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MONDES A VENIR - L'ART DE L'ANTICIPATION AU THEATRE
PLANA MURIEL
ORIZONS
35,00 €
Épuisé
EAN :9791030903010
Pourquoi l'anticipation est-elle présente sur les scènes contemporaines ? Quelles formes prend-elle ? L'anticipation théâtrale a-t-elle été et est-elle toujours nécessairement politique ? Pourquoi produire des fictions d'anticipation féministe et queer ? Pour répondre à ces questions, cet essai retraverse l'histoire du théâtre européen, de la tragédie antique au théâtre contemporain, en passant parle théâtre baroque et les dramaturgies modernistes du XXe siècle sous l'angle des représentations de l'avenir qui s'y inventent. Théorique et analytique, il dégage des oeuvres étudiées (Sophocle, Shakespeare, Calderón de la Barca, Brecht, Boulgakov, Capek, E. Bond, W. Mouawad, E. Aldrovandi, P. Sales, C. Churchill, A. Zeniter, B. Métais-Chastanier, L. Dumas...) les deux tendances esthétiques et politiques fondatrices de l'art de l'anticipation que sont le prophétisme tragique et la voyance épique, et en raconte le dialogue conflictuel, les crises, les disparitions, les résurrections et les possibles devenirs.
Sur la scène contemporaine, tant théâtrale que musicale, s'inventent de nouvelles relations, de type dialogique, entre la musique et le théâtre. Celles-ci n'ont rien de fusionnel et ne s'inscrivent pas véritablement dans les genres constitués que sont l'opéra ou la comédie musicale. On parle alors de "musicalité" de la mise en scène ou des textes et de "théâtralité" de la musique et de l'interprétation musicale. C'est principalement autour de ces deux concepts que se déploie une analyse de l'attirance réciproque entre théâtre et musique, qu'elle s'exprime dans la pulsion ou débouche sur une véritable modélisation. Dans une perspective pluridisciplinaire, associant des chercheurs en littérature, études théâtrales et musicologie, ainsi que des artistes, cet ouvrage s'attache à décrire, identifier, explorer l'ensemble de ces relations et à en esquisser la généalogie.
Une démarche pédagogique en trois temps (Se repérer, Comprendre, S'entraîner). Cet ouvrage se propose d'analyser les relations entre le théâtre, le roman et le cinéma occidentaux au XXe siècle. Influence, attirance, interaction, réécriture, adaptation ou passage, autant de rencontres qui permettent de mieux définir ces formes artistiques spécifiques.
Cet essai se propose de définir une nouvelle forme de fable, la fiction queer, et d'en montrer la pertinence esthétique et politique en contexte postmoderne. En effet, dans la mesure où elle expérimente, par le libre travail de l'imagination, d'autres pensées du corps et des relations humaines, elle remet en question les évidences du genre, des sexualités et des identités sociales dont nous héritons : elle échappe de même aux dispositifs formels dominants et aux idéologies postmodemistes en s'écartant de la réalité sur un mode dialogique, ce qui lui permet de la saisir, de l'interroger, de la critiquer et de la réinventer. Composé d'un volet théorique et de trois analyses d'oeuvres exemplaires (roman, théâtre-musique, cinéma), Fictions queer se présente comme une poétique alternative pour la littérature et les arts du spectacle d'aujourd'hui.
Baby's Song, se situe dans "l'univers américain des films de mafia", dans les années 20-30. Ce spectacle raconte une histoire d'amour, de sexe, d'argent, de religion, de société. Il se présente à la fois comme un "polar" théâtral à l'intrigue complexe et pleine de fantaisie et comme une parabole musicale, entrecoupée de séquences cinématographiques, qui explore sur un mode jubilatoire - tantôt loufoque, tantôt tragique - les incertitudes et les tentations de notre époque.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.