Saoudite, Indonésie). Contrairement aux autres clubs réservés aux Etats, il comprend aussi une organisation régionale, l'Union européenne, vingtième membre du G20. En diversifiant ses interlocuteurs - agences de l'ONU, monde des entreprises, partenaires sociaux -, il répond à une demande croissante de participation au plan international. II a favorisé une redistribution du pouvoir, longtemps réclamée, au sein du FMI. Pourrait-il aider aussi l'ONU à se réformer ? Ni directoire global d'un nouvel ordre mondial, ni cellule de crise d'économies en faillite, le G20 apparaît plus certainement comme le lieu d'observation, d'invention et d'expérimentation de nouveaux modes de coopération internationaux au sein d'un monde doublement "émergent".
Résumé : "Je pensais qu'en vieillissant, l'ombre de ce que j'ai vécu pendant la guerre s'estomperait, que j'oublierais un peu. J'ai l'impression que c'est le contraire : soixante-dix ans après mon retour, ce passé est de plus en plus présent en moi. J'ai perdu mon sommeil d'enfant pendant la guerre et je ne l'ai jamais retrouvé. Je fais souvent le même cauchemar : la Gestapo me pourchasse. Mais je cours tellement vite que je me réveille." Anise Postel-Vinay Ecrit avec la complicité de Laure Adler et Léa Veinstein, "Vivre" relate avec simplicité le quotidien de celle qui n'aime pas qu'on l'appelle "résistante". Arrêtée le 15 août 1942, déportée à Ravensbrück aux côtés de Germaine Tillion et Geneviève Anthonioz de Gaulle, Anise Postel-Vinay nous offre le récit d'une humanité plus forte que la barbarie.