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Ouïr le jamais vu. Dominique Vermeersch, Edition
Plateau Nadine ; Fol Carine ; Delvoye François ; F
LETTRE VOLEE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782873176143
Monographie consacrée à Dominique Vermeesch, artiste plasticienne, sonore et performeuse belge majeure dont les enjeux esthétiques et féministes sont clairement énoncés. "L'espace comme mon corps sont imprégnés de grandes toiles représentant un univers désolé de fin de siècle [... ]. L'héritage familial est traversé d'ondes mystiques issues de vocalises incompréhensibles chantées en latin [... ]. Il y a aussi ces gestes lents qui viennent de l'âme, un rite spirituel réalisé par un oncle prêtre chamane [... ]. Dans ce même espace, il y a des peintures de femmes martyres, des annonciations mélangées d'assomptions de résurrections et de morts. Ce trop-plein de sensations, d'héritages, va me forcer à me retirer, me dénuant dans un vide sans nom, un espace qui esquive le monde" dit Dominique Vermeesch en évoquant son univers. Dominique Vermeesch (alias do. space), artiste multidiscipliaire, travaille et développe ses questionnements par le texte, le dessin, la photo, le son, la vidéo et son propre corps sans oublier les archives qu'elle s'approprie et qu'elle intègre à sa mythologie personnelle et féministe et à sa pratique d'inspiration chamanique. On y croise Hannah Arendt, Françoise Collin et les Cahiers du Grif, Patti Smith, Simone Weil, Donna Haraway, la voix de Joan La Barbara ou de Meredith Monk, Lee Miller et Valentina Terechkova aussi bien que la statuaire traditionnelle africaine, des images du cosmos et de tout ce qui concerne la création, le corps, et toutes leurs mythologies. Cette monographie constitue un manifeste synesthétique mêlant le visible et l'invisible mais aussi le son, le corps et le cosmos et renvoie le lecteur à de nombreux liens audio et video hébergés sur son site web.
L'Abbaye cistercienne de Villers la Ville, établie dans le Brabant wallon, est l'un des plus saisissants témoignages de l'architecture religieuse du XIIe siècle. Un lieu mythique que Jhen nous invite à découvrir par le menu, tel qu'on y vivait réellement au Moyen Age, entre ferveur religieuse et contingences de la vie quotidienne. Le travail iconographique proposé ici par Yves Plateau, tout en exigence et en précision, confère à cette visite, par delà les siècles, un impact et une crédibilité rarement rencontrés.
Emilie Plateau signe ici son premier livre. Dans la continuité du fanzine éponyme, Comme un Plateau conte avec la patte singulière de cette jeune auteure les aléas de la colocation pour une solitaire, la découverte et l?adaptation à la Belgique pour une Montpelliéraine. Un diplôme des beaux-arts de Montpellier en poche, Emilie décide partir vivre en Belgique pour dessiner, attirée par l?émulation du cercle actif des auteurs de bande dessinée Belge. Relevant les petites bizarreries et incohérences de chacun au fil de son quotidien, du quotidien de ses colocataires, devenus personnages de bande dessinée pour l?occasion, c?est avec une tendresse dénuée de naïveté qu?Emilie Plateau nous raconte son emménagement dans un ?kot?, à Bruxelles.
Résumé : Ecrivaine et philosophe, fondatrice des Cahiers du GRIF, Françoise Collin nous a quitté. e. s à l'automne 2012, laissant la scène féministe belge orpheline de l'une de ses figures les plus engagées et les plus influentes sur le plan international. Ce numéro de Sextant souhaite lui rendre hommage et souligner à la fois la singularité et la pertinence de son oeuvre dans notre société contemporaine. Des textes inédits de Françoise Collin sont suivis de contributions de jeunes chercheures philosophes, historiennes, sociologues ou littéraires qui ont entendu son injonction à recueillir un héritage sans mode d'emploi et se sont approprié sa pensée à la lumière de leurs références et de leurs engagements propres. Un héritage appelé fabuleux en hommage à son premier roman Le jour fabuleux qui raconte l'histoire d'un déménagement, entendons par là cet " aller vers l'inconnu " que Françoise Collin a toujours pratiqué à ses risques et périls dans sa pensée et son engagement féministe comme dans son écriture.
Résumé : Prenez une profonde inspiration. Vous voici à présent dans la peau de Claudette Colvin, une adolescente noire de 15 ans qui vit dans l'Alabama des années 1950. Depuis votre plus tendre enfance, vous savez que blancs et noirs doivent vivre séparés sous peine de poison ou de mort. Mais aujourd'hui, vous allez changer l'histoire...
L'interprétation à l'oeuvre Il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est un fait clinique. Il n'est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. A quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L'appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C'est particulièrement sensible dans ses écrits sur l'art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d'interprétation est au coeur du dispositif analytique, avant même que l'on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l'expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.
Rares sont ceux qui ont mis autant de soin qu'Henri Michaux à s'effacer de la vie publique, à disparaître du quotidien. Lui qui n'était que mouvement refusait qu'on puisse le voir réduit à une silhouette figée ; lui qui disait "Je peins et j'écris pour me trouver" s'insurgeait qu'on essaie de traquer son image, de la lui dérober, de l'exhiber ensuite. Très tôt, il s'est mis à l'écart et, refusant la preuve et la trace, il s'est estompé : "Quand vous me verrez, allez, ce n'est pas moi." Il s'est pourtant attaché à la reconquête de lui-même par les mots et par les traits, de sorte que, comme l'a dit Asger Jorn : "Autant il s'efface dans son entourage, autant il se déploie souverainement dans ses oeuvres." Cet ouvrage qui accompagne et prolonge l'exposition "Henri Michaux. Face à face", présentée à la Biblioteca Wittockiana à Bruxelles puis au centre Wallonie-Bruxelles de Paris, fait apparaître ce que disent les textes d'Henri Michaux sur la peinture, la sienne et celle des autres (de Klee à Zao Wou-Ki, de Matta à Magritte), et ce qu'ils disent face à la peinture (dans des livres illustrés qui sont de vrais livres de dialogues). Il montre aussi une série de portraits tracés rageusement ou tendrement, dans la saisie rapide ou la contemplation et qui sont peut-être un immense et fascinant autoportrait...