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Défense et colonies dans le monde atlantique. XVe-XXe siècle
Plouviez David
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753534674
Dans une perspective diachronique et transnationale, il s?agit de proposer une nouvelle lecture de la place et du rôle des colonies dans les systèmes de défense des principales puissances impériales. Territoires plus ou moins éloignés de la métropole, pièces maîtresses dans la politique économique et de domination des puissances impériales, les colonies ont bénéficié d?un investissement stratégique pour les protéger d?incursions ennemis ou, le cas échéant, de servir de poste avancé à l?action militaire. Dans ce contexte, ces espaces n?ont donc pas été uniquement de simples remparts opposés à une puissance étrangère mais également des bases, ou des relais, pour mondialiser les conflits. Par ailleurs, dès lors que les colonies ont pu être des points d?appuis pour étendre la guerre aux confins du monde, ce furent elles-mêmes des territoires soumis aux opérations militaires.
André Tosel, décédé en mars 2017, était un philosophe engagé, attaché tout au long de son existence à faire vivre un marxisme critique puisant notamment dans le meilleur de la tradition italienne de ce courant de pensée ; il fut l'un des rares français à introduire et discuter les oeuvres majeures d'A. Labriola et surtout d'A. Gramsci, ainsi par ailleurs que celles de Vico dont il fut un fin connaisseur. Il consacra sa thèse de doctorat d'état aux rapports entre religion, politique et philosophie chez Spinoza et contribua de façon décisive à de nouvelles lectures du philosophe en le mettant en miroir de Marx. Professeur de philosophie des universités de Besançon, Franche Comté, de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de Nice Sophia-Antipolis, dans lesquelles il occupa de nombreuses fonctions de directions administratives et scientifiques, il était un homme de collectif attaché à faire vivre le savoir, s'engageant dans la vie universitaire et politique, contribuant également de manière décisive au lancement et à l'animation de la revue Actuel Marx. Passionné par l'évolution des pensées contemporaines, il intervenait régulièrement dans des débats d'actualité, sous la forme de contributions dans L'Humanité ou dans des ouvrages destinés à un public large, tout particulièrement dans la dernière période sur les questions de sécularisation, de laïcité et de religion. Cet ouvrage entend lui rendre hommage en abordant les différentes facettes de son oeuvre, traversant un demi-siècle de vie intellectuelle.
La recherche en histoire maritime et navale a connu un renouvellement de grande ampleur à partir des années 1970, et parmi les chantiers les plus novateurs figure celui des marines de guerre. Martine Acerra a apporté une contribution fondamentale à cette rupture historiographique permettant, avec d'autres chercheurs, de rompre avec une lecture nationale, voire nationaliste, de l'histoire des flottes européennes forgée essentiellement au XIXe siècle et très peu révisée depuis. D'une histoire articulée autour des grandes batailles et des figures héroïques, un puissant mouvement s'est engagé pour appréhender les enjeux politiques, économiques, sociaux, techniques et culturels de la construction et de l'entretien des marines de guerre. Si l'histoire universitaire a bénéficié de ce recentrement thématique, cette nouvelle façon d'appréhender la mer a également permis d'accompagner la patrimonialisation des héritages maritimes qui débute à la même période. Aussi, tout en rendant hommage à l'apport de Martine Acerra, cet ouvrage a l'ambition de montrer la vitalité de l'histoire maritime et navale qui poursuit sa mue épistémologique et thématique à travers l'ouverture de nouveaux chantiers.
C'est en s'opposant aux prénotions du sens commun et aux abstractions de la philosophie qu'Emile Durkheim fonde la sociologie dans sa rigueur scientifique. Pour autant, il n'invente pas un nouveau langage. Au contraire, il infléchit et renouvelle le sens des concepts existants afin de constituer le vocabulaire spécifique d'une nouvelle science qui apporte une résolution inédite aux problèmes classiques de la philosophie. C'est ce déplacement propre aux concepts durkheimiens que ce Vocabulaire a pour ambition de détailler. Au regard de sa postérité, la réforme durkheimienne du langage a réussi. Repris et discuté par l'école durkheimienne (Mauss, Halbwachs, Lévy-Bruhl...), réapproprié par les grands courants des sciences sociales au XXe siècle (Lévi-Strauss, Parsons, Goffman, Bourdieu...), le vocabulaire de Durkheim s'est institutionnalisé au point de constituer, aujourd'hui encore, le lexique fondamental de la sociologie. Revenir aux textes en parcourant les interprétations successives qui en ont été données, tel est le second objectif de ce Vocabulaire de Durkheim. Ce Vocabulaire entend être un guide destiné au lecteur de Durkheim, qu'il soit philosophe ou sociologue, néophyte ou averti.
Résumé : Le huitième volume de Droit et Philosophie comprend les actes du colloque que l'Institut Villey a organisé en octobre 2014 en hommage à Michel Villey, pour le centenaire de sa naissance. Il contient également les actes du cycle de conférences données par Benoît Frydman dans le cadre de la Chaire Villey 2015, intitulé "Les métamorphoses d'Antigone". Un article de Véronique Champeil-Desplats sur la question du rapport du positivisme aux droits de l'homme au prisme des conceptions de Kelsen et Bobbio complète cette publication.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour