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La panthère et autres contes
Pitol Sergio ; Vila-Matas Enrique ; Gabastou André
LA BACONNIERE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782940431588
Pitol a dit avoir écrit ses premières histoires dans un chalet. Il s'y remettait d'une rupture. Il se proposait d'haïr le monde, mais ne le pouvait pas. Dans la matinée, il est monté sur une crête pour s'entourer d'une romantique, décadente et quasi diabolique athmosphère. A la recherche des falaises abruptes, il lui est venu à l'esprit les falaises de Devon, souvenir d'un voyage en Angleterre, et entre ce désir de voyager et de contempler un magnifique paysage il a somnolé sur l'herbe ; il est rentré à la maison jubilant d'aller lire James, Kafka, Faulkner, Borges, Rulfo. Une nuit il a écrit une première histoire, "Victorio Ferri raconte une histoire", puis d'autres, amer et cruel, sur les caractères hantés par le diable. Il a alors tourné autour de la réalité de ses personnages, plus vive et plus attractive que la vérité. Tout y est comme à l'envers du décors et il a été dit de lui qu'il "tord" la réalité. Sont présentes dans ce recueil des nouvelles écrites depuis cinquante ans et sélectionnées par Pitol lui-même pour en faire une anthologie. Pitol est un écrivain essentiel, nous sommes heureux de présenter cette anthologie personnelle de ses meilleures histoires, ces nouvelles sont postfacés par un long texte d'Enrique Vila-Matas.
La lecture de Pitol suppose une constante méfiance envers notre capacité présumée à déchiffrer les énigmes de la vie. Par exemple, ce que nous appelons " méprise ". Car le lecteur pressé, qui sous-estime la nature fondamentale de la méprise dans les romans de Pitol, risque fort de se tromper. Ce que je veux dire, c'est que la méprise dont parle Pitol n'est pas, loin s'en faut, le simple malentendu qui ne laisse pas de traces dans l'existence et qui, surtout, peut être éclairci. La méprise chez Pitol est " quelque chose " qui se charge de significations imprévues au cours de son développement, ce " quelque chose ° dont parlèrent les présocratiques, qui fut cultivé par les hommes du Baroque et touche à la nature des choses. Elle ne peut être qu'interprétée, de même qu'on interprète le signe d'un oracle, ou dévoilée par la liturgie sans canons de l'écriture littéraire. " Antonio Tabucchi.
Résumé : 450 cartes de questions-réponses avec 3 niveaux de difficulté pour tester vos connaissances entre amis et voir si vous êtes définitivement accros aux séries !
Si l'on doit à Fuentes d'avoir créé l'écrivain professionnel au Mexique, après Pitol, la tradition romanesque est devenue une discipline quotidienne pour une nouvelle génération d'écrivains, par dissidence plus que par orthodoxie. [... ] Philosophe et auteur d'un classique de l'essai en langue espagnole, Rossi incarne un tout autre genre d'écrivain et de cosmopolisme au sens que Paz lui a prêté : "fruit humain d'une civilisation". " Christopher Domínguez Michael.
De 1942 à 1944, quelque 75 convois ont déporté, depuis la France, 75000 Juifs - dont 11400 enfants - vers les camps d'extermination. L'historien Jean-Luc Pinol propose une nouvelle lecture de cette histoire, analysant les ressorts de la déportation, le rôle des acteurs (armée allemande, Gestapo, Etat français...), et les parcours de ses victimes, enfants, femmes et hommes originaires de toute l'Europe. Jean-Luc Pinol a cartographié et étudié les données du Mémorial de la déportation des Juifs de France établi par Serge Klarsfeld qui comprend, outre les déportés, les Juifs fusillés ou massacrés sur le territoire français (plus de 1200) ainsi que les morts dans les camps français (2500). La persécution ne se manifeste pas de la même manière pour les natifs de Varsovie, de Berlin, de Salonique ou de Paris. De même, l'ancienneté de l'installation en France et le lieu d'habitation conditionnent bien souvent les circonstances des arrestations. Pourquoi tant de Strasbourgeois ont-ils été arrêtés en Dordogne ? Pourquoi de nombreux originaires de Pologne ont-ils été raflés dans les Ardennes ? Ainsi, Convois donne à lire dans l'espace et le temps l'ampleur de l'événement (toute la France est touchée et souvent très durement) mais aussi les spécificités de chaque communauté. Se lit aussi la complexité des destins individuels et collectifs. L'ouvrage contient 130 cartes dont la carte d'analyse de chacun des convois de déportation.
Résumé : Tenu entre le 18 octobre 1944 et le 5 août 1945, ce Journal a pour toile de fond la fin de la guerre à Trieste et l'occupation yougoslave, les bombardements et les retraits précipités dans les abris. Mais son objet est tout autre, il est tendu vers la création, la liberté d'être et d'écrire. Il tient tout entier dans l'exploration de l'angoisse de la persévérance d'une vie intérieure riche et de la disponibilité de temps et d'esprit pour réfléchir. