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Le rêve de Desmond Tutu. Miracles et mirages sud-africains
Pons Sophie
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782356874092
A la fin de l'apartheid, Desmond Tutu forme pour l'Afrique du Sud le rêve d'une "Nation arc-en-ciel", un peuple réconcilié après des décennies de divisions raciales. Miracle ou mirage ? Ce rêve, il l'a porté à bout de bras toute sa vie, il l'a nourri de toute son énergie pendant les travaux de la Commission Vérité et Réconciliation. Nelson Mandela, le premier président noir de l'Afrique du Sud, l'a choisi pour mener à bien cette expérience humaine sans précédent. Depuis la nuit des temps, il était dit que tout crime mérite châtiment. Et c'est au bout du continent africain, à l'initiative d'un ancien prisonnier politique et sous la direction d'un homme d'Eglise, qu'un pays en quête d'avenir a exploré une nouvelle voie, celle du pardon à ceux qui reconnaissent leurs offenses. Ce livre retrace ce périple. Blancs, Noirs, Métisses, victimes ou bourreaux, tortionnaires et survivants, célèbres ou anonymes, militants convaincus, témoins impuissants ou acteurs de leur destin... Vingt ans plus tard, où les a menés ce chemin ? Desmond Tutu ne renonce pas à son rêve dans un pays marqué par la violence, les inégalités économiques, la peur du lendemain.
Un jour du seizième mois de l'automne, Siméon arrive dans une vallée perdue où se succèdent inlassablement deux saisons, une de pluie et une de gel bleu, et où seules les lentilles parviennent à germer. En pleine saison pourrie, cet étranger qui se déclare écrivain cherche dès lors à prendre place dans la communauté hors du temps qui vit là, vaille que vaille. Isolé au milieu de ces habitants taciturnes, Siméon devra s'affronter à une hostilité grandissante. Il est le paria, l'autre absolu. Parviendra-t-il à écrire le livre dont il a le projet?? Publié pour la première fois en 1965, Les Saisons a acquis au fil des années une réputation de livre culte réunissant autour de lui une véritable confrérie d'initiés. Ce roman, dont l'humour désespéré et le grotesque n'empêchent pas la poésie la plus lumineuse, est un diamant noir de la littérature française.Notes Biographiques : Maurice Pons est né en 1925 à Strasbourg. Après des études de philosophie qu'il finit par abandonner, il publie sa première nouvelle, Métrobate, en 1951, suivi de La Mort d'Éros en 1953, et de Virginales en 1955. Ce dernier recueil obtient le prix de la Nouvelle et François Truffaut en tire le scénario de son film Les Mistons. Il a également été comédien, journaliste, éditeur d'occasion et a collaboré à la revue Arts. Maurice Pons est mort en 2016 au Moulin d'Andé."
D'ordinaire le psychiatre est celui qui écoute. Dans ce livre un psychiatre vous raconte toute sa vie. Voulez-vous, pour un temps, vous mettre à son écoute ? Vous verrez s'esquisser ses traits de caractère, sa personnalité, vous assisterez à la genèse de sa vocation de thérapeute avec ses choix, ses engagements, son éthique face aux faits marquants de notre histoire, nazisme, guerre d'Algérie et autres violences, sa résilience enfin, face aux blessures de l'existence. En entrant avec lui dans les hôpitaux psychiatriques, où sont morts de faim pendant la deuxième guerre mondiale 40 000 malades, vous aurez une pensée pour eux. Vous le suivrez dans les prisons, dans les groupes de thérapie et de parole. Vous croiserez des personnages qui ont défrayé la chronique comme Patrick Henry. Vous entendrez Robert Badinter plaider l'impossible au procès des derniers condamnés à mort en France, après la tuerie de Clairvaux. Vous approcherez la Gestalt, psychothérapie post psychanalytique. En privilégiant l'expression des émotions, elle nous libère de bien des tensions et nous aide à sortir de douloureuses impasses. Et surtout, vous pourrez vous mêler à la foule des inconnus, où peut-être reconnaîtrez-vous quelques-uns de vos semblables venus confier au thérapeute le pire des cancers, celui de l'âme. Sensibles aux joies et aux peines de cœur, écorchés vifs ou simplement curieux du fonctionnement de la psyché, vous serez touchés par ses mémoires.
Ce livre sur GNU/Linux s'adresse à tout informaticien désireux de maîtriser les principes de base de ce système d'exploitation ou d'organiser et consolider des connaissances acquises sur le terrain. Il présente de façon détaillée les principes de base du système et décrit très précisément les commandes essentielles à la manipulation de la ligne de commande shell, en les illustrant de nombreux exemples : l'arborescence Linux, la manipulation des fichiers, l'éditeur de fichiers texte, les droits d'accès, la gestion des processus, le shell Bash, les scripts Bash, la gestion des comptes utilisateurs, les outils Linux... Les notions présentées dans ce livre, si elles sont essentielles pour comprendre le fonctionnement du système GNU/Linux au niveau utilisateur, sont tout aussi indispensables au lecteur qui désire poursuivre en administration système. Ce livre peut être utilisé comme ouvrage de référence donnant ainsi au lecteur les moyens d'acquérir son autonomie, aussi bien en environnement graphique qu'en ligne de commande. Avec cette nouvelle édition, vous découvrirez les nouveautés et particularités accompagnant les dernières distributions Linux disponibles.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.