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Pommier Lilas
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782296036581
1984 : une usine de produits chimiques ferme ses portes, laissant sur le carreau une population ouvrière naufragée. Un silence pesant s'installe sur le gigantesque site industriel, où seul reste en activité un cabinet de reclassement. C'est à l'ombre de cette usine qu'a grandi la jeune Lilas, fille d'ouvrier, élevée par une grand-mère arrachée au monde de la paysannerie. C'est ici que va se jouer une tragédie, puisant sa source dans le sentiment d'humiliation attaché au déclassement social, quand à la fierté ouvrière des Trente Glorieuses succède la honte des années de chômage. Dans ce qui fut une florissante usine de production de peinture, la colère ouvrière prend la forme d'un jaillissement de couleurs, et trouve un prolongement inattendu dans les traits fulgurants de la peinture expressionniste. La chute est brutale, et rappelle au visiteur de l'entreprise aujourd'hui désaffectée, que le rouge est d'abord la couleur du sang.
Quand le petit Nèg"est arrivé dans le domaine, personne ne comprenait ce qu'il disait, et il a préféré se taire. Finalement, quand il a raconté comment il avait quitté les Antilles pour atterrir là, en Amérique, et s'enfuir du bateau, ça a réveillé l'histoire de Vieux George, celui qu'on appelait Kojo sur la terre d'Afrique où il était né. Jonas, le tonnelier du domaine, lui, était venu d'Angleterre dans les bagages de son père, avec sa caisse à outils. Dans son atelier, le petit Nèg" allait apprendre à lire et à vivre dignement. Il allait aussi recevoir un métier... et un surnom, son futur nom d'homme libre: Catfish. Sincère et sensible, le récit de la vie de Scipio Catfish est un parcours aventureux vers la liberté, émaillé des portraits de figures hautes en couleurs... Il fallait la plume et les pinceaux de Maurice Pommier pour rendre à ces personnages ce que l'esclavage et l'exploitation leur refusèrent: un visage, une histoire, la mémoire d'une vie digne où s'est réfugiée l'humanité d'un monde inhumain.
Pommier Maurice ; Thers Nicolas ; Clastres Geneviè
Lanhua habite un quartier populaire de Shanghai menacé de destruction. Le récit de ses craintes et de ses espoirs au fil des jours nous fait découvrir la Chine d'aujourd'hui. De nombreux volets à soulever et un superbe dépliant panoramique de quatre pages au milieu du livre. A chaque page, une mine d'informations documentaires (l'école, les fêtes, le bouddhisme...) répondent aux questions des enfants.
La tâche que s'assigne Hans Jonas est double mais se résout dans une seule et même intuition. Il s'agit, d'une part, de montrer que l'ontologie trouve sa vérité à condition de surmonter le dualisme du sujet et de l'objet, et de se défaire définitivement du point de vue de la substance dont celui-ci procède. Il s'agit, d'autre part, de donner un fondement à l'éthique en échappant au risque de subjectivisme. Or c'est en méditant sur la finitude de la vie que l'on pourra, quasiment dans un même geste, non seulement penser authentiquement l'ouverture de l'homme à l'être mais également le devoir qui lui incombe à l'égard du monde. L'ontologie de la vie est la condition d'une anthropologie qui apprend à l'homme ce qu'il est mais aussi ce qu'il doit faire.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.