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Manger de la chair
PRADEAU J-F.
PUF
13,00 €
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EAN :9782130858416
Manger de la chair est une conférence en deux parties que le philosophe platonicien Plutarque mène comme un virulent réquisitoire contre une habitude alimentaire aussi malsaine que fâcheuse moralement : notre consommation de viande nous pousse à tuer des animaux sans véritable nécessité et à nous faire du tort à nous-mêmes, en adoptant un régime d'excès qui ne fait qu'exciter notre goût du sang. Pour en finir avec le carnage, pour être enfin pleinement humains, Plutarque en appelle à notre " philanthropie ", dont il fait une vertu de douceur et de justice. La nourriture que la terre offre à nos cultures est à ses yeux le premier remède contre la sauvagerie dont nous sommes capables. Avec Manger de la chair, le philosophe grec défend des arguments qui n'ont rien perdu de leur actualité tant ils sont au coeur des débats sur l'alimentation carnée et le végétarisme.
Le livre Bêta de la Métaphysique examine une quinzaine d'apories consacrées à la science première, à la réalité, à l'être, aux principes qui constituent toutes choses. Ce sont des difficultés, dont Aristote soutient que l'on ne pourra philosopher convenablement, selon les termes du programme qu'il a établi dans le livre Alpha, qu'en les examinant minutieusement. Non pas simplement en leur apportant une réponse, comme d'autres ont pu le faire avant lui, mais en étudiant la manière dont des penseurs ont abordé ces difficultés et dont ils en ont fait des problèmes, avec plus ou moins de succès. La philosophie, montre Aristote en faisant dialoguer et se confronter des opinions philosophiques opposées, trouve son excellence dans son aptitude à poser les bonnes questions et à forger les problèmes à même de satisfaire le désir de connaissance qui est le propre de notre nature.
Métaphysique. Alpha, est le premier des quatorze livres d'Aristote réunis sous le titre de Métaphysique par le péripatéticien Andronicus de Rhodes au Ier siècle avant J.-C. Il est à redécouvrir dans cette traduction inédite de Jean-François Pradeau, véritable événement éditorial et philosophique. "Tous les hommes désirent par nature connaître." écrit Aristote en ouverture de cette oeuvre fondatrice qui se présente comme une introduction générale à l'étude de la science qu'il nomme "la philosophie première". Aristote s'attache à définir et hiérarchiser les différents domaines de la connaissance : le savoir empirique, la capacité technique et la science. La connaissance première pour Aristote est celle de la sagesse car les spéculations philosophiques, qui ont pour origines l'étonnement et l'admiration et sont à elles-mêmes leur propre fin, constituent la seule science véritablement libre. Ce texte constitue également la toute première histoire de la philosophie occidentale, de Thalès à Platon.
L'éthique et la politique platoniciennes ont en commun deux objets homogènes : l'âme et la cité. L'âme, qui est l'agent moral, est le sujet de l'éthique, quand la cité est le véritable sujet de la perfection politique que conçoit Platon. Âme et cité sont ici étudiées conjointement : l'examen que mène Platon de la constitution politique, de l'exercice du pouvoir et de la législation est en effet toujours conduit avec celui des facultés de l'âme et des désirs qui la traversent. La cité s'institue en même temps qu'elle éduque les âmes, et si les âmes sont dans la cité, la cité est une réalité animée, sujet d'une pensée commune. Dès lors, c'est dans la " communauté des affections " que la cité peut trouver son unité et s'arracher enfin à la diversité des opinions qui afflige l'âge démocratique. Et c'est en liant ainsi la politique de Platon et sa psychologie qu'on peut le mieux comprendre cette première, la découvrant par là même sous un jour nouveau.
Au tournant des Ve et IVe siècles avant J.-C., Athènes est le théâtre d'un débat civique et intellectuel d'une vivacité et d'une richesse extraordinaires. L'affrontement des philosophes et des sophistes y occupe une place considérable. Les sophistes (c'est-à-dire les savants ") se prononcent sur les fins de la vie humaine, l'enseignement de la vertu, le rôle de la cité, ses institutions et sa législation. Ces pédagogues, attentifs à la maîtrise du discours, devinrent, selon le mot de Hegel, les" maîtres de la Grèce ". Parmi les grandes figures intellectuelles de la démocratie athénienne, Protagoras, Gorgias, Antiphon, Prodicos ou encore Hippias sont les principaux représentants d'un mouvement culturel novateur, qui ne prit pas la forme d'une école, mais qui montre une véritable cohérence. Quelle a été leur contribution à la tradition philosophique grecque? Furent-ils les" pseudo-philosophes "que décriaient leurs contemporains les plus hostiles, au premier rang desquels Platon, les o anti-philosophes" salués comme tels par les Modernes, ou bien des "alter-philosophes", savants originaux et atypiques? Les oeuvres des sophistes, comme la plupart des écrits savants antérieurs à Platon, ne nous sont connues que par les citations qu'en ont données des auteurs postérieurs. Tous ces u fragments "sont ici rassemblés et présentés."
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.