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Faux médicaments. Un crime silencieux
Plançon Aline ; Noble Ronald K
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204132398
Pour l'avoir combattue à Interpol, Aline Plançon révèle ici la plus méconnue des faces sombres de la mondialisation : la privatisation des systèmes d'Etat a fait exploser le trafic des médicaments au point de menacer votre santé. Un livre choc contre les nouvelles mafias en col blanc. Un livre révélation ! Une insider révèle la face cachée des trafics médicamenteux. De 2006 à 2016, Aline Plançon a été responsable du programme international de lutte contre la criminalité pharmaceutique d'Interpol. Elle prend aujourd'hui la parole pour raconter ce qu'elle a vu, entendu et découvert. Les médicaments falsifiés dans le monde correspondent à 10, 5% des médicaments en circulation, tuent 265 000 personnes par an et représentent un marché d'entre 75 à 150 milliards de dollars US chaque année. Ce trafic, vingt-cinq fois plus lucratif que celui de l'héroïne, est principalement organisé depuis la Chine et l'Inde, avec la complicité d'industriels et de financiers du monde entier. Car le marché de la santé est bel et bien une guerre qui recouvre des enjeux politiques et géostratégiques. Pour la première fois, une enquête révèle les dessous de ce business illégal, orchestré et animé par des êtres puissants et sans scrupules. Un document choc.
Ce recueil, qui reprend l?ensemble des oeuvres théâtrales de Roger Planchon, se compose de huit pièces: quatre publiées dans la collection « Le Manteau d?Arlequin » entre 1973 et 1975 et quatre inédites, mais toutes ont été représentées du vivant de l?auteur. Roger Planchon n?a cessé de retravailler et de modifier ses pièces: le récit initial confronté au jeu des comédiens gagnait au fur et à mesure en rapidité, en efficacité et en élégance grâce à des centaines de modifications de détail. C?est le dernier état, cette fois-ci définitif, que nous publions ici.La Remise: chronique familiale sous le vêtement d?une enquête policière destinée à éluciderdeux morts violentes, en treize tableaux, elle embrasse l?histoire de France, de Verdun à DienBien Phu.Le Cochon noir: petite fable villageoise où un sorcier et un curé se disputent la conduite descorps et des âmes au prix de la mort de deux innocentes. La pièce se déroule pendant laSemaine sanglante avec pour toile de fond l?écrasement de la Commune de Paris.La remise et Le cochon noir prennent leurs racines dans le passé ardéchois de RogerPlanchon.L?Infâme: pièce inspirée par un fait divers. 1956, le curé d?Uruffe tue sa maîtresse,l?éventre pour en extraire l?enfant qu?elle porte, et le défigure pour effacer sa paternité.Gilles de Rais: Gilles de Rais dans son ultime folie, de mai à novembre 1440.Le Vieil hiver et Fragile forêt: pièces tragiques. Récit des combattants des Guerres deReligion.Les Libertins: pièce tragi-comique. Les personnages traversent la période allant de laRévolution au début de l?Empire.Le Radeau de la méduse: Les personnages se trouvent à Paris en 1814, alors que l?arméerusse est aux portes de la capitale.A travers les histoires et les personnages qu?il met en scène, Roger Planchon raconte laFrance dans toute sa complexité historique, et la vie violente des êtres de chair aux prises avecle monde et le temps.
Dans un style bien frappé, Sans stèle fixe relate les aléas d'une vie. A grand renfort de rencontres, de moments fortuits, de cavales amoureuses, ce roman cadence les souvenirs, les carences et injecte de l'oxygène partout où il passe. A poigne épurée, une poésie se distille dans ce parcours sur les contreforts de la vie. Ce livre organique vrille et pulse des bouffées de vie et se destine à tous ceux qui évitent la fatalité. Bien agiter avant de s'en servir
Résumé : " Dans la vie, ma chérie, il ne faut pas tout le temps baisser la tête, il faut aussi savoir la lever ". Quand on est une jeune fille solitaire (Joyce), pas très heureuse au lycée (un nid d'individus pénibles et arrogants), et à la mère encombrante (comédienne), on s'enfuit dès que possible chez sa mamie adorée pendant les vacances scolaires. Là, on peut rencontrer une dame qui fait la grève de son ancienne vie perchée tout en haut d'un grand et vieux chêne, par exemple. On peut aussi monter s'asseoir à côté d'elle et parler de l'existence... jusqu'à ce que quelqu'un de très idiot décide de raser la forêt.
Résumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Dans le premier tome des Décisions absurdes (Folio Essais n°445), Christian More! a posé les bases d'une "sociologie des erreurs radicales et persistantes". Il arrive que les individus prennent collectivement des décisions singulières et agissent avec constance dans le sens totalement contraire au but recherché. Aujourd'hui, Christian Morel reprend son enquête où il l'avait laissée et se penche sur l'émergence, dans des univers à haut risque, de dynamiques visant à favoriser la décision éclairée, à partir de cas d'école saisissants : le débat contradictoire a été déterminant pour la fiabilité des réacteurs nucléaires de la Marine américaine; l'introduction d'une check-list de bloc opératoire a réduit la mortalité chirurgicale dans des proportions considérables; ou bien encore, l'armée de l'air ne sanctionne plus les erreurs pour faciliter la remontée d'informations. A partir de ces expériences, l'auteur esquisse des "métarègles de la fiabilité", synthèse de lois sociologiques et de prescriptions cognitives, comme la formation aux facteurs humains, les politiques de non-punition, les processus d'avocat du diable ou l'interaction généralisée. La sociologie des décisions hautement fiables qu'il propose va à l'encontre des idées reçues et s'applique, par sa vision étendue, à toute activité.
La longue marche du salariat Le salariat, en un siècle, était parvenu à endiguer précarité et exclusion. Le retour de ces plaies du travail moderne, qui frappent les plus démunis, marque le délitement de cet édifice. Pas de solutions au chômage dans cette somme minutieuse qui décortique la construction du salariat au fil du siècle qui s'achève. Mais une analyse précise des racines de cette condition qui est passée de celle d"indignité sociale à un statut capable de rivaliser avec celui du travail indépendant et de la propriété. Envisagé et vécu comme une forme moderne du servage - il s'agissait de fixer les émigrants des campagnes -, le salariat s'est petit à petit organisé au gré des rapports de forces et de l'action collective comme un rempart à la précarité et à l'exclusion. Deux fléaux, insiste l'historien sociologue, que nos sociétés industrielles ont certes déjà connus, mais de façon sinon plus brutale, du moins plus mortelle qu'aujourd'hui. Différence notable, note-t-il, l'exclusion hier s'accompagnait de famine. Aujourd'hui, Ed et autres distributeurs à prix cassés sont venus y remédier. C'est pourquoi Robert Castel préfère parler de désaffiliation plutôt que d'exclusion. Et de mettre le doigt sur les zones grises de l'emploi qui se répandent entre l'intégration totale dans l'entreprise, dotée de tout l'arsenal conquis collectivement, et la rue: ce monde flou où se croisent CDD, intérimaires, stagiaires, contrats de réinsertion, érémistes. Un constat qui n'en fait pas pour autant un militant de l'insertion, dont il dénonce les risques de néophilanthropie, proche des tentatives de moralisation de la classe ouvrière au xixe. A ceci près qu'alors les moralisateurs offraient en contrepartie à la bonne conduite une réelle intégration dans le monde du travail, tandis qu'aujourd'hui le bon chômeur ne se voit plus offrir qu'un maigre filet de sécurité avant la marginalisation totale. Sans contester le bien-fondé des analyses qui posent les jalons de la société postsalariale, Robert Castel souligne néanmoins le prix payé par les plus démunis et les plus fragiles pour cette mutation historique. La société salariale, reconnaît-il, n'est pas une entité éternelle. C'est une formation sociale relativement récente, et qui aura une fin. Le problème étant de gérer l'intermède. Le statut du salariat, dit-il, correspondait à une forme de compromis social, à l'acceptation d'une certaine domestication du marché. Le marché s'est réveillé, l'action collective s'est délitée. Elle est sans doute à réinventer, sous d'autres formes, pour l'édification d'un nouveau compromis. --Pascale-Marie Deschamps-- "
Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de " réalité ". Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes, romanciers s'en réclament : seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons ; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. Dans ce livre mordant et salutaire, elle met à nu l'idéologie implicite de certains " réalistes ", elle ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse. Elle nous rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour " fuir la réalité ", mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.