La collection "Chroniques muséales" permet de partager les opinions et les pensées de compagnons qui ont marqué le musée de leur passage. Dans ce premier volume sont rassemblés un acteur et un psychanalyste dont les textes sont autant de traces des rencontres qui se sont jouées au mac / val. Denis Podalydès, avec "Dans le blanc du musée", raconte, dans toute sa subjectivité, sa posture muséale, son rapport aux lieux dédiés aux arts et nous invite à la visite, à sa visite. Un texte pour penser cette étrange activité: finalement, comment visite-t-on un musée? Gérard Wajcman, lui, avec "De l'objet du siècle au siècle de l'objet", refait un tour sur son texte publié en 1998, "L'objet.du siècle", et réinterroge l'histoire, le contexte, pour reformuler une pensée du monde, de l'art et du signe. Surtout du signe, ici et maintenant. Au XXIe siècle, après le pop, les révolutions et le rock'n'roll, que reste-t-il? Le constat est rude mais n'est pas amer. Ici et maintenant, nous dit Gérard Wajcman, l'objet / l'art / l'argent I les marchandises ont fait exploser les frontières d'un marché économique où les valeurs se mélangent. Les "Chroniques muséales" sont donc bel et bien des bribes d'une histoire de la pensée en acte au mac / val, et des réjouissances produites par la présence et le regard différent de ces associés d'un moment.
Résumé : Denis Podalydès convie les voix familières de ses grands-parents, parents et frères, celles de ses professeurs et des camarades, celles des acteurs qui l'ont marqué. Pour faire de cet autoportrait le récit de formation d'un comédien, qui fait vivre la voix des autres. Drôle et tendre, Denis Podalydès se raconte dans un autoportrait sensible où résonnent les voix qui ont formé son goût de la lecture.
Émouvants, cocasses, ironiques, drôles, mélancoliques, intimes, professionnels, amoureux... Éclats de vie, les souvenirs de Denis Podalydès sont multiples et composent, mis bout à bout, un portrait étonnant.De l'enfance à l'âge adulte, de la librairie de sa grand-mère au bureau d'un ministre de la Culture, des vacances en Bretagne à l'appartement familial versaillais, de Jacques Higelin à Michel Leiris, de Corneille à Maurice Pialat... Denis Podalydès raconte, avec truculence ou à mots feutrés, des moments clés de son existence, parlant avec jubilation de son travail de comédien.C'est l'amour de la langue, des écrivains, de la littérature et du théâtre qui, depuis toujours, l'a guidé, nourri et construit. C'est le plaisir des mots qu'il partage ici, avec un indéniable talent de conteur.
Résumé : "Le quatre centième anniversaire de la mort de Molière a donné lieu à quantité de publications, de représentations, de manifestations diverses pendant un an. J'ai rédigé des préfaces et des notes personnelles, répondu à des journalistes, joué Orgon dans Tartuffe et repris deux mises en scène des Fourberies de Scapin et du Bourgeois gentilhomme. J'appartiens à la Comédie-Française dont Molière est le saint patron, l'emblème et l'apanage. Ma fréquentation de l'oeuvre s'est finalement à peine intensifiée cette année-là en regard des années précédentes, mais la publicité générale que produit une commémoration m'a fait réfléchir, a suscité des questions dont ce livre est le résultat, la collection, le prolongement. Il est fait aussi et surtout du goût, de l'appétit, du besoin presque buccal que j'ai de Molière". Denis Podalydès Un auteur classique doit être considéré comme un "contemporain, neuf, pertinent et subversif, mais aussi fragile, difficile et discutable" . Telle est l'ambition de celui pour qui Molière fut la "porte d'entrée du théâtre" : créer une mémoire active de ses oeuvres littéraires, "trouver la beauté nouvelle et l'énergie actuelle qu'elles contiennent pour peu qu'on y travaille avec un esprit libre et des forces vives" .
Derrière le rideau rouge et dans les coulisses, toute une vie. De l?exaltation, des bonheurs et de la passion dans le travail. Mais aussi des moments d?angoisse, d?incertitude, des ratés, de l?ennui parfois. Avec lucidité et autodérision, Denis Podalydès croque quelques scènes ordinaires de son quotidien extraordinaire de sociétaire de la Comédie-Française. L?acteur apparaît dans tous ses états.Né en 1963 à Versailles, Denis Podalydès est sociétaire de la Comédie-Française. Au cinéma, il a joué dans Le Mystère de la chambre jaune (2004) et a incarné Nicolas Sarkozy dans La Conquête en 2011. Scènes de la vie d?acteur a été adapté au théâtre par Scali Delpeyrat.« Denis Podalydès parle de son métier avec une plume fort talentueuse, un sens de la formule qui n?est jamais vain, et fait montre d?une intelligence rare, d?un sens de l?analyse, d?une cruauté amusée ? à l?égard de ses congénères ou de lui-même ? et d?un sens de la distance aussi passionnant qu?inquiétant. »Les Inrockuptibles
George et Lydia sont des parents aimants, mais souvent absents. Ils gâtent Peter et Wendy, leurs enfants, en leur offrant une salle de jeux high-tech. Cet espace entièrement vide, conçu par des psychiatres de haut vol, autorise l'imaginaire à faire exister virtuellement toute pensée. La salle de jeux, aux pouvoirs illimités, permet à Peter et Wendy de donner naissance dans la maison à leurs rêves les plus inavouables...
