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Entre les jours
Porter Andrew ; Camus-Pichon France
OLIVIER
23,00 €
Épuisé
EAN :9782879297217
Extrait Depuis son divorce, Elson a pris l'habitude de s'arrêter au Brunswick Hôtel pour boire un verre après le travail. Il aime bien le Brunswick, parce que c'est l'un des hôtels les plus récents de la ville et qu'il sait qu'aucune de ses connaissances n'ira jamais le chercher là. Il aime cette impression d'anonymat, lorsqu'il est assis seul au bar du deuxième étage, près de la fenêtre, et contemple les immeubles de bureaux à l'architecture futuriste de l'autre côté de la rue, leurs élégantes surfaces vitrées, conscient que derrière tout ce verre, des hommes et des femmes en costume ou en tailleur impeccablement repassé ferment sans doute leur serviette et leur attaché-case en prévision d'un dîner ou d'un apéritif. Il aime les imaginer quittant leur bureau, les regarder franchir la porte et monter dans leur voiture. Il y a quelque chose d'étrangement apaisant dans tout cela, dans cette observation routinière, quotidienne, de la ville qui se vide, se tait et s'assombrit. Ce soir le bar est désert, à l'exception de quelques hommes d'affaires de passage, seuls devant leur verre, et derrière la vitre la ville paraît calme, une petite pluie fine tombe, une bruine d'hiver plutôt atypique pour Houston à cette période de l'année. Dans une heure il retrouvera Lorna Estrada, la femme qu'il fréquente depuis six mois, rencontrée lors d'un barbecue chez son ami Dave Millhauser, juste après que son épouse l'a quitté. Lorna a vingt-sept ans, elle est beaucoup plus jeune que lui et pourtant d'une maturité surprenante pour son âge. Tantôt il se dit que c'est à cause de son éducation philippine, de la sévérité de ses parents, tantôt que cela vient du fait qu'elle est arrivée aux États-Unis toute petite, a vu de ses yeux combien le monde pouvait se montrer cruel envers un adulte ne parlant pas anglais, surtout dans une ville comme Houston. Fille unique, la première de sa famille à décrocher un diplôme, elle est conservatrice au musée des Beaux-Arts et partage avec Elson un intérêt aussi fervent qu'inattendu pour l'architecture minimaliste. Qu'Elson soit lui-même architecte a sans doute joué un rôle dans leur attirance mutuelle, il était ainsi plus facile de parler des réalisations de Claudio Silvestrin, Vincent Van Duysen ou Souto de Moura, mais maintenant, songe-t-il, que reste-t-il de cette attirance ? Quelques heures de vacuité en fin de journée. Deux ou trois verres, un film peut-être. Le sexe surtout. Encore que ce soit également devenu une habitude. Au début de leur relation - s'il s'agit bien de cela -, ils allaient chez les amis de Lorna. Assis en cercle, passablement éméchés, ils discutaient de l'état de la planète ou du monde de l'an, comme du temps où il était étudiant, et bien que la plupart d'entre eux soient plus jeunes que lui, au point que certains auraient pu être ses enfants, il y prenait plaisir. Il aimait observer la flamme vacillante des bougies, les ombres qui dansaient sur les murs. Il aimait écouter les conversations à distance, avec un vague sentiment d'amusement, voire de jalousie. Depuis quand n'avait-il pas partagé ce genre de convictions, après tout ? Il avait même fini par se remettre à fumer, se joignant au petit groupe qui sortait griller une cigarette après le dîner. Et, sous l'éclairage de la terrasse ou dans la pénombre du jardin, il échangeait un regard avec Lorna, lui souriait, et elle répondait toujours à son sourire.
Résumé : Pour tout le monde, Anika Dragomir est la troisième adolescente la plus populaire du lycée : cheveux blonds, lèvres glossées, elle a la panoplie de la fille parfaite. De loin, car si on se rapproche, on découvre qu'elle n'est pas tout à fait irréprochable... elle empoisonne petit à petit son patron, vole dans la caisse, et tombe amoureuse de Logan, le pire loser du lycée. Mais tout ça doit rester secret, car un pas de travers et Becky Vilhauser, le Dark Vador rose bonbon qui tyrannise le lycée, fera de sa vie un enfer. Et lorsque Jared, le garçon le plus populaire de la ville, décide qu'elle sera sa petite amie, Anika doit choisir. Après tout, serait-ce si improbable de tout lâcher pour un raté ?
La Grande Guerre constitue un événement qui bénéficie aujourd'hui d'un vif regain d'intérêt. C'estcette guerre totale qui est ici reconstituée, mois après mois, sur tous les fronts et selon le point de vue de tous les belligérants. Ce panorama complet et accessible fait également la part belle aux témoins puisque que chaque événement commenté et analysé est accompagné d'une citation tirée des nombreux journaux et correspondance des acteurs, qu'il soit général, soldat ou civil, qu'il soit Français, Allemand, Américain ou Turcs. Instrument de travail essentiel, cette chronologie commentée peut également se lire de manière continue. Elle répond ainsi aux questions que se pose quiconque s'intéresse à la Première Guerre mondiale.
Que voit-on en ouvrant un ouvrage de Fichte ? De bien curieux énoncés, énigmatiques, abstraits et apparemment très répétitifs. Que l'on prenne au hasard quatre ou cinq pages des Principes de la Doctrine de la science, il y sera question de " Moi absolu ", de " Non-Moi posé ", d'" auto-affection du Moi " ou encore de " transfert dans le Non-Moi ". L'idéalisme allemand est, non sans raisons, réputé difficile d'accès, car très abstrait et technique. C'est pourquoi cet ouvrage propose une approche accessible de la philosophie développée par Fichte durant les années 1792-1800. Afin d'y parvenir, nous articulerons notre étude autour d'un étrange néologisme, qui se révèle central dans la conception que Fichte se fait du rapport entre le sujet et le monde extérieur : le " Non-Moi " (Nicht-Ich). À quoi bon mener une recherche sur la réalité, apparemment indéniable, du monde que je perçois, et que nous percevons tous ? Mais, à la réflexion, sur quoi repose cette croyance naturelle, et ne serait-il pas plus prudent d'en rester à l'affirmation solipsiste de ma seule existence ? Comment prétendre faire provenir le Non-Moi du Moi lui-même ? N'est-ce pas aussi stérile et absurde que de vouloir s'extraire d'un marécage en tirant sur ses propres cheveux ? C'est à ces questions que nous devrons répondre si nous voulons saisir le sens profond de la notion de " Non-Moi " et le statut qu'il convient d'accorder à notre croyance en la réalité du monde extérieur.
Comment améliorer qualitativement et quantitativement la production des vaches laitières grâce à la maîtrise de leur alimentation ? Cet ouvrage de référence présente toutes les données nécessaires aux éleveurs et à ceux qui les aident dans leur pratique quotidienne, notamment les vétérinaires : les bases technico-économiques de l'alimentation de la vache laitière, mode de digestion et conséquence (données essentielles d'anatomophysiologie), conduite du rationnement, qualité et santé, aliments diététiques et suppléments nutritionnels, prévention des intoxications, en annexes : tables de composition alimentaire de l'INRA. La cinquième édition, indépendamment de la mise à jour, s'enrichit d'éléments concernant les aspects pratiques du rationnement et les nouvelles recommandations de l'INRA (2018) pour l'énergie, les protéines, le calcium et le phosphore absorbables.
Résumé : Au départ, il y a l'incendie. Jean a oublié d'éteindre sous une casserole. Il en profite pour oublier aussi sa vie en abandonnant sa maison aux flammes. Acteur de séries B, il va désormais se contenter de survivre. La fiction devient son refuge, la vie elle-même une toile de fond. C'est dans cette atmosphère de désenchantement qu'il rencontre France Rivière, une actrice encore célèbre qui lui propose de s'installer chez elle. Puis son fils, Charles, un homme intrigant qui sort de l'hôpital psychiatrique. Jean s'attache à ses pas, perd sa trace, s'interroge sur son absence, qui le renvoie à celle qu'il éprouve face au monde. Dans ce roman à l'écriture tendue, Christian Oster évoque la dérive d'un homme qui interroge, de manière souvent cocasse, le renoncement dans lequel il s'est installé.
Résumé : Depuis les années 2000, les sexualités féminines sont sorties du silence grâce aux séries télévisées : après Sex and The City, les productions les plus récentes ambitionnent de raconter la singularité de l'expérience des femmes. En quatre chapitres, Sex and The Series explore les métaphores et les schémas inédits que proposent ces séries récentes, et la révolution télévisuelle que nous vivons : comment le "regard masculin" est-il transformé ou contredit ? Quelles nouvelles narrations nous sont proposées ? Erudit, malicieux, cet essai détonant est également un éloge de notre plaisir de téléspectateur.
Résumé : "Le chant glacé et mélodieux de la rivière, sa peur, le poids terrible d'une attente folle entre les remparts des montagnes qui la cernent, mais quelle attente cette épée qu'elle pressent toujours, suspendue dans la nuit des arbres qui l'écrase ? sur son coeur blanc, sa tête rousse de gibier des bois. Oh que tout éclate enfin pour que tout s'arrête". Pour Rosalinde, c'est l'été de tous les dangers. Dans ce village où l'a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d'autres. Travailler dans les champs jusqu'à l'épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s'abrutir d'alcool ; tout cela n'est rien à côté de ce qui l'attend. L'amitié ? l'amour ? ? d'une autre femme lui donne un moment le sentiment qu'un apaisement est possible. Mais ce n'est qu'une illusion.
Je n'ai qu'une certitude dans la vie. En vivant assez longtemps on se met à perdre des choses. On finit par se les faire voler : d'abord on perd sa jeunesse, et puis ses parents, et puis on perd ses amis, et puis finalement on se perd soi-même. "Ainsi s'ouvre Le Livre de Sarah, ou le roman de Scott. Car Scott McClanahan est le personnage principal et le narrateur de cette chronique d'un naufrage. Celui de son mariage avec Sarah, la mère de ses deux enfants, mais aussi de l'homme lui-même, alcoolique notoire, autodestructeur et paranoïaque sur les bords.Situé au c?ur d'une petite ville déshéritée des Appalaches qui laisse peu de place au rêve, ce récit d'une sincérité bouleversante au style syncopé est sans doute le plus beau chant d'amour qu'on ait lu depuis longtemps. Le plus beau, le plus triste... et aussi le plus drôle.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
Avant de s'engager dans l'armée iranienne pour combattre l'ennemi irakien, Amir Yamini était un playboy, qui passait le plus clair de son temps à séduire les femmes et exaspérer sa très pieuse famille. Cinq ans plus tard, sa mère et sa soeur le retrouvent, amputé de son bras gauche, dans un hôpital psychiatrique pour soldats traumatisés. Quasi amnésique, Amir est hanté par la vision d'une mystérieuse femme sans visage, au front orné d'un croissant de lune. De retour à Téhéran, le fils prodigue est tour à tour salué comme un martyr de la Révolution islamique et confiné dans sa chambre comme un fou dangereux. Avec la complicité de sa soeur, il s'évade en escaladant le mur de leur jardin et repart sur le champ de bataille à la recherche de celle qu'il surnomme "Front de lune" , accompagné dans ce périple au fil de la mémoire par deux scribes perchés sur ses épaules - l'ange de la vertu et l'ange du péché - qui consignent depuis toujours son histoire. Avec cette épopée amoureuse, guerrière et poétique d'une inventivité exubérante, porteuse d'un regard subtil sur la société iranienne contemporaine et empreinte d'une sensualité tout droit héritée de la grande tradition des contes persans, le grand romancier iranien Shahriar Mandanipour signe une oeuvre forte, envoûtante et pleine d'humanité.
Un roman puissant qui raconte la vie inimaginable et incroyable de Kya, une enfant abandonnée par les siens au cœur d'un marais. Ce lieu devient son refuge et sa seule famille. Une histoire passionnante, enrichissante et douce-amère. Un superbe hymne à la nature !
Résumé : Si Truman Capote est surtout connu pour deux titres, De sang-froid et Petit déjeuner chez Tiffany, il fut extraordinairement doué pour des genres très variés : romans, nouvelles, journalisme, enquêtes, portraits sont connus. Mais il mérite tout autant d'être redécouvert comme auteur de récits de voyage, de scénarios, de pièces de théâtre, et même d'une comédie musicale. Ses entretiens comme sa correspondance, sont émaillés de phrases cinglantes - on le traitait volontiers de langue de vipère... - qui, avec le recul du temps, semblent le plus souvent pertinentes malgré leur extrême méchanceté : il écrit ainsi à propos d'un roman qui vient de paraître " J'ai sûrement lu pire, mais je ne m'en souviens pas "... Cet homme immensément cultivé fut aussi l'un des pionniers, sinon l'inventeur, d'un genre littéraire, avec De sang-froid qui répond à un défi : " transformer la vérité en fiction ou la fiction en vérité ". Il aura beaucoup d'imitateurs, mais peu parviendront à atteindre la même profondeur. Enfin, ce " solitaire mondain " a connu " tout le monde " en Europe et aux Etats-Unis, a été photographié par les plus grands photographes (Richard Avedon, Cartier-Bresson ou le futur lord Snowdon), était présent dans les shows de télévision et dans les pages de Playboy et de Vanity Fair. À travers ses écrits comme à travers les documents présentés dans le " Vie et oeuvre " c'est tout le milieu littéraire et artistique de son temps qui revit.
Le temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.