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LA D OU JE VIENS A DISPARU
Poix Guillaume
19,50 €
Épuisé
EAN :9782072876172
Ca fait deux ans que je ne l'ai pas revu. Sept cent vingt-trois jours pour être précise. Il y a un mois, j'ai reçu une lettre de lui en provenance des Etats-Unis. Il m'indiquait qu'il avait fui notre pays et qu'il travaillait dans une entreprise de bâtiment. Il allait bien, il écrirait de temps en temps, il me souhaitait du calme maintenant qu'on ne se reverrait plus. J'ai brûlé la lettre et j'ai regardé mon fils aîné partir en fumée". Inspiré de faits réels, ce roman choral explore des rêves d'exil, accomplis ou à jamais manqués. D'un continent à l'autre, des familles dispersées affrontent la même incertitude : que transmet-on à ses enfants qu'aucune frontière ne peut effacer ?
Un jour, tandis qu'elle vagabonde sur Internet, une femme découvre l'explication médicale de certains phénomènes mystiques. Commence alors, pour elle qui désire obstinément trouver la foi, un invraisemblable périple. Qui croire, monologue parcouru de différentes voix, explore les ressorts de la croyance et les mécanismes de la crédulité dans une société imprégnée de scepticisme. Dans Lointaine est l'autre rive, quatre personnages traversent une catastrophe humanitaire dont on comprend peu à peu la nature. Au fil d'une construction dramatique captivante, les ravages de cette tragédie collective se dévoilent chez des êtres devenus étrangers à eux-mêmes. Avec ces deux textes, Guillaume Poix s'affirme de nouveau comme un auteur à la dramaturgie multiple et puissante, proposant aux interprètes des partitions de haute volée.
Résumé : "Bien sûr que je voulais faire du cinéma. Je n'entendais pas rester stagiaire. J'avais un plan. J'allais inopinément apparaître dans la nudité de mon être exceptionnel. J'allais me faire repérer. Ainsi, quand la cinéaste arriverait, je me lèverais, elle tournerait la tête vers moi, marquerait un temps d'arrêt (stupeur oblige), je ferais semblant de ne rien noter, exagérant mon naturel, elle me regarderait comme on contemple un phénomène, m'imaginerait instantanément dans son cadre et, sans plus de détour, me proposerait un rôle".
L'Afrique du Sud a longtemps été mise au ban du monde, du fait de l'apartheid. Mais lorsque ce système ségrégationniste a pris fin, Nelson Mandela, le militant devenu président, a oeuvré à la grande réconciliation de la "nation arc-en-ciel ". Malgré cela, une extrême violence continue à régner dans le pays et s'exerce notamment contre les femmes. Parmi elles, les homosexuelles, qui ont pourtant accès au mariage depuis 2006, sont victimes d'une pratique endémique : "le viol correctif", souvent accompagné de torture et de meurtre. Ces actes seraient commis, selon les violeurs, dans une perspective de rééducation, pour remettre leurs victimes dans le "droit chemin". Par une écriture théâtrale de haute tenue, Guillaume Poix plonge dans cette histoire récente : grâce à une structure en flash-back, il montre en parallèle un groupe d'activistes lesbiennes préparant un happening lors de la Coupe du Monde de football de 2010, le parcours de vie de chacune d'entre elles, et le procès d'un de leurs violeurs. Ce texte pour sept actrices mêle la beauté des destins singuliers et la gravité d'un sujet de société, à la manière du drapeau arc-en-ciel, symbole universel de tolérance et de diversité.
Résumé : "Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l'âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s'accrocher à leurs phalanges, les mordre - et puis les avaler". Près du port d'Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la "fouille". Trois jeunes garçons plongés dans les déchets de l'obsolescence industrielle auxquels Guillaume Poix donne une grâce singulière. Ce premier roman captive tant par son style lyrique et son ambition documentaire que par l'humour impitoyable qui interroge les zones troubles du regard occidental.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "