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LE PAPIER. 2000 ans d'histoire et de savoir-faire
Polastron Lucien-X
ACTES SUD
60,40 €
Épuisé
EAN :9782743303167
L'ouvrage est une Histoire mondiale du papier. Excepté peut-être le charmant Dard Hunter et son Papermaking de 1943 - encore s'arrêtait-il avant l'âge industriel -, personne n'avait tenté avec autant de détermination de mettre en perspective deux mille ans de fabrication de ce matériau essentiel et quotidien. La longue marche que la fabrication du papier entreprend en Chine, avant le début de notre ère, la conduira dans le monde arabe par la Route de la soie, puis en Occident, où elle ne sera pas acceptée aisément. Tandis que plusieurs pays perpétuent aujourd'hui le savoir ancestral de la confection à la main, deux cents ans d'inventions et de perfectionnements techniques hissent l'industrie papetière au rang de deuxième sphère économique du monde avec des conséquences sociales et écologiques, en proportion avec ce gigantisme, rarement évoquées. Une des originalités de ce travail est de les révéler, en même temps que les perspectives nouvelles qu'elles ont induites, concernant notamment les matières premières. L'histoire du papier est tissée de rêveries aussi bien que des savoir-faire, d'histoire et de technique autant que d'anecdotes curieuses et amusantes. De longues années de recherches et de compilation dans diverses archives mondiales, ainsi qu'une investigation directe et personnelle, expliquent la somme d'informations de première main, dues quelquefois à des méthodes d'aventurier! et le style vécu de cette quête passionnante. Une iconographie en majorité inédite et d'une étonnante variété reflète la richesse parfois insolite des lieux, des époques et des papetiers. Mais c'est également un livre pratique, qui permet de découvrir et de comprendre la différence entre les diverses sortes de papier, d'apprendre à les utiliser, voire à en réaliser.
Résumé : De tous les aspects originaux que revêt la civilisation chinoise, les plus singuliers sont assurément le langage, l'écriture et la peinture, trinité indissociable aux innombrables finalités : communication entre les hommes comme avec l'au-delà, maîtrise du geste, harmonie de l'esprit et du corps, instrument de réussite sociale et de pouvoir, voie cachée de la réalisation de soi, etc. Les caractères chinois sont nés il y a plus de trois mille ans : depuis, la pratique de la calligraphie a connu une telle permanence que son histoire se confond avec l'histoire tout court, et qu'elle a été pour beaucoup, et est encore, à la fois une addiction et une ascèse. Cet art prodigieux du trait graphique et pictural méritait d'être raconté par le menu autrement que pour les fonctions seulement décoratives et distractives, quand ce n'est pas spéculatives, qui lui sont trop souvent réservées aujourd'hui. Cet ouvrage richement illustré nous en livre les principes, en présente les outils et les techniques, en définit les styles, l'arrière-plan spirituel, les contextes historiques et sociaux, et le rôle qu'ont joué les plus grands maîtres. Il est complété par une chronologie, une bibliographie, un index et la localisation des fonds conservant à travers le monde les plus rares calligraphies. Destiné à l'amateur curieux de découvrir le monde des idéogrammes, comme à celui qui cherche à nourrir son savoir et sa pratique, cet ouvrage cerne de près la nature véritable d'un engagement artistique qui mobilise encore aujourd'hui une civilisation tout entière avide de communion avec un passé somptueux en même temps que de jouissances esthétiques renouvelées.
Détruire la bibliothèque est un geste qui remonte à la plus haute Antiquité. Apparus en même temps que les livres, les autodafés semblent se multiplier avec eux: plus il y a d'ouvrages, plus on cherche à les détruire. Considérée comme subversive ou au contraire comme le symbole du pouvoir absolu, la bibliothèque est au centre des crises et des conflits. Bien souvent, elle n'y survit pas. Depuis la Chine des Qing jusqu'aux catastrophes contemporaines, ce livre retrace l'histoire des grandes destructions de bibliothèques. De l'incendie d'Alexandrie à celui de Sarajevo en 1992, en passant par Rome, Ctésiphon, Bagdad, par les méfaits de l'Inquisition, la Révolution française ou la Commune, Lucien X. Polastron déploie une singulière érudition sur ce terrain encore peu exploré. Il mène l'enquête sur les causes du désastre, reconstitue les trésors perdus, part sur les traces des volumes rescapés. Les grands malheurs vécus par les bibliothèques sont peut-être moins graves que les dangers récents: attaque en règle sur le support papier, convoitises pharaoniques sur l'information numérisée... le rêve de la bibliothèque absolue est-il en train de tourner au cauchemar entrevu par Bradbury, Huxley ou Orwell Biographie: Né en 1944, sinisant et arabisant, Lucien X. Polastron est l'auteur de Le Papier, 2000 ans d'histoire (1999), ainsi que de plusieurs ouvrages de référence consacrés à la calligraphie
Présentation de l'éditeur En une ode résolument optimiste, Lucien X. Polastron propose une histoire du livre de sa naissance jusqu'à l'aube de sa dématérialisation. En premier lieu : l'objet. L'évolution de ses différents supports, son adaptation et son expansion, qu'accompagne l'essor de la littérature. L'approche enlevée et pédagogique de ce fin connaisseur du papier fourmille de savoir, de références, et d'anecdotes servies par un vocabulaire ad hoc : ainsi l'apparition des peaux tannées, "C'est ainsi, et pas autrement, qu'il faut entendre les mots de l'évangéliste quand il postule que le verbe s'est fait chair" ; les casses d'imprimerie rangées en "parts de tarte" ; José Corti et ses "non-coupés" que ses successeurs s'empressèrent de renier avec la collection des "Massicotés"... Puis adviennent l'ère numérique et l'obligation d'une nouvelle relation à l'objet, où sont jetées les bases d'une réflexion quant à la destinée de l'écriture face à la "machinalire" glaçante, ignorant la sensualité. Et si l'on jubile de voir le polémiste, farouche et impertinent défenseur du livre papier et de la librairie, brocarder certaines tendances de la modernité - les scripteurs incontinents de tous poils qui, sur Internet, libèrent de la pensée construite pour un "apprentissage superficiel" ; le bon usage de la langue qui se perd dans la presse, et l'appauvrissement littéraire qui en découle - ou qu'il se préoccupe des contingences réelles du monde marchand dans lequel le livre évolue, c'est avant tout pour le rejoindre dans l'idée que "les livres et eux seuls sont les marchepieds de l'esprit libre". Et que c'est dans la confiance laissée au pouvoir de la littérature comme oxygène de l'imaginaire que tiennent l'avenir du livre et la pérennité de la transmission littéraire.
Polastron Lucien-X ; Ouyang Jiaojia ; Dupuy Philip
Résumé : Qui n'a jamais rêvé de tracer, sereinement, d'un seul coup de pinceau les signes étranges et magnifiques de la calligraphie chinoise ? Calligraphier les premiers caractères, c'est aussi s'imprégner des traditions de plus de deux millénaires et maîtriser les techniques de maniement du pinceau. Décomposé en une vingtaine de leçons, l'enseignement de maître Ouyang Jiaojia, calligraphe de Shanghai, est transcrit en termes simples dans cette méthode progressive et très pédagogique. Le style de calligraphie enseigné pas à pas, avec des explications claires et des exercices faciles, est le kaishu (écriture droite et régulière), à partir duquel les styles libres et cursifs peuvent devenir possibles, appuyés en fin d'ouvrage par une sélection d'oeuvres d'artistes contemporains. Entrez dès maintenant dans un monde merveilleux : vous y trouverez tout ce qui fait le plaisir de la peinture mais aussi le trouble plaisant de jouer avec un vocabulaire qui ressemble à un jeu de cubes.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.