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François parmi les loups
Politi Marco ; Sfez Samuel
REY
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848764405
En quelques mois, le pape François a brisé l'image d'une Eglise toute puissante et refusé la pompe impériale. Proche des angoisses des hommes et des femmes de notre temps, il ose exprimer tendresse et compassion, ce qui lui donne un rayonnement mondial considérable. Mais au Vatican croissent les résistances à son programme de refondation de l'Eglise : l'impératif d'exemplarité des cardinaux et évêques incités à être "pauvres parmi les pauvres", l'intégration des femmes aux instances de décision, l'approche nouvelle aux divorcés et aux homosexuels, la remise en ordre des finances vaticanes... Une très audacieuse révolution a été initiée, avec beaucoup d'autorité, mais le temps est compté pour ce pape quasi octogénaire. François parmi les loups révèle les dessous du conclave, décrit les nombreuses résistances de la Curie et de l'épiscopat - surtout italien - le combat courageux (et dangereux) du pape contre la mafia, la chasse intraitable à l'argent sale. Tranchant avec les déjà nombreux ouvrages consacrés au nouveau pape, ce livre passionnant, qui se lit comme un roman, porté par une narration puissante et remarquablement documentée, nous plonge au coeur d'un monde secret pour décrire une guerre impitoyable dont l'issue, quelle qu'elle soit, changera l'Eglise du XXIe siècle.
Un voyage passionnant dans les cercles de pouvoir de l'Eglise, où se joue chaque jour une bataille violente qui décidera de l'avenir de cette institution et du monde. "Nous suivrons le chemin de la vérité partout où il nous mènera", promet le pape François. Mais ce combattant sait que de nombreux ennemis guettent le moindre de ses gestes, prêts à attiser le feu de l'opinion publique. Dans cet ouvrage passionnant et extraordinairement bien documenté, Marco Politi raconte la guerre clandestine en cours pour contrer François, le pontife réformateur. Des cardinaux, des prêtres, des bataillons de blogueurs voire récemment le pape émérite Benoit XVI et le cardinal Sarah en cosignant un livre, procèdent à une délégitimation aux échos médiatiques considérables. En face, la mobilisation des partisans de la ligne réformatrice du pape est faible : les évêques et cardinaux favorables désertent la scène, laissant le pontife dans une douloureuse solitude aux avant-postes. En six ans, François a effectué un travail considérable : il s'est rapproché des orthodoxes, des protestants, a ouvert le dialogue avec les musulmans et la Chine, a réconcilié les Etats-Unis et Cuba. Sur les questions de paix, d'environnement ou de justice sociale, le pape François est aujourd'hui une autorité morale mondiale. Mais le contexte international s'est complexifié : l'Amérique de Trump rejette les accords sur le climat et les migrations, deux questions non négociables pour le pontife ; en Italie, le populisme antipapal se déchaîne contre ses positions en faveur des migrants et de leur intégration ; en Europe de l'Est, au Sri Lanka, en Iraq, en Egypte, les catholiques sont pris pour cibles. L'Eglise est minée de l'intérieur par les fléaux de la pédophilie et des abus sexuels, par la question non résolue du rôle des femmes en son sein, par la baisse inquiétante du nombre de vocations. Le jésuite Antonio Spadaro, collaborateur intime de François, analyse : "C'est un pontificat dramatique où les cardinaux attaquent le pape tandis que les athées le soutiennent." Un ouvrage indispensable pour comprendre les enjeux de ce pontificat hors-norme, qui marquera durablement l'histoire de l'Eglise et du monde.
Kourakis Tassos ; Cassir Michel ; Politi Anastassi
Tassos Kourakis sait pertinament bien que la poésie est un levier magique qui peut seconder et précéder l'action politique sans lui être soumise. La poésie se mesure aux dieux de l'Olympe et même à l'image du Dieu unique. Ce paradoxe pour un militant résolument de gauche peut s'expliquer par une culture tissée progressivement à travers l'histoire de la Grèce.
Premier texte complet et engagé sur un sujet explosif Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d'objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au xixe siècle. Dès cette époque, de prestigieuses voix s'élèvent en Europe pour condamner ce que la prétendue "civilisation" inflige à la "barbarie". Victor Hugo "espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée" renverra ses butins. On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l'Afrique subsaharienne. Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l'Etat français n'a pas jugé bon d'évoluer sur cette question, arguant de l'inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu'au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en oeuvre dans un délai de cinq ans de "restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique". Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage, qui reprend le contenu du rapport remis le 23 novembre 2018 au président de la République. Il raconte les spoliations à travers l'histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des oeuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en oeuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle. Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs oeuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l'Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d'histoire partagée et pacifiée.
