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La psychanalyse à l'épreuve du sida
Pommier François
AUBIER
14,70 €
Épuisé
EAN :9782700721904
Traiter du sida dans une perspective psychanalytique n'est pas une tentative de dire la mort pour la réduire au silence mais, au contraire, de réaffirmer la vie dans un parcours dont la brièveté, devenue soudain trop aveuglante, tend à occulter la mesure demeurée identique du temps. Non que la question de la mort, celle de l'autre comme la sienne propre, soit absente du travail thérapeutique mené avec un sujet sidéen : au contraire, elle finit ou commence toujours par s'y poser. Pour autant, on ne saurait réduire les répercussions psychologiques du sida à une angoisse de mort qu'il faudrait simplement faire taire, ni assimiler la prise en charge psychothérapeutique de personnes contaminées à une sorte d'accompagnement qui relèverait davantage de soins palliatifs. Comme le montre ici François POMMIER à travers l'exposé de quelques cas cliniques, certains patients séropositifs ou sidéens entreprennent ainsi un véritable travail analytique, dont l'originalité et l'intérêt essentiels résident sans doute, pour les patients, dans le processus de redécouverte qui vient progressivement transcender le parcours annoncé et, pour l'analyste, dans cette obligation qu'engendre la maladie de revoir, à certains moments, les schémas traditionnels. Et si le sida vient alors mettre à l'épreuve la technique psychanalytique, c'est moins parce qu'il signe la proximité d'une mort placée en dépôt, parfois presque en retrait, que parce qu'il n'est lié à aucune structure psychopathologique particulière et introduit d'emblée une extraordinaire confusion des genres, mêlant le somatique et le psychologique, l'intime et l'exposé, le fantasme et la réalité.
Les homosexualités sont-elles encore de nos jours imputables à la perversion ? L'homosexualité constitue-t-elle un obstacle au devenir analyste ? Et lorsqu'elle advient en fin de cure, est-elle une impasse à la conclusion du processus analytique ? Que dire encore des effets de la culture sur les enveloppes formelles des symptômes et du fonctionnement psychique ? L'homoparentalité doit-elle être légalisée ? Comment une institution psychanalytique peut-elle traiter la question de l'homosexualité de ses membres sans risquer de favoriser une résistance communautaire ? On trouvera dans ce numéro, pour la première fois, un état des lieux des homosexualités aujourd'hui, qui devrait permettre d'ouvrir un large débat au sein de la communauté psychanalytique.
Scelles Régine ; Pommier François ; Cadoret Anne ;
L'homoparentalité est ici pensée dans le contexte de l'évolution de la réflexion sur les parentalités, par des psychanalystes, des sociologues et des anthropologues. Quelles sont les préconceptions idéologiques qui entachent certaines analyses concernant ce sujet ? Doit-on parler d'"homoparentalité" ou d'"homoparentalités" ? Quelle place les thérapeutes de couple et les thérapeutes familiaux accordent-ils à cette question dans leurs pratiques ? Quelles théories invoquent-ils et/ou utilisent-ils dans le cadre de celles-ci ?
Kernier Nathalie de ; Pommier François ; Lardrot J
Cette 2èmeédition présente sous la forme de "grandes notions" l'essentiel de ce qu'il faut savoir et retenir en psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent. Illustrée à l'aide de définitions, d'exemples et de cas cliniques, elle constitue un guide pertinent et un support efficace pour la préparation des examens en psychologie clinique et psychopathologie.
La tâche que s'assigne Hans Jonas est double mais se résout dans une seule et même intuition. Il s'agit, d'une part, de montrer que l'ontologie trouve sa vérité à condition de surmonter le dualisme du sujet et de l'objet, et de se défaire définitivement du point de vue de la substance dont celui-ci procède. Il s'agit, d'autre part, de donner un fondement à l'éthique en échappant au risque de subjectivisme. Or c'est en méditant sur la finitude de la vie que l'on pourra, quasiment dans un même geste, non seulement penser authentiquement l'ouverture de l'homme à l'être mais également le devoir qui lui incombe à l'égard du monde. L'ontologie de la vie est la condition d'une anthropologie qui apprend à l'homme ce qu'il est mais aussi ce qu'il doit faire.
« L âge de raison », qui précède « l'âge bête », est vu par Freud comme « la période de latence ». Elle recouvre ces années de 6 à 12 ans d'une importance fondatrice pour le développement de l'enfant, de ses capacités intellectuelles, de ses relations sociales et de sa vie affective. Ce qui est censé être « latent » à cette époque, c'est la sexualité infantile; mais elle ne l'est en fait pas tant que cela: c'est surtout son expression à l'égard des adultes qui s'efface avec ce que Freud appelait « le déclin du complexe d'Oedipe ». La vie psychique y est intense et prépare l'enfant à affronter les orages de l'adolescence, comme en témoignent les textes réunis dans ce volume.
En psychiatrie comme en psychologie clinique, le patient ne se réduit pas à ses symptômes ni à sa maladie qui ne peuvent pas être compris dans leur seule dimension négative et " handicapante " : ils ont un sens au regard de l'histoire du sujet relevant de diverses formes de conflits, de blessures psychiques, de traumatismes et de systèmes défensifs. Les auteurs reprennent ici la description des grands syndromes psychiatriques actuels en leur apportant l'éclairage de la métapsychologie freudienne et postfreudienne ainsi que celui de la psychopathologie psychanalytique et transculturelle d'aujourd'hui, sans ignorer l'apport des neurosciences. Ces approches théoriques de la clinique apparaissent indispensables à une compréhension contemporaine des troubles psychiques et psychiatriques. Elles donnent les moyens de saisir ce qu'aucun scanner ni aucune statistique ne peuvent montrer, à savoir les dynamiques, les conflits et les déchirures psychiques sous-jacents à l'expression de ces troubles.
Quelles traces les expériences ludiques laissent-elles dans la personnalité ? Quelle place le jeu a-t-il dans le travail auprès de tout patient, quel que soit son âge ? Comment et à quelles conditions les caractéristiques ou les ingrédients du jeu (plaisir, humour, surprise, étonnement, métaphore, faire semblant, théâtralisation...) sont-ils utiles dans les pratiques ? Cet ouvrage traite la question du devenir et des traces des expériences ludiques infantiles dans la subjectivité. Les auteurs explorent les enjeux et les fonctions du ludique, chez le bébé, l'enfant, et tout au long de la vie. Ils mettent en évidence la façon dont le jeu est essentiel à la vie et à la croissance mentale. Le "moi ludique" est à la source de la créativité en général, permet d'affronter et de dépasser les tourments, les traumatismes, il est le garant de l'espoir, de la confiance en soi et de la confiance dans le monde. Il est essentiel au travail du parent, comme du soignant, du psychanalyste, de l'éducateur, du pédagogue, de tous ceux qui ont la responsabilité d'aider un autre (ou plusieurs autres) à grandir. Différents contextes psychopathologiques, différentes formes de souffrance psychique, à tous les âges, sont issus d'expériences ludiques infantiles qui ont manqué ou ont été empêchées. Le soin psychique psychanalytique consiste à retrouver les conditions de possibilité du ludique.
Résumé : La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme : désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation.