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Poste-mortem. Histoire de deuil
Le Bars Corinne
IMPLIQUES
13,00 €
Épuisé
EAN :9791042805098
4 ans, 10 mois et 5 jours. C'est le temps que la mort, survenue trop tôt, a accordé à leur amour. Il y a à peine une semaine qu'elle a perdu Charles que Marlène a déjà trié ses vêtements, mis de côté les objets à donner aux amis les plus chers, déplacé les meubles, changé de lit, essayé avec peine de réaménager son existence sans lui. Mais surtout, elle a exhumé les papiers de toute une vie, qui tient dans un classeur métallique, trois tiroirs et quelques dizaines de dossiers suspendus. Ce faisant, elle y a découvert une lettre qui ne lui était pas adressée. Qu'à cela ne tienne, puisqu'elle n'a pas reçu de lettre de lui, elle va l'écrire. Et elle va même en écrire plusieurs. Elle décide ainsi de rédiger une correspondance imaginaire entre elle et Charles, dans laquelle ils feront le récit de sa mort à lui et, surtout, l'histoire de son deuil à elle. Des lettres parfois drôles, souvent tendres et toujours émouvantes. Des lettres d'amour qui ne resteront pas en souffrance "Poste restante" mais feront leur vie dans un jeu de mots, "Poste-mortem".
Cet ouvrage choral est composé de neuf chapitres. De neuf récits d'hommes et de femmes. Comme autant de mois de grossesse qui séparent la conception de l'enfantement. Il nous parle des trois personnes de la naissance : la nôtre, que l'on a vécue mais que l'on ne peut pas raconter ; celle de nos enfants, que l'on a vécue et que l'on peut leur raconter ; celle des autres, que l'on n'a pas vécue mais que l'on peut nous raconter.
Résumé : Elles sont sept femmes, de 35 à 60 ans, infirmières, couturière, assistante sociale..., mariées ou célibataires, grands-mères ou en attente de fonder une famille, vivant en ville ou à la campagne, harcelées, surchargées, ballottées ou encore mal traitées par un supérieur, un collègue, un système. Elles sont tombées brutalement, après un long déni. Elles ont mis des mois à se relever. Repérées par le service social de l'Assurance maladie, elles ont accepté de participer à des séances de groupe. Leurs sept récits de burn-out aux caractéristiques communes montrent avec une émotion intacte que cette "maladie" de l'estime de soi, causée par une longue exposition quotidienne à un stress majeur proche du stress post-traumatique, est bel et bien une pathologie chronique. Avec un titre en "pied-de-nez" qui ironise sur les promesses de rétablissement en 15 jours, elles démontrent pas à pas combien le travail social de groupe, et plus largement toutes les modalités de travail collectif entre pairs, est bénéfique : sortie de l'isolement, gestion d'un calendrier, souci de présentation physique, sentiment d'être comprises, partage, entraide... Ensemble, elles ont créé une association pour venir en aide à d'autres victimes du burn-out et pour définitivement transformer une épouvantable épreuve en ressource pour les autres. Avec la participation de : Laurence Le Bon, Valérie Pagnon, Anne-Marie Souffois, Lucie Thébault, Blanche et Sarah.
La guerre fait partie des situations extrêmes de vie qui poussent l'être humain à toucher ses propres limites. Le voisinage avec la mort, l'impréparation des sujets à devoir l'affronter, l'explosion identitaire qu'il engendre en sont les caractéristiques principales auxquelles s'ajoute le vécu toujours singulier de l'événement. Le traumatisme est quant à lui défini comme un choc écrasant, générateur d'effroi et de sidération, suivi le plus souvent d'un clivage psychique chargé de maintenir l'intégrité de l'individu. La partie de la mémoire en apparence inactivée resurgit à l'envi dans les cauchemars ou dans des reviviscences suscitées par des situations en apparence anodines. Ces manifestations, lorsqu'elles sont répétées et durables, constituent le Post Traumatic Syndrom Disorder, reconnu seulement dans les années 70 et d'abord aux Etats-Unis. Cette reconnaissance récente, et l'injonction à se réjouir plutôt qu'a se plaindre, conduisent parfois les traumatisés de la guerre à taire leurs souffrances pendant de longues années, les faisant entrer dans une longue période de "volonté somnolente". La transmission s'opère ainsi malgré eux dans des bribes, des fragments, des transpirations, jusqu'à ce que, pour certains, elle puisse véritablement aboutir grâce à des facilitateurs de parole ou des déclencheurs d'écriture. Une fois enclenché, ce partage des émotions les plus intenses produit des effets de "raccommodement", concept qui désigne l'ensemble des aptitudes du sujet à mieux accepter ses traumatismes, à se réparer des dommages causés, à ajuster sa vie à leurs effets, à les rendre présentables aux autres et, enfin, à se réconcilier avec celui que la guerre l'a fait devenir.
Résumé : La guerre d'Algérie est le dernier conflit dans lequel l'Etat français a engagé des appelés du Contingent. En tout deux millions trois cent mille jeunes hommes de toutes origines sociales et de toutes régions de France ont dû faire la guerre à d'autres hommes qui avaient choisi l'indépendance pour leur pays. Dix ans seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils se battaient pour une cause qui, le plus souvent, n'était pas la leur, sur un territoire dont ils étaient pour partie les occupants, dans une contrée lointaine dont l'opinion se souciait assez peu, incorporés à une Armée parfois inconséquente, pas toujours irréprochable. A leur retour, ces "rabat-joie" entrant dans la toute nouvelle société de consommation étaient donc encouragés à se taire et à cacher des souffrances souvent invisibles des autres et pourtant bien présentes à leur esprit. Parmi eux, quatre jeunes appelés du Contingent, originaires de Bretagne, du Centre, de Normandie ou encore de Picardie, sont rentrés d'Algérie furieux, tourmentés on en proie au chagrin et se sont tus pendant environ quarante ans. Puis, laborieusement ou avidement, ils se sont mis à écrire ce qui est leur récit d'une situation extrême de vie. Ces récits présentés un par un puis croisés donnent à voir des pans singuliers et parfois méconnus de l'histoire de ce conflit et se révèlent être de véritables oeuvres dont l'esthétique favorise une restauration de l'estime de soi. Enfin, les commentaires recueillis auprès de leurs auteurs permettent de comprendre les processus qui ont présidé à la longue période de "volonté somnolente" qui a frappé les quatre appelés, ceux qui ont favorisé la prise de plume et, surtout, de mettre au jour les effets de "raccommodement" produits par l'écriture autobiographique.
Cet ouvrage relate les faits marquants de la journée de commémoration du 50e anniversaire de l'Université Nationale du Rwanda (UNR) et reprend les conférences et les témoignages en rapport avec cet évènement. Ecrit par un ancien de l'UNR, le lecteur verra également les tractations ayant abouti à la création de l'UNR dont certaines n'étaient pas connues du grand public.
Senta, étudiante bruxelloise, recherche les traces de la mère qu'elle n'a pas connue et qui est censée avoir disparu dans le bombardement d'une ville allemande à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Elle va rencontrer à Heidelberg celui qui généra une passion insensée chez sa mère Magda et qui fut capitaine dans les SS. Trois journées passées auprès de Hasso, devenu un photographe sans ambition dans l'Allemagne nouvelle des années soixante, vont singulièrement bouleverser la vie de la jeune femme.
Résumé : Il est rare de trouver un récit sur Haïti qui remonte à l'Afrique de l'ouest du XVIIIe siècle. Et ce qui correspond à la tragédie d'Haïti, convient tout aussi bien à tant d'autres contrées où l'Histoire semble avoir oublié le bonheur de ses enfants. Pour composer ce récit, l'auteure a puisé ses sources chez les plus éminents ou les plus humbles acteurs de la vie Haïtienne, aujourd'hui comme hier, avec une plume qu'elle trempe dans une subtile poésie.
Ce troisième tome, enfin, est l'aboutissement de cette "parole" d'espoir, et un appel à la mobilisation pour l'action. Penser l'aventure à la lumière de cette histoire, tel est l'objectif que cet écrit souhaite proposer aux élites africaines. Témoin et acteur de son temps, l'auteur a voulu transmettre et laisser une trace aux générations futures. A cet effet, le livre est truffé d'anecdotes et de détails qui aideront à une meilleure compréhension de l'Afrique et de ce Gabon que l'auteur aime de tout son coeur.