Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
FEMMES POETES DU XIXEME SIECLE. Une anthologie
Plante Ch
PU LYON
16,77 €
Épuisé
EAN :9782729706074
On s'est souvent étonné de la faible part des femmes dans l'histoire de la poésie française, même dans cette époque d'intense création poétique que fut le XIXe siècle, pour lequel on ne retient le plus souvent que les noms de Marceline Desbordes-Valmore, Anna de Noailles et Renée Vivien. Pourtant toute étude attentive de cette période révèle qu'il y eut alors des femmes poètes, en plus grand nombre qu'on ne le croit, et quelles ne passèrent pas inaperçues de leurs contemporains. Dans un parcours allant des lendemains de la Révolution française à la veille de la Première Guerre mondiale, ce livre présente dix-neuf femmes poètes. Une introduction générale historique et problématique explicite les critères de sélection adoptés. Elle situe la place des femmes dans la production poétique de leur temps et analyse leur traitement dans l'histoire littéraire, tout en proposant une réflexion critique sur l'idée de poésie féminine.
Réédition corrigée et augmentée du recueil paru en 1998, Femmes poètes du XIXe siècle propose une anthologie de la production - minorée mais aucunement indigente - des femmes poètes françaises de ce temps. Plus nombreuses qu'on ne l'imagine (occultées par la renommée moins confidentielle de Marceline Desbordes-Valmore, Renée Vivien ou Anna de Noailles), ces créatrices surent souvent retenir l'attention de leurs contemporains. Pour réparer une injustice mais surtout restaurer la juste dimension d'une "poésie féminine" dont les notices permettent de mesurer la diversité des écritures comme des engagements, le retour de cette somme épuisée s'imposait.
La volonté de repenser l'ordre social, l'amour de la nature, la promenade et la rêverie, la passion de la musique, l'intérêt pour l'éducation, le goût de la botanique : de très nombreux éléments relient George Sand à Jean-Jacques Rousseau, dont la lecture a été déterminante dans sa formation, et qu'elle a souvent évoqué dans son oeuvre. En 1863, elle eut le projet de lui consacrer un roman, Mémoires de Jean Paille, interrompu au bout d'une centaine de feuillets, et jusqu'alors resté inédit. A un tournant du Second Empire, Sand voulait dans ce roman politique et historique suivre un descendant du philosophe, un "petit-fils de Jean-Jacques", à travers les grandes crises révolutionnaires de son temps. Quel est l'héritage d'un écrivain qui, pour Sand, a changé la vie de ses contemporains autant qu'il a renouvelé la pensée philosophique et politique, et la littérature ? Quelle action a-t-il eu sur les hommes du XIXe siècle, et de qui ceux-ci peuvent-ils se dire les fils ? Telles sont quelques-unes des questions qui hantent ce roman inachevé? comme le long article "A propos des Charmettes" que Sand publie la même année dans la Revue des Deux Mondes. Le volume est complété par un autre article de Sand de 1841, "Quelques réflexions sur Jean-Jacques Rousseau", par des extraits de son autobiographie, Histoire de ma vie, et par divers documents.
L'oeuvre de Marceline Desbordes-Valmore occupe une place à part au sein du Romantisme. Nourrie de théâtre et de formes orales, elle est marquée par une inventivité exceptionnelle. Poèmes amoureux ou engagés, romances et élégies, poésies de l'enfance, la variété de son écriture fut saluée par les grands poètes du XIXe et du XXe siècle, depuis Baudelaire, Rimbaud et Verlaine jusqu'à Aragon et Bonnefoy.
Amphitryon est une véritable féerie qui a tout pour surprendre mais aussi pour enchanter le spectateur: Jupiter, non content d'avoir obtenu les faveurs d'une femme fidèle en prenant les traits d'Amphitryon, son mari, décide de pousser plus loin le jeu et de semer la confusion parmi les hommes. Avant de rétablir l'ordre, il savoure avec son Fils Mercure, lui aussi travesti, ses talents de comédien qui lui permettent d'assouvir ses caprices en toute impunité. Comme la poésie, la comédie latine revendique le droit à la fantaisie, au rêve, au non-sens. Le spectateur joue le jeu, accepte les conventions les plus folles et se réjouit de voir Jupiter triompher par des moyens surnaturels.
Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie assassiné le 16 octobre 2020 pour avoir proposé à ses élèves d'étudier des caricatures du prophète Mahomet, fut étudiant à l'université Lumière Lyon 2 et à l'université Jean Moulin Lyon 3. En 1995, dans le cadre de sa maîtrise, il soutenait un mémoire de recherche consacré à l'usage et à la symbolique de la couleur noire dans la société française de 1815 à 1995, s'appuyant principalement sur des sources littéraires et picturales. A l'initiative de Christophe Capuano, les Presses universitaires de Lyon ont décidé de publier ce texte afin de faire entendre la voix d'un apprenti historien doté d'une forte culture littéraire, d'une réflexion à la fois fine et audacieuse, enfin d'une grande sensibilité aux images. Ce texte présente également l'intérêt d'apporter un témoignage sur la manière dont l'université formait les futurs historiens et enseignants en histoire il y a 25 ans. Christophe Capuano et Olivier Faure y ont ajouté une préface et les compléments scientifiques et bibliographiques indispensables. Mais, comme le souligne l'avant-propos rédigé conjointement par Nathalie Dompnier, présidente de l'Université Lumière Lyon 2, et Eric Carpano, président de l'Université Jean Moulin Lyon 3, cet ouvrage constitue avant tout un hommage rendu à un enseignant assassiné dans le cadre de ses fonctions, par deux institutions qui ont contribué à sa formation intellectuelle.
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.