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Le jour où j'ai rencontré ma fille
Poivre d'Arvor Olivier
GRASSET
20,20 €
Épuisé
EAN :9782246806646
C'est votre fille, la petite?Cette scène, cet instant de vie, cette crampe au ventre, cette main de plus en plus moite, ce contrôle d'identité, depuis deux ans, je n'ai jamais vraiment pensé qu'à cela. J'ai répété chaque mouvement, pour chaque circonstance, imaginé chaque refus, celui que subissent toutes celles et tous ceux, porteurs de mauvais papiers, la tête baissée en guise de protestation silencieuse, qu'on voit, non sans gêne ou sans honte, accompagnés par des costauds des épinettes à brassards rouges. Moi, si blanc et si privilégié, j'ai beaucoup appris de l'Afrique; ma vie entre Paris et Lomé, puis Cotonou comme la séparation d'avec Amaal, ma fille, m'ont permis d'éprouver ce que je prenais jusqu'alors pour de la compassion ordinaire. L'injustice croissante faite aux femmes et aux hommes qui ne sont pas nés dans le bon pays, avec le bon passeport, la bonne couleur.S'il est un voyage dans ma vie que je n'oublierai jamais, c'est bien celui-là, avec Amaal, ce Cotonou-Paris du 18 juin 2011, mais plus encore le passage de la frontière, tôt le lendemain matin, à Roissy-Charles-de-Gaulle, terminal F. Jusqu'alors, j'avais allègrement franchi les contrôles de police du monde entier, salué joyeusement les douaniers de tous les pays en brandissant les bons documents. La période avait été rude sur le plan politique. Le Président, Nicolas Sarkozy, avec son calamiteux discours de Grenoble à l'été 2010, et ses ministres de l'Intérieur, calculettes à la main et champions de la reconduite musclée, en rajoutaient à loisir avec leur politique du chiffre; on avait déjà beaucoup écrit sur le sujet, mais notre époque voulait cela aussi, la peur, la crise, le chômage, la perte d'influence, en France comme en Europe. Un sacré repli sur soi, la recherche de l'identité nationale... Et des barrières, un peu partout pour rester dans la grande famille des Européens de souche aux origines chrétiennes. Mais avant de sauver le monde et/ou de voter aux prochaines élections présidentielles, il faut bien avouer que j'étais alors surtout préoccupé par mes petites affaires intimes. Les labos, les toubibs m'avaient accaparé un temps, je m'étais vaillamment soumis aux services sociaux, aux psys, aux associations, aux consulats, aux tribunaux, à toutes les administrations de France et du Togo. Ne restait plus maintenant, les yeux un peu chiffonnés, une grosse valise vert kaki à traîner derrière moi, ma petite Amaal fermement tenue dans l'autre main, qu'à faire la queue dans la file Union européenne et à franchir la frontière pour rentrer chez nous à Paris. Mais après ce que j'avais enduré, toute cette attente, ces découragements, ces vexations, ce sentiment que je n'y parviendrais jamais, la dernière étape de ce long cheminement m'apparaissait comme la plus difficile à affronter.Deux ans en effet que je rumine ce qui, selon les jours, s'appelle évasion, exfiltration, échappée belle, ou, dans le meilleur des cas, entrée sur le territoire français. Deux ans que, riche de mon seul désespoir et fort d'une énergie à tout casser, j'échafaude de savants détournements de la loi. J'ai tout tenté en théorie, tout monnayé en rêve: passeports de complaisance, déclarations a posteriori d'état civil, reconstitutions d'identité, petits avions affrétés pour contourner des formalités douanières... La frontière entre l'homme honnête et le délinquant tient toujours à peu de chose: tous les deux sont persuadés d'user d'un droit pour sauver leur peau.
Il s?agit d?un court essai sur la diffusion de la culture française, le marché culturel mondial et la manière dont la révolution digitale est en train d?en bouleverser les règles. Face à la position hégémonique des Américains et à un affaiblissement du rayonnement de notre culture, il est plus que nécessaire d?agir pour ne pas connaître une absortion totale. Le propos de l?auteur est argumenté, éclairé et passionnant, car il s?appuie sur une connaissance approfondie des mécanismes de diffusion de la culture française hors des frontières. Ainsi, il évalue de manière précise le recul de notre présence à l?étranger et le fossé qui sépare désormais l?hexagone de la méga puissance américaine. Sa présentation de la révolution digitale est édifiante. Elle nous fait prendre la mesure du retard de la France sur les Etats-Unis, et notamment de la Silicon Valley où s?épanouit la puissante industrie du numérique. Une telle concentration, un tel monopole commercial sont sidérants: non seulement les Etats-Unis possèdent et maîtrisent les outils du « hardware » et du « software », mais ils contrôlent Internet et ont développé des sites incontournables: Yahoo, Google, Facebook, Amazon, Twitter, YouTube, iTunes? A partir de ce constat sans appel, Olivier Poivre d?Arvor réaffirme donc la nécessité pour les éditeurs français de bien négocier le virage du numérique, de se battre contre les monopoles de sites spécialisés dans la vente de livres électroniques, de défendre le copyright et lamaîtrise du prix du livre. Avec ce texte vif, Olivier Poivre d?Arvor intervient dans le débat sur l?avenir du livre et plus largement celui de la culture française. Son engagement est tranché, net, et il fait valoir un point de vue spécifiquement français à l?heure où l?on serait tenté de croire que le problème doit se penser de manière globale, ce qui est à ses yeux une illusion. C?est donc aussi pour lui l?occasion de réaffirmer la spécificité de notre pays, de son rapport privilégié à la chose écrite et de repenser une notion qui, il y a quelques années fit polémique, la fameuse « exception culturelle française ».
Résumé : Si les noms, parce qu'ils sont l'asile des rêves, sont les aimants du désir, comme l'écrivait Marcel Proust, alors le nom d'Alexandrie est le mien, s'exclame Olivier Poivre d'Arvor dans une magnifique déclara- tion d'amour à la cité d'élection de grands conquérants, artistes et écrivains. Ses liens avec Lawrence Durrell et ses débuts dans la diplomatie le conduisirent presque par hasard dans cette seconde capitale d'Egypte, ville éblouissante de l'Antiquité, cité cosmopolite dans la première partie du siècle passé, grand port de la Méditerranée aujourd'hui. De son lien intime tissé avec elle, Olivier Poivre d'Arvor tire un récit romanesque attachant et sensuel, entre flânerie nostalgique et ode vibrante à son charme vénéneux. Olivier Poivre d'Arvor, philosophe de formation, romancier et essayiste, a dirigé la chaîne France Culture. Diplomate en poste à Alexandrie, Prague et Londres, ancien ambassadeur de France en Tunisie, il est aujourd'hui président du Musée national de la Marine. Parmi ses nombreux ouvrages publiés, il obtient en 2008 le Prix Renaudot des lycéens pour son roman Le Voyage du fils, aux éditions Grasset. Il est aussi l' auteur remarqué de Le Jour où j'ai rencontré ma fille, (Grasset, 2013) ainsi que de plusieurs ouvrages consacrés à l'aventure maritime, publiés avec Patrick Poivre d'Arvor et regroupés dans L'Odyssée des Marins, (Robert Laffont, Bouquins, 2015).
Au départ de ce roman, un fait divers bien réel: une Chinoise s?est défenestrée à Paris pour échapper à une descente de police ? qui, d?ailleurs, ne la visait en rien? De cette tragédie, Olivier Poivre d?Arvor a tiré un roman très original, émouvant, plein de rebondissements et de surprises? En effet, devant ce drame de la Chinoise défenestrée, l?opinion s?est émue et a organisé le voyage de Fan Wen Dong, son propre fils âgé d?une vingtaine d?années. Ce garçon sensible et poétique, à peine débarqué de sa ville de Fushun, va donc passer quelques jours à Paris avant de repartir en Chine avec les cendres de sa mère? Le roman que nous lisons s?inscrit, très exactement, dans cette semaine où s?entremêlent plusieurs trames de destins. Il y a là une femme ? qui, précisément, réalise un film sur Marguerite Duras et qui rencontre « l?amant » chinois par hasard, à la faveur d?un accident de voiture. Il y a aussi un militant des droits de l?homme, un certain Schwartz, qui semble considérer Fan Wen Dong comme son fils? Ce Voyage du fils tisse, en brefs chapitres, une étrange histoire d?amours, de solitudes, de rencontres intenses. Olivier Poivre d?Arvor y raconte l?impossible face-à-face de la Chine et de l?Occident, du nanti et du démuni, de l?exilé et de son hôte?
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.