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Empan N° 64 : Droit des usagers et citoyenneté. Réel contre-pouvoir ou collaboration aseptisée ?
Ponet Blandine ; Sanchez Jésus ; Sanchou Paule ; T
ERES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782749206318
Les modèles des nouvelles politiques sociales évoluent : loi du 29 juillet 1998, de lutte contre les exclusions, nouvelles formes d?indemnisation du chômage et loi du 11 février 2005, pour l?égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Sous l?influence des politiques anglo-saxonnes, la consécration des droits de la personne (cf. Art. 7 de la loi 2002. 02 rénovant l?action sociale et médico-sociale), les politiques de droit commun, le "mainstreaming", le paradigme de l?usager sont à la mode. Le secteur social et médico-social est un des derniers à faire, en droit, à l?usager une nouvelle place et celle-ci obéit à deux principes : participation et transparence. Elle oblige les établissements à s?interroger sur leurs pratiques. Ceux-ci doivent faire émerger cette nouvelle "citoyenneté" dans les différentes acceptions du terme, tout en protégeant ces personnes souvent "vulnérables", aux yeux de la loi. Dans le rapport étroit entre droit des usagers et citoyenneté, que deviennent les questions relatives à la négociation, au consentement éclairé, au contrat ? Les certitudes de l?action unilatérale sont-elles remises en cause ?
Pendant des années, les professionnels (de la santé, du secteur médico-social) ont travaillé à mettre en avant ce qui faisait la qualité de l'être : cette part de soi sans arrêt engagée et sans arrêt critiquée, qui dit la singularité d'un engagement et d'une action au sein d'un collectif de travail. La généralisation de l'évaluation et de la démarche qualité génère aujourd'hui un large malaise. L'évaluation constitue un exercice de pouvoir : les métiers de nos secteurs sont défaits et recomposés à marche forcée. L'injonction est de rompre avec un passé pour travailler dans une nouvelle rationalité, vers toujours plus de qualité. La tendance est de substituer l'expertise technique à la pensée, la gestion à la politique. A l'aune des outils standardisés, l'intime de chacun, tant celui des professionnels que celui de ceux dont ils ont la charge, est particulièrement malmené ses limites régulièrement effractées. Lutter contre cette tendance pourrait commencer par mettre / remettre cette notion de l'intime au travail.
Les fracassés de vivre, ce sont les patients que Blandine Ponet a rencontrés dans son parcours d'infirmière en psychiatrie. Dans un souci de transmission, elle montre en quoi le contact prolongé avec la folie de l'autre enseigne sur soi-même, amène à créer et s'avère une richesse plus qu'une privation. Le lien thérapeutique construit en psychiatrie est singulier car il touche les soignants au creux d'eux-mêmes, bien au-delà de la distance professionnelle. A travers le récit de moments cliniques et des portraits sensibles, l'auteur trouve les mots pour dire la marque que les patients ont laissée en elle, pour approcher leur folie et en découvrir la valeur humaine.
Métier méconnu du grand public, la profession d'infirmier(e) en psychiatrie a été mise au-devant de la scène à la suite de plusieurs agressions ayant touché des professionnels du secteur. L'infirmier(e) en psychiatrie occupe une position particulière. Dans le service de soins, c'est lui (elle) qui est en première ligne. On peut dire qu'il est le portier au sens noble : celui qui permet ou non l'entrée dans le soin. Face à la maladie mentale, les soignants en psychiatrie doivent à la fois prendre en compte le patient avec son histoire singulière, ses symptômes, les manifestations de l'inconscient, et répondre à la commande sociale de normalisation et de sécurité. En quoi ce dilemme renvoie-t-il au symptôme majeur de la schizophrénie : la dissociation ? Comment repérer les effets de celui-ci dans les situations rapprochées que connaissent les soignants et les soignés ? Comment rendre compte de la spécificité du travail soignant, de ses limites et de ses enjeux ? Blandine Ponet témoigne là de son engagement dans cette profession difficile.
De plus en plus d'infirmiers doivent faire face seuls à des prises en charge psychiatriques lourdes, surtout en extra-hospitalier, qui demandent une inventivité et des ressources personnelles solides pour faire face à la folie de l'autre sans s'y laisser engloutir, tout en la respectant. Les familles, appelées aujourd'hui " aidants naturels ", sont de plus en plus appelées à compenser les défaillances du service public alors qu'elles n'ont que leur bonne volonté et leur amour filial pour faire face à la maladie de l'un des leurs qui met à mal tous les liens. Ce livre qui témoigne de la spécificité de la clinique infirmière apportera une aide précieuse tant aux professionnels qu'aux familles concernées. Il donne des outils pour penser la folie et défendre le cadre de soins, si souvent attaqué aujourd'hui au nom de raisons budgétaires à l'efficacité douteuse. Jalonné de récits à forte intensité, élaborés à partir des rencontres avec les patients, il permet d'approcher cette clinique de la psychose à travers le regard de l'infirmière.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.