Né en 1972 au Canada d'un père juif et d'une mère protestante, dès l'âge de quatre ans, Elijah Ary fait des " rêves-souvenirs ", à la suite desquels il cite des personnes, des noms, des lieux précis dans un Tibet lointain. Ces images et propos exceptionnels sont authentifiés par des maîtres bouddhistes et, à l'âge de huit ans, Elijah est reconnu par le Dalaï Lama comme la " renaissance " de l'érudit maître de méditation Guéshé Jatsé. Ces souvenirs seront vérifiés par Elijah lui-même lorsque, vingt-cinq ans plus tard, il effectuera un voyage au Tibet et apprendra des détails de la part de personnes ayant connu son " prédécesseur ". A l'âge de quatorze ans, il part dans un monastère en Inde où il demeure jusqu'à ses vingt ans. Il y suit un apprentissage très rapide de la langue tibétaine, reçoit une formation philosophique et spirituelle de très haut niveau en contexte traditionnel, ainsi qu'une initiation approfondie à la méditation. Il décide ensuite de regagner l'Occident, sur les encouragements du Dalaï Lama, afin de partager ses connaissances, et il intègre Harvard où il obtient un doctorat en sciences des religions. Il est aujourd'hui installé à Paris où il exerce comme psychothérapeute et comme maître de méditation. Son récit offre une plongée dans les complexités d'une époque charnière : celle qui a vu le bouddhisme s'enraciner en Europe et en Amérique. Pris entre plusieurs pays, langues, cultures, religions, Elijah Ary est devenu un " pont " vivant entre Orient et Occident, entre tradition et modernité. Il raconte ici son parcours remarquable, qu'il décrypte en expert du bouddhisme. Ponctuant son propos d'exercices de méditation, il initie le lecteur occidental à cette pratique prisée chez nous. Il éclaire aussi de l'intérieur certains aspects mal compris du bouddhisme : la réincarnation et le phénomène des tulkous, le caractère illusoire de l'ego, la loi du karma ou l'interdépendance universelle. Un témoignage sans précédent sur le vécu intime d'un " enfant-lama ", sur la vie d'un Little Buddha devenu grand.
Le périple bouleversant d'un adolescent migrant à la conquête de sa liberté. Enfant de Bonaloka, un bidonville de la banlieue de Douala au Cameroun, Petit Wat est un jeune homme haut en couleurs, qui fait les quatre cents coups avec ses copains de quartier. Mais le jour où ses parents ne peuvent plus payer sa scolarité, ses perspectives s'écroulent. Sans avenir chez lui, il décide de partir et de prendre la route de l'Europe pour accomplir ses rêves, malgré la douloureuse séparation et les pleurs de son frère. Avec un petit sac troué, une paire de Converse rose et une immense foi en lui-même, Petit Wat découvre la réalité de cette route migratoire avec ses yeux d'adolescent. Il tremble à chaque contrôle, effrayé par les frontières, tandis que les convoyeurs payent les policiers pour passer. Abandonné par un passeur aux portes du Niger, il doit affronter seul ghettos et déserts. Face aux violences et horreurs, il peut compter sur les mains tendues d'inconnus qui l'aident à traverser ces épreuves. Leurs mots, leur courage et leurs prières redonnent de l'humanité à une route qui en manque tant. Arrivé au Maroc, Petit Wat entre rapidement en forêt. Des centaines de jeunes déshérités se regroupent au Gourougou et s'organisent pour affronter le " monstre à trois-têtes " : des barrières massives séparant l'Afrique de l'Europe. Peuvent-ils vraiment vaincre le monstre et faire boza, soit passer en Europe ? Et de l'autre côté, quel sort les attend ? Dans Boza ! , Ulrich Cabrel et Etienne Chambron proposent un nouveau regard sur les réalités migratoires, sans cliché ni bien-pensance. L'entrain et la verve des personnages contrastent avec les enfers qu'ils traversent, offrant à ce texte initiatique une tonalité inattendue. Roman d'aventures du réel, il décrit pourtant l'une des plus violentes tragédies de notre époque. Ce roman présente la singularité d'avoir été co-écrit par un jeune expatrié et son hébergeur solidaire en Bretagne. Il parle de l'accueil et de l'intégration, il en est aussi un résultat - une rencontre des mots et des visions du monde. C'est pour mieux se connaître et se comprendre que Ulrich Cabrel confie à Etienne Chambron le " roman de sa vie ". Ses expressions désopilantes et son regard épicé sur la société française font rire et réfléchir.
Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. L'Histoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré d'Adolf Hitler : parce qu'il est soumis, à l'école, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute - la suite le laisse supposer -, parce qu'il est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans. C'est alors qu'il découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, l'antisémite farouche, est d'abord séduit par l'idée de contrôler le destin d'un de ces êtres qu'il a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui n'exprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul avec sa proie. A la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et qu'elle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte... Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, d'une ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe l'autre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que l'on devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration d'un huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe d'un livre d'une puissance très rare.