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La Grande Numérisation. Y a-t-il une pensée après le papier ?
Polastron Lucien-X
DENOEL
17,25 €
Épuisé
EAN :9782207256695
Entre Google et le nouveau droit d'auteur, voici le livre pris en otage, menacé de pillage et même de disparition. La numérisation de l'écrit est une évidente bénédiction pour l'accès au savoir, mais elle déchaîne les convoitises commerciales et multiplie les barrières juridiques. Perçue comme un immense danger pour les patrimoines culturels, elle suscite de nombreuses réticences politiques, notamment en France, tandis que le bibliothécaire serre les dents et que l'intellectuel regarde ailleurs. Entre faux prophètes et vrais profiteurs, la littérature est-elle réellement menacée ? Risque-t-on l'appauvrissement des ressources culturelles mises à la disposition de chacun ? Va-t-on vers la confiscation par quelques-uns de ce qui appartient à tous ? Le livre en papier est-il mort, et le libraire, et la lecture publique ? Va-t-on voir le non-lucratif réprimé par la loi ? Ou bien, au contraire, la dématérialisation vient-elle à point pour rénover l'écrit, lui offrir d'échapper aux filières qui peuvent étouffer la liberté d'enseigner, de dire, de rêver... Avec lucidité, ces pages dissipent les malentendus accumulés autour de la gigantesque révolution que nous vivons.
Détruire la bibliothèque est un geste qui remonte à la plus haute Antiquité. Les autodafés, apparus en même temps que les livres, se multiplient à proportion du nombre d'ouvrages. Considérée comme subversive ou au contraire comme le symbole du pouvoir absolu, la bibliothèque est au centre des crises et des conflits. Bien souvent, elle n'y survit pas. De l'incendie d'Alexandrie à celui de Sarajevo en 1992, en passant par Rome, Ctésiphon, Bagdad, par les méfaits de l'Inquisition, par la Révolution française ou la Commune, Lucien X. Polastron déploie une singulière érudition sur ce terrain encore peu exploré. Il mène l'enquête sur les causes du désastre, reconstitue les trésors perdus, part sur les traces des volumes rescapés. Attaque en règle contre le support papier, convoitises pharaoniques sur l'information numérisée... les dangers d'aujourd'hui sont-ils pires que les grands malheurs vécus par les bibliothèques? Le rêve de la bibliothèque absolue vire-t-il au cauchemar - celui entrevu par Bradbury, Huxley ou Orwell? Biographie de l'auteur Né en 1944, sinisant et arabisant, Lucien X Polastron est l'auteur de Le Papier, 2000 ans d'histoire et de savoir-faire (1999), ainsi que de plusieurs ouvrages de référence consacrés à la calligraphie.
Résumé : Les techniques traditionnelles mises à la portée du débutant : - Une introduction historique sur la naissance et l'évolution d'une technique de l'image liée au texte et au livre balbutiant, dont l'incroyable sophistication nous fascine aujourd'hui. - Une présentation du matériel et des techniques générales : supports, fournitures, préparations, gestes. - Les explications détaillées de chaque étape pour trois lettres de niveaux de difficulté croissants, à l'aide de commentaires, de conseils et de photos techniques à tous les stades de réalisation : report de la lettrine, dorure, mise en couleurs. - Des exemples d'enluminures. - Des pages de motifs ornementaux pour enluminer les lettres de son choix. Des réalisations d'une grande qualité artistique. Le seul livre abordable sur un art ancestral pour les non-initiés.
Présentation de l'éditeur En une ode résolument optimiste, Lucien X. Polastron propose une histoire du livre de sa naissance jusqu'à l'aube de sa dématérialisation. En premier lieu : l'objet. L'évolution de ses différents supports, son adaptation et son expansion, qu'accompagne l'essor de la littérature. L'approche enlevée et pédagogique de ce fin connaisseur du papier fourmille de savoir, de références, et d'anecdotes servies par un vocabulaire ad hoc : ainsi l'apparition des peaux tannées, "C'est ainsi, et pas autrement, qu'il faut entendre les mots de l'évangéliste quand il postule que le verbe s'est fait chair" ; les casses d'imprimerie rangées en "parts de tarte" ; José Corti et ses "non-coupés" que ses successeurs s'empressèrent de renier avec la collection des "Massicotés"... Puis adviennent l'ère numérique et l'obligation d'une nouvelle relation à l'objet, où sont jetées les bases d'une réflexion quant à la destinée de l'écriture face à la "machinalire" glaçante, ignorant la sensualité. Et si l'on jubile de voir le polémiste, farouche et impertinent défenseur du livre papier et de la librairie, brocarder certaines tendances de la modernité - les scripteurs incontinents de tous poils qui, sur Internet, libèrent de la pensée construite pour un "apprentissage superficiel" ; le bon usage de la langue qui se perd dans la presse, et l'appauvrissement littéraire qui en découle - ou qu'il se préoccupe des contingences réelles du monde marchand dans lequel le livre évolue, c'est avant tout pour le rejoindre dans l'idée que "les livres et eux seuls sont les marchepieds de l'esprit libre". Et que c'est dans la confiance laissée au pouvoir de la littérature comme oxygène de l'imaginaire que tiennent l'avenir du livre et la pérennité de la transmission littéraire.
Lucien X. Polastron l'assure : mieux que l'université, les bibliothèques publiques l'ont pris sous leur aile et formé, de Béziers et Toulouse à Paris et Londres, dans cet ordre ascensionnel, ce qui ne l'a pas empêché d'acquérir, classer et s'entourer de plus ou moins quinze mille volumes, still counting comme on dit à la British Library. Ni de publier Livres en feu. Histoire de la destruction sans fin des bibliothèques, suivi en 2006 de La Grande Numérisation. Y a-t-il une pensée après le papier ? et enfin Une brève histoire de tous les livres. Il n'aurait pas été plus loin si, au fil de ses pérégrinations dans le labyrinthe des catalogues et des rayonnages du monde, il n'avait perçu un chuchotis, le même et de plus en plus appuyé, qui s'avéra le monologue de La Bibliothèque une et indivisible, sorte de génie des lieux souhaitant depuis toujours raconter sa vie plurimillénaire à quelqu'un qui enfin l'écouterait. C'est ainsi qu'il peut maintenant rapporter les souvenirs, fiertés, courroux et sautes d'humour de celle qu'il tient à juste titre pour la meilleure amie du genre humain.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
Résumé : Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.
Résumé : Le récit émouvant de celle qui fut, quinze années durant, la plus proche amie de Piaf. Paris, au sortir de la guerre : une jeune fille de seize ans se balade sur les Champs-Elysées. L'un des Compagnons de la Chanson, qui à l'époque accompagnent Piaf, l'aperçoit et tombe sous le charme de ses yeux verts. Bientôt l'adolescente rencontre la grande chanteuse ? et une belle amitié voit le jour : Edith et Ginou, deux âmes soeurs... Ginou ne sera jamais l'employée, la secrétaire ou la dame de compagnie de Piaf, elle sera tout simplement sa "meilleure amie", comme Edith le lui a écrit au dos d'une photo. Pendant quinze ans, elle vivra son quotidien, ses amis et ses amours, ses douleurs et ses drames. Personne n'a vécu aussi longtemps sous le même toit que Piaf. Personne ne peut mieux la connaître, mieux la comprendre. Tel est le portrait que Ginou brosse pour nous : celui de l'être pur, pudique, qui se cachait derrière la chanteuse mythique. Elle nous raconte son Edith, entre ombre et lumière, celle que personne ne pouvait connaître de façon aussi intime, aussi secrète. Elle nous dévoile la force de vie qui portait Piaf, dans une existence semée de tragédies. On a beaucoup écrit sur "la môme". Ce récit est sans doute le plus vrai et le plus beau.