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Frankenstein. Le démiurge des Lumières
Porret Michel ; Testori Olinda
GEORG
21,00 €
Épuisé
EAN :9782825710913
Dans l'héritage naturaliste et expérimental des Lumières, à la croisée des romans philosophique, épistolaire, gothique, noir et d'épouvante, au carrefour du romantisme littéraire et de la "fiction scientifique", ce livre collectif évoque les thématiques et les questions religieuses, philosophiques, politiques, littéraires, esthétiques, épistémologiques et éthiques sur la connaissance, la science, le savant, le corps, l'identité, le genre, l'expérimentation, la loi, la création et la transmission de la vie, la post-humanité, le mal et la mort que pose en 1818 l'oeuvre de Mary Shelley. Autour du bricolage cadavérique de la créature, dont la bonté innée se brise sur le monde social qui la réprouve en sa difformité corporelle, comme incarnation du mal moral, l'ouvrage balise le périmètre culturel des sens, des usages et des représentations qu'induisent les lectures critiques, les déclinaisons et les réappropriations culturelles de Frankenstein.
Les onze chapitres de cet ouvrage collectif invitent à penser l'histoire culturelle de la bande dessinée, produit culturel de masse qui naît avec le XXe siècle. Si la bande dessinée ancienne et contemporaine est une industrie florissante, elle offre un riche matériel imprimé pour donner sens au contenu des images et des textes dont l'emboîtement ordonné ou éclaté en organise le genre narratif. A travers un choix d'?uvres représentatives, ce livre illustre la manière dont l'imaginaire de la bande dessinée fait écho à son contexte socioculturel qui en structure les figures, les archétypes, les codes narratifs et les représentations imagées. L'Histoire comme objet de la bande dessinée illustre une facette de l'histoire de la bande dessinée. Avec un panorama d'études n'épuisant pas la thématique de l'historicité du genre, Objectif bulles évoque les représentations du monde comme source d'inspiration réaliste et dramatique pour l'imaginaire social de la bande dessinée.
Le sang des lilas autopsie les ressorts sociaux, judiciaires et médico-légaux d'un effarant crime maternel. 1er mai 1885, avant minuit : dans le faubourg de Saint-Gervais à Genève, rompue par les fardeaux du chagrin, Jeanne Lombardi égorge ses quatre enfants endormis. Après les avoir recouverts de lilas blanc, elle tente de se suicider. L'hécatombe secoue la cité. Le fait divers focalise l'attention de la presse suisse et étrangère. En Belgique, un quotidien évoque la "cause célèbre à Genève". Aux funérailles des innocents, affluent 12 000 personnes ! Mère dénaturée ou "aliénée pitoyable" ? Culpabilité ou "dérangement cérébral" ? Documentée par plusieurs expertises sur l'état mental de la "Médée de Coutance", l'instruction mène en juin 1886 en procès mémorable de la mère égorgeuse qui a rédigé une autobiographie. Les débats évoquent la nature controversée de la démence criminelle. Défenseur de l'accusée, le ténor humaniste du barreau Adrien Lachenal plaide l'aliénation mélancolique ou le "suicide élargi" de Jeanne Lombardi. Le verdict négatif du jury conduit au placement administratif à l'asile des aliénés. En 1894, après avoir obtenu un nouvel examen mental, elle en sort guérie avec l'aval du psychiatre Auguste Forel, puis gagne Sétif en Algérie. Au "moment aliéniste", le procès fait date. En 1887, le Code d'instruction criminelle de Genève intègre enfin la question légale de la folie pour jauger la responsabilité. Du crime "contre nature" au cas emblématique dans la littérature criminologique et psychiatrique, l'affaire Lombardi illustre la médico-législation de la folie homicide et le reflux du pénal devant la pathologie.
Les neuf chapitres de cet ouvrage collectif évoquent la complexité et l'universalité des Lumières dans leur historicité philosophique, politique, sociale, scientifique, matérielle, esthétique et pédagogique. Dès le XVIIIe siècle, l'adhésion aux Lumières et l' " antiphilosophie " illustrent le sens pluriel du siècle de Voltaire, de l'Encyclopédie et de Kant. Trois entretiens avec des éminents historiens soulignent et déclinent les enjeux intellectuels, culturels, politiques, historiographiques et patrimoniaux de la recherche contemporaine sur le XVIIIe siècle. Modernité, innovation, résistance, horizon d'attente, conflits, espoir et héritage : les Lumières restent un passé vivant pour penser le temps présent et les désarrois d'aujourd'hui. Cet ouvrage illustre la richesse et l'importance du chantier intellectuel qui renouvelle les problématiques, relit les textes classiques, exhume des sources inédites et construit de nouveaux objets pour penser les Sens des Lumières.
Les Indiens, dont les connaissances botaniques sont admirées par les scientifiques occidentaux, expliquent invariablement que leur savoir provient directement des hallucinations induites par certaines plantes. Dans une enquête qui s'étend sur neuf ans, de la forêt amazonienne aux bibliothèques d'Europe, l'auteur réunit suffisamment d'indices pour être convaincu que la clé de l'énigme réside dans l'ADN. Une hypothèse à vérifier ! Collection «Terra Magna».
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.
Les séries télévisées, phénomène culturel et social incontournable des quinze dernières années, accordent à l'Histoire une place de premier plan. Mettant en scène des guerriers vikings du IXe siècle aussi bien que des narcotrafiquants des années 1980, les intrigues situées dans un passé proche ou lointain représentent l'une des catégories les plus prisées du public. Entre reconstitutions minutieuses et anachronismes assumés, ces relectures contemporaines offrent une vision sans cesse renouvelée du passé. Mais celle-ci fait-elle écho aux avancées de la recherche historique ? Que nous apprend-elle des rapports que notre société entretient avec les siècles précédents ? Pour expliquer le succès de ces séries et la manière dont elles recomposent notre imaginaire, la collection The Historiam - dont ce livre est le deuxième volume - donne la parole à des historiens de l'Université de Genève, qui décortiquent ici cinq séries : Rome, Le Siècle Magnifique, Penny Dreadful, Zorro et The Walking Dead.