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Lettres à Paul de Tarse. L?homme du scandale
Plettner Claude
CERF
17,60 €
Épuisé
EAN :9782204126496
Sur Paul de Tarse, les avis divergent. Tantôt précurseur génial à l'inventivité inouïe, pourfendeur des identités fermées et des communautarismes : celui sans qui le christianisme serait sans doute devenu une secte. Et tantôt fanatique, misogyne, antisémite, doctrinaire, Père-la-morale... Bref, l'homme de tous les scandales ! Pour faire la part des choses et aller à la rencontre neuve de son énigme, j'ai choisi de lui écrire. Personnellement. Histoire de lui dire mon admiration et nia perplexité. Des zones d'ombre traversent sa biographie : autant d'invitations à le lire entre les lignes. Son monde est loin de nous. Et si proche étonnamment. Paul est l'inventeur d'une langue devenue pour beaucoup lettre morte. Lui écrire est aussi une façon de réduire la distance entre son langage et le nôtre. Je tente d'échanger nos mots, de jeter les miens dans les siens. Ces lettres, en réponse aux siennes, sont un exercice de recréation."
Résumé : Il y a souvent, dans un recoin d'un coeur d'enfant, une peine inconsolable, une blessure secrète qui ne cicatrisera pas chez l'adulte. "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" , a écrit l'écrivain suédois Stig Dagerman. Dans ce livre émouvant, intime et pudique, Claude Plettner explore les peines indicibles, les gouffres de douleurs insondables. S'il y a des événements douloureux qui frappent et marquent à tout jamais, certains nous engendrent à la vie. Se délester de ce qui ne peut se dissoudre, c'est vivre avec le poids mort qu'il faut traîner. C'est aussi traverser un rideau de larmes pour se mettre à l'écoute du désir puissant et audacieux. Seul et désolé, il faut encore se mettre à l'écoute de la source vitale d'une vie qui passe les ravins de la mort. Alors, au coeur de l'inconsolation s'impose la paix, et peut-être même la joie.
La Suisse n'est pas si rétive aux réformes qu'on veut bien le dire. Le peuple l'a démontré en 2004 en approuvant à 65% une révision globale du système de péréquation financière entre Etat central, cantons et communes, sans oublier d'autres niveaux de pouvoir qui se dessinent. Une loi va traduire ces nouveaux principes dans la pratique. Hélas, le lien fédéral n'a été considéré que par la lorgnette des revenus et des dépenses. Quatre professeurs de l'Université de Bâle, salués ici par un politologue romand, élargissent par ce livre 1a vision du fédéralisme, ouvrant un grand débat de fond sur le passé, 1e fonctionnement actuel et l'avenir des institutions helvétiques. Ils présentent les découpages et regroupements concevables dans la multiplicité des collectivités, des territoires et des droits démocratiques. Il est devenu urgent de faire face à l'urbanisation, aux régions métropolitaines, aux pressions de la mondialisation. L'approche est tour à tour historique, juridique, politique et économique. Ainsi les auteurs dégagent-ils avec clarté et non sans confiance les problèmes-clés devant lesquels les pouvoirs publics et les citoyens ne doivent plus se dérober.
Résumé : S'adresser à Thérèse d'Avila à travers des lettres fictives c'est se donner un accès vivant à une figure majeure de la spiritualité chrétienne. C'est retrouver sa force d'innovation dans une Eglise en crise et redécouvrir l'actualité brûlante de sa vie et de ses mots.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
Résumé : Les textes gnostiques anciens n'étaient accessibles qu'à travers les citations des Pères de l'Église acharnés à les combattre, quand, en 1945, on découvrit à Nag Hammadi (Haute-Égypte) douze livres reliés en cuir et plusieurs feuillets d'un treizième : toute une bibliothèque gnostique sur papyrus, en traduction copte, qui procurait enfin la rédaction complète de plusieurs écrits discutés par les philosophes néoplatoniciens et les hérésiologues chrétiens, comme l'Évangile de vérité, attribué à Valentin, le Livre des secrets de Jean, ou le célèbre Évangile de Thomas. La Pléiade propose la première traduction française intégrale de cette bibliothèque, complétée par les textes, en partie parallèles, du manuscrit de Berlin. De genres très divers (apocalypses, évangiles et actes apocryphes, dialogues de révélation, homélies, rituels initiatiques, etc.), ces écrits relèvent de plusieurs courants. Polymorphe par essence, le gnosticisme n'a jamais constitué une religion institutionnelle. Qu'est-ce que la gnose dont se réclament les gnostiques ? C'est le pouvoir pour l'homme de recouvrer ce qu'il y a en lui de divin. La voie qui mène à cette connaissance passe à la fois par la tradition authentique des grands ancêtres, gratifiés de révélations secrètes, et par l'intuition spirituelle de chacun. Exploration de la conscience et quête des livres disparus sont les deux faces indissociables d'une même remontée vers l'être. Se connaître soi-même, c'est aussi bien connaître Dieu et le chemin de l'ascension, inverse de la déchéance d'ici-bas. La disparition des communautés gnostiques n'a pas entraîné celle de l'idée même de gnose : au seuil du XXIe siècle, le rêve d'une connaissance totale et rédemptrice de la destinée humaine continue de hanter nos contemporains.
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.