Brugère Fabienne ; Bush Kate ; Lamy Franck ; Le Bl
Melanie Manchot. Open Ended Now Textes : Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc, Kate Bush, Maeve Connolly, Florian Gaité, Frank Lamy, Ellen Mara de Wachter, Sibylle Omlin 208 pages Trilingue français-anglais-allemand 150 reproductions Format : 28, 5 x 22, 5 cm Relié Graphisme : A Practice for Everyday Life Editions du MAC VAL En coédition avec Pasquart Kunsthaus Centre d'art ISBN : 978-2-900450-02-4 Parution : 9 novembre 2018 25 euros Compagne de route du MAC VAL depuis l'ouverture du musée, Melanie Manchot a participé à des expositions collectives ("Emporte-moi" , "Let's Dance" , "Situations" , "Tous, des sang-mêlés"). Elle a participé également aux Nuits Blanches-Paris en 2009 et 2011 à l'invitation d'Alexia Fabre et Frank Lamy. C'est donc très naturellement que l'idée d'une exposition monographique est née afin de prolonger cette proximité. Melanie Manchot est née en Allemagne en 1966 et vit et travaille à Londres. Son oeuvre articule des réflexions aiguës autour des relations entre individus et collectifs. Comment se crée une communauté ? Quelles tensions entre espace public et intimité ? Elle met en place des situations, des dispositifs à produire des images (fixes ou animées) dans la grande tradition du portrait de groupe. Femmes bengalies photographiées à l'université de Cambridge (The Ladies, 2017), dormeurs surpris dans l'espace public de Mexico (Dreamcollector, 2008), inconnus moscovites bravant une loi interdisant tout rassemblement (Groups + Locations, 2004), habitants d'une rue de l'East End londonien réunis autour d'un moment festif (Celebration (Cyprus Street), 2010), danseurs dans les nuits parisienne et londonienne (Dance (All Night, Paris), 2011 et Dance (All Night, London), 2017), parkoureurs redessinant la ville de Newcastle (Tracer, 2013), videurs de boîtes de nuit à Ibiza se mettant à nu (Security, 2005), jeune femme entre 11 et 18 ans (11/18, 2015), collecte de baisers (For a moment between strangers, 2001), théories d'enfants défilant dans les rues de Hambourg (Walk (Square), 2011)... Ces oeuvres s'élaborent à partir de rencontres, des communautés de hasard ou de circonstances qu'elle orchestre et met en scène. Programmées ou impromptues, ces situations observées ou bien construites laissent une place active à l'Autre, aux modèles donc, dans la construction des images. Sous le titre "Open Ended Now" sont réunies des oeuvres de 2001 à 2018 dans une scénographie ouverte où chaque projet déroule son propre espace favorisant ainsi une approche à la fois globale et focalisée. Riche de nombreuses contributions, en coédition avec le centre d'art Pasquart, qui présentera une exposition de l'artiste au printemps 2019, le catalogue, première publication de l'artiste en France, documentera toutes les oeuvres présentées dans les deux lieux. Exposition au MAC VAL : 16 octobre 2018-24 février 2019
Cet essai monographique est le premier à s'attacher à l'ensemble du parcours de Nil Yalter, artiste franco-turque née en 1938. L'analyse détaillée de la quarantaine de projets multimédia (1958-2018), résultat de vingt années de compagnonnage entre l'artiste et l'auteure, les situe dans leurs contextes culturel, politique et social. Fabienne Dumont s'attache aux tout premiers débuts de l'artiste en Turquie, en tant que peintre abstraite, puis à son arrivée à Paris avec un passage vers une peinture constructiviste, avant la rupture de 1972 et le basculement vers des projets sociocritiques. L'influence de l'ethnographie et des événements politiques et sociaux devient centrale, et les oeuvres s'ancrent dans des lieux particuliers, liés à l'histoire des immigrations des années 1970-1980 en France, à l'histoire ouvrière des usines, mêlant les croyances des protagonistes aux luttes concrètes pour améliorer leurs conditions de vie. Associant vidéo, dessin, texte, collage de matériaux, photographie argentique et Polaroid, Nil Yalter investit un champ nouveau avec une perspective féministe et marxiste.