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Le corps tatoué au Japon. Estampes sur la peau
Pons Philippe
GALLIMARD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782072786556
Par son histoire et son esthétique, le tatouage japonais, remarquable par la richesse de son iconographie, l'équilibre de ses compositions, son raffinement dans les détails, est unique au monde. A travers une approche à la fois historique et anthropologique, des références littéraires et des entretiens avec des maîtres tatoueurs au cours des trente dernières années, se dessine un art populaire, replacé dans l'histoire sociale de l'archipel. Les "peaux de brocart" couvrant parfois le corps entier, caractéristiques de l'art traditionnel, ont peu en commun avec le tatouage de petite dimension qui bénéficie d'une popularité croissante auprès de la jeune génération japonaise. De jeunes tatoueurs s'inspirent aujourd'hui du travail de lignées de maîtres remontant à deux ou trois générations mais ne s'en dissocient pas moins par leur pratique, leur iconographie et leur état d'esprit.
Les auteurs savent de quoi ils parlent: Noël Pons travailla à la direction générale des impôts puis au Service central de prévention de la corruption (SCPC), tandis que Jean-Paul Philippe a longtemps dirigé la Brigade centrale de lutte contre la corruption (BCLC) de la police judiciaire. S'il rappelle quelques données théoriques indispensables, sur le fonctionnement des appels d'offres ou les compétences des collectivités locales, une grande partie de l'ouvrage, en forme de réquisitoire, est consacrée à la description des grands scandales qui ont éclaté dans le "92", depuis les années 1970 et la prise de contrôle du département par Charles Pasqua, jusqu'au début du XXIe siècle et le triomphe de la "sarkozie"...MM. Pons et Philippe, guère optimistes, dénoncent des "comportements quasiment mafieux". Ils précisent à juste titre que, si "ces méthodes ne sont pas propres aux Hauts-de-Seine, cela n'innocente personne pour autant". (Gérard Davet et Fabrice Lhomme - Le Monde du 18 avril 2013 )92 Connection ne fait pas de révélation fracassante, mais présente un travail très documenté qui tente de disséquer le "microcosme alto-séquanais", au sein duquel personne n'est épargné. Du début à la fin, on y voit l'affairisme, décrite comme pratique banale du pouvoir, et le népotisme, symbolisé par le parachutage raté de Jean Sarkozy à l'Epad, ce "bateau ivre". On y retrouve la connivence, la corruption ("quasi mafieuse", iront jusqu'à dire les auteurs) et les conflits d'intérêts. Soit "le triple C" que pourrait accorder au département une agence de notation éthique, imaginée par les auteurs.Les auteurs se situent plus en observateurs qu'en acteurs de ces affaires, même s'ils ont enquêté sur une partie d'entre elles. En faisant régulièrement contraster le sérieux de leur propos avec l'ironie, ils portent aussi un regard amer sur la justice. Son inertie, voire sa capacité d'obstruction, est régulièrement soulevée. Son adaptation à la nouvelle "délinquance économique" est questionnée. (Arnaud Focraud - Le Journal du Dimanche du 21 avril 2013 )
Résumé : La Corée du Nord est le pays le plus haï, mais aussi le plus mal connu de la planète. Comprendre les ressorts d'un système totalitaire sans équivalent par son monolithisme idéologique, l'inscrire dans un espace et dans un temps pour en saisir l'ancrage et décrypter le fonctionnement d'une économie émergente, de facto de marché : tel est l'objet de ce livre. La Corée du Nord est le fruit d'une histoire disputée : colonisée par le Japon (1910-1945) puis divisée par les Etats-Unis et l'URSS en 1945, partition entérinée trois ans plus tard et contestée par une guerre fratricide (1950-1953), et restée depuis sans traité de paix. Kim II Sung au pouvoir a élevé la lutte de libération au rang de récit fondateur et organisé le pays sur le modèle d'une unité de guérilla, entretenant la population dans une mentalité d'assiégé permanent. La résilience de cet "Etat-guérilla" est sans doute à chercher moins dans son caractère stalinien que dans un nationalisme invétéré. La Corée du Nord évolue cependant vers une économie hybride, où la frontière entre secteur public et initiative privée est de plus en plus floue et qui génère de profondes mutations sociales. Cette évolution interne a pour toile de fond des enjeux géostratégiques : les risques entraînés par les ambitions nucléaires de Pyongyang, les visées hégémoniques du puissant voisin chinois et le retour de la Russie dans le Grand Jeu diplomatique.
Philippe Pons cherche à renouer, dans son foisonnement sensible, les fils épars d'une "culture ordinaire", prégnante et perdurable, qui sourd d'une "petite tradition" et s'exprime dans des attitudes, des pratiques, des "riens" du quotidien. Une tradition qui forme le substrat de la modernité japonaise contemporaine, dont il faut situer les racines non pas dans l'époque Meiji, moment du basculement dans l'ère industrielle, mais dans celle qui la précéda : le règne des Tokugawa (XVII ? -XIX ? siècle). Deux siècles et demi dominés par la culture des marchands d'Osaka puis d'Edo (ancien nom de Tokyo), qui furent en quelques sorte la période d'incubation de la modernité japonaise. Partant de Tokyo, de son histoire et de ses moeurs, il s'est agi de mettre en valeur certains héritages pour tenter d'en discerner les échos dans le Japon moderne. Plus le sujet s'élargit et plus Tokyo s'éloigne pour n'être qu'une référence, le point d'ancrage d'une mémoire populaire réfugiée dans les gestes apparemment les plus insignifiants, les savoirs intériorisés des corps : un temps des peuples qui ne correspond pas obligatoirement à celui des élites.
Qui n'a pas rêvé devant les tatouages mystérieux qui recouvrent la totalité du corps de certains hommes et de certaines femmes au Japon? L'enquête à laquelle se livre Philippe Pons permet non seulement de comprendre un art populaire unique au monde, mais aussi de traverser la société secrète d'un pays et son histoire. L'auteur analyse l'imaginaire du corps et le fonctionnement rituel de la pègre, les fantasmes d'une littérature de l'interdit et la sensualité d'une population marginale, se réfugiant dans l'esthétisme. La lecture d'écrivains classiques et modernes (de Saikaku à Tanizaki) et des entretiens avec des maîtres tatoueurs accompagnent cette recherche anthropologique et esthétique, illustrée de nombreuses photographies et gravures.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.