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Les mots volés
Plenel Edwy
FOLIO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782070405824
Dans le "cabinet noir" de Mitterrand Le genre. Correspondances secrètes, notes des services de renseignements... l'auteur, directeur de la rédaction du Monde, suit à la trace la mystérieuse équipe chargée de protéger les secrets de François Mitterrand. Le thème. L'ancien président avait deux grands secrets: son cancer, dont il apprit l'existence au début de son premier mandat présidentiel, et sa fille, Mazarine. Pour les protéger, et aussi pour contrôler de près certains dossiers sensibles, il créa à ses côtés une sorte de "cabinet noir" flanqué d'une petite troupe d'élite. Au-delà de l'enquête, la blessure d'un journaliste qui fut lui-même l'objet de ces investigations détaillées jusqu'à l'absurde. La citation. "En optant pour la dissimulation, il avait, au choix, étatisé son intimité ou privatisé sa fonction. Désormais, le corps (la maladie) et le coeur (les familles) du Prince relevaient de la raison d'Etat. Public et privé s'enchevêtraient et s'embrouillaient à mesure qu'il utilisait le pouvoir que lui avait confié le pays pour s'émanciper des règles communes." --Françoise de Fouchécour--
Résumé : A travers une réflexion sur la valeur de l'information, aujourd'hui mise à mal, Edwy Plenel retrace les grandes affaires révélées par Mediapart et revient sur ses principes fondamentaux. Son but ? Imposer dans l'espace public les sujets délaissés et contestés, de la fraude fiscale au harcèlement sexuel, en passant par la corruption et les discriminations. Une fois de plus, Edwy Plenel affirme son engagement en faveur du journalisme et défend les valeurs d'une presse libre et indépendante.
Résumé : C'est un livre autour de la guerre du Kosovo. C'est aussi un voyage en compagnie de Charles Péguy et une dispute avec Régis Debray. C'est également un essai sur une génération, issue de Mai 68 et de ses promesses. C'est enfin une réfutation des nationaux-républicains et de cette illusion française qu'ils incarnent. C'est, au bout du compte, une réflexion sur le présent et l'événement, la Nation et la République, le passé antiquaire et la grandeur perdue, la France et l'Europe, les bourreaux et les victimes, l'inquiétude et l'espérance. Bref, c'est un livre sur notre histoire, telle qu'elle se joue, aujourd'hui même. Sur ces temps actuels qui nous mettent à l'épreuve et qui font preuve.
La République inachevée L'Etat et l'Ecole en France L'actualité réclame l'histoire. Aussi ce livre veut-il répondre à des questions d'aujourd'hui en regardant vers hier. L'école est notre miroir politique et culturel. Laïcité et diversité, savoir et pédagogie, service public et liberté de l'enseignement, sélection et inégalités, revendications des familles et droits des enseignants, discipline scolaire et discriminations sociales, etc. : autant de questions que ressasse le débat politique sur l'éducation, à gauche comme à droite, et qui ne sont pas nouvelles. Les réévaluer à l'aune de l'évolution historique est l'objectif de cet ouvrage. Proposant une relecture de la genèse, de l'expansion et de la crise de l'institution scolaire française, de la Révolution à nos jours, étudiant aussi bien les codes disciplinaires que les formes architecturales, l'émergence des parents d'élèves que les incertitudes des collèges, il adopte sans cesse une démarche récurrente, mêlant le présent au passé. Cependant une même préoccupation anime chaque étape de ce voyage : étudier les rapports de l'école et du pouvoir comprendre cette spécificité française que constitue l'imbrication du système éducatif dans l'Etat. Cette histoire n'est donc pas neutre et assume un parti pris politique : contribuer au refus du "libéralisme scolaire", en ce qu'il est l'alibi du conservatisme social. Aussi la démarche et les interrogations de ce livre, dont la première édition date de 1985, sont-elles toujours éminemment actuelles. Edwy Plenel, directeur de la rédaction du Monde, a notamment publié La Part d'ombre(1992). Un temps de chien (1994) et Les mots volés (1997).
Résumé : Ce livre navigue entre confession et colère. Confession d'un journaliste qui rend des comptes, livre ses doutes et ses contradictions, dit ce que, jusqu'ici, il n'avait pas écrit. Colère d'un citoyen qui, explorant les coulisses d'un règne présidentiel, ses secrets et ses mensonges, se surprend à affronter des valeurs étrangères à la gauche. Il ne s'agit pas ici de l'homme Mitterrand, qui vaut mieux que son ?uvre, mais d'un système, le mitterrandisme, où les courtisans devancent les militants, où les fidélités priment l'éthique, où l'engagement s'efface devant l'arrangement, où la mémoire a ses absences, l'argent ses jeux et la basse police ses cabinets noirs. Sans en démentir la part de vérité, cette part d'ombre éclaire la cohérence d'une politique convenablement bourgesoise mais, à coup sûr, rien moins que socialiste. L'identification de la gauche au mitterrandisme est le chemin assuré de son déclin, celui sur lequel s'avance la longue cohorte des déceptions devenues ranc?urs, des désespoirs livrés aux haines lepénistes, des tragédies amères prenant leur revanche sur d'illusoires consensus. C'est de cette fascination que la gauche doit se déprendre si elle veut, demain, se reconstruire et se refonder dans ce paysage d'espérances égarées ou trahies que nous lèguent la débâcle d'un communisme d'imposture et le discrédit d'un socialisme d'occasion.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"