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Rompre le front ? . Novembre 1914-mars 1918 : Comment percer les lignes ennemies et retrouver la lib
Porte Rémy
NAPOLEON 1ER
24,99 €
Épuisé
EAN :9791091561846
De l'automne 1914 au printemps 1918, les armées des belligérants sur le front de France restent installées dans ce que l'on appelle très vite la "guerre de siège". L'impressionnant réseau défensif qui s'articule autour des tranchées, des barbelés et des mitrailleuses interdit tout retour aux man?uvres en rase campagne alors que les lignes sont figées de la Suisse à la mer du Nord, ce qui rend impossible d'espérer déborder par les ailes. Pendant plus de trois ans, sortir de cette immobilité imposée est l'obsession de tous, soldats et généraux, civils et militaires. Chacun tente de proposer sa réponse : l'ouverture de nouveaux théâtres d'opérations sur des fronts extérieurs pour certains, la coordination croissante des efforts des différentes armées alliées, la mise au point de nouveaux matériels et de profondes évolutions doctrinales pour d'autres. Prises isolément, aucune de ces propositions ne se révèlera suffisante. Et pourtant, à l'été 1918, l'endurance dont les poilus ont si longtemps fait preuve trouve sa récompense, puisque désormais les Alliés disposent d'une totale supériorité humaine et matérielle. La diplomatie, la politique, la technique, la doctrine sont ici mises en parallèle, essentiellement à partir des témoignages des combattants, soldats et chefs, pour mieux comprendre cette aberration historique et militaire que fut le front continu de la Grande Guerre.
L'entrée en vigueur du traité de Versailles marque le début de profondes modifications territoriales en Europe, en particulier sur les frontières des empires vaincus et de la Russie. Pour garantir l'application des clauses du traité et alors que les Anglo-Saxons sont plus sensibles aux arguments allemands, l'armée française s'engage entre 1920 et 1922 essentiellement dans un nouvel effort, au prix de plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés, bien oubliés aujourd'hui.
« Quoi? Parce qu?un archiduc a été assassiné à la fin du mois dernier dans un village bosniaque? L?affaire n?est donc pas enterrée? comme le prince? ».On peut sourire de cette remarque. Elle traduit pourtant, au premier degré, l?état d?esprit d?une partie de la population aux premiers jours d?août 1914. L?attentat de Sarajevo n?est qu?une étincelle, survenue dans un contexte particulier qui a favorisé le développement d?une crise qui n?était ni écrite, ni certaine. À travers les mémoires des témoins, des acteurs, et en utilisant de très nombreux titres de la presse quotidienne de l?époque, l?auteur nous entraine à travers le premier semestre de l?année 1914. Certaines causes ? complexes ? de la guerre sont en germe. Puis, il nous raconte les premiers mois de guerre, de l?entrée en campagne à la fixation du front occidental, à l?avant comme à l?arrière, dans les états-majors comme au gouvernement et au parlement.Quand la politique, la diplomatie, l?économique, le culturel, le financier, l?industriel, le religieux et l?artistique croisent le militaire, l?année 1914 prend d?autres formes et d?autres couleurs. Et les choses ne sont peut-être pas aussi simples qu?on veut bien généralement le dire.
Résumé : Rémy Porte livre la biographie de référence du maréchal Joffre, sans doute le chef militaire le plus contesté de la Première Guerre mondiale. Porté au pinacle après la victoire de la Marne, à la tête des armées françaises jusqu?en 1916, Joffre est remplacé par Nivelle après les terribles batailles de Verdun et de la Somme. Mais plus que tous ses pairs, il a su incarner le commandement, en exigeant que chacun tienne sa place, à son niveau, et en assumant seul les prises de décision. Voici le portrait nuancé du généralissime, construit sans oeillères à partir des sources les plus diverses.
Des utilisations et des développements multiples Si l'appellation de " reine des batailles " a été donnée à l'infanterie durant le premier conflit mondial, il aurait été plus exact de l'accorder à l'artillerie ; ne serait-ce que par la place prépondérante qu'elle occupe peu à peu dans les opérations, au point de représenter le tiers des effectifs des armées belligérantes de 1918. Point d'artillerie, point d'offensive ! D'abord organisée essentiellement autour de l'artillerie légère de campagne, l'artillerie de la Grande Guerre occupe une place croissante au sein des armées des belligérants. L'évolution des techniques de combat et le contexte propre à chaque théâtre d'opérations conduisent en outre à une diversification des matériels, si bien que l'on devrait parler à la fin du conflit, non d'une artillerie, mais des artilleries. Cette diversification débouche en effet sur l'artillerie de tranchée, sur celle de montagne, sur l'artillerie chimique, sur l'artillerie lourde aux calibres de plus en plus importants, sur l'artillerie anti-aérienne, sur l'artillerie chenillée ou automotrice. L'artillerie contribue en outre au développement de l'aéronautique, permet la guerre des gaz et débouche sur les premiers chars d'assaut. En raison de cette multiplicité de matériels, produits en quantités considérables, et de la consommation inouïe en munitions qui en résulte, elle implique en même temps un effort industriel gigantesque de la part de chaque belligérant. Ce développement technique conduit les états-majors à reconsidérer la place de l'artillerie au sein des grandes unités et à faire évoluer leurs structures, en même temps que son emploi tactique en liaison avec l'infanterie. En 1918, on n'utilise plus l'artillerie comme on l'employait en 1914, et celle de 1918 préfigure celle de l'entrée en guerre de 1939. L'étude qui est proposée a donc pour objet de suivre cette évolution de l'artillerie de la Grande Guerre dans les domaines à la fois technique, tactique et stratégique.
Drabs Philippe ; Drabs Caroline ; Medaets Eric ; E
Cet ouvrage n'est pas à mettre entre toutes les mains. Il vise avant tout les médecins et les paramédicaux passionnés par l'usage de la sophrologie en rééducation neuro-locomotrice. Point de théorie assommante, il se veut surtout pratique, éthique et empirique, partant de la longue expérience des auteurs qui sont aussi des pionniers dans le domaine en Belgique. Qu'ils soient médecin ou paramédicaux, les auteurs décrivent le vécu des patients dans des situations précises, au travers de cas cliniques, à partir des symptômes en ne perdant jamais de vue les objectifs qu'ils rencontrent en rééducation et réadaptation. Ces cas vécus au plus près sont complétés par des solutions pratiques que l'on peut appliquer dans de multiples circonstances. Tel un mode d'emploi ou une recette de cuisine, le livre est présenté sous forme de chapitres indépendants les uns des autres. Il ne doit donc pas se lire en continu. Le lecteur spécialisé peut donc trouver plus rapidement des réponses à ses interrogations.
Marseille, avril 1916, des troupes venues de Russie s'apprêtent à débarquer pour combattre aux côtés de la France, engagée dans le plus grand conflit de son histoire. L'arrivée triomphale des brigades russes, leur vie quotidienne et leur engagement, des camps de l'Aube aux tranchées de la Marne et du Chemin des Dames, sont largement couverts par les opérateurs de la Section photographique de l'armée. Ces photos constituent un témoignage rare et précieux de cette alliance, jusqu'à la dislocation de ce corps expéditionnaire après les mutineries de La Courtine en 1917, et les cérémonies consacrées à la "Légion d'Honneur russe" en 1918. Arkhangelsk, octobre 1919, les derniers membres d'une mission militaire au parcours extraordinaire s'apprêtent à embarquer pour la France, après avoir participé au conflit qui oppose la Russie demeurée fidèle au tsar à la Russie bolchevique. Les opérateurs de l'armée ont suivi les troupes alliées qui luttaient aux côtés des troupes blanches, à partir de Vladivostok, et tout au long du Transsibérien, témoignant de la vie et des paysages traversés. Cet ouvrage est né de la volonté de rendre accessibles des clichés exceptionnels, témoignages d'une mémoire commune à la Russie et à la France dans une période riche de moments tragiques comme d'actes d'héroïsme. Grâce à un patient travail de conservation et de documentation, l'Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) publie une centaine de photographies issues de ses collections - la plupart inédites - et invite à un passionnant voyage à travers la Russie du début du XXe siècle.
La monarchie française se devait, par tradition, d'être accessible à ses sujets. Cet usage créait des situations que les étrangers trouvaient fort surprenantes. Ainsi, le courtisan italien Primi Visconti, présent à la cour de France de 1673 à 1681, écrivait-il dans ses Mémoires qu'"en Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu'en France ils le sont par tout le monde". Cette tradition se poursuivit au XVIIIe siècle et Louis XV, puis Louis XVI, certes dans une bien moindre mesure, continuèrent cette pratique de vie en public. On a donc bien du mal à imaginer une quelconque vie privée du souverain... Celle-ci s'organisait surtout pendant les "heures rompues", c'est-à-dire dans les "trous" laissés par l'emploi du temps de sa journée ritualisée qui, depuis Louis XII, connaissait une régularité plus ou moins affirmée. En raison de son caractère, précisément "privé", il est bien difficile d'envisager la vie des souverains hors de leur représentation publique. C'est la raison pour laquelle il convient toujours de considérer, et la vie publique, et la vie privée pour appréhender cette dialectique complexe que représentaient les "deux corps du roi", pour reprendre l'expression d'Ernst Kantorowicz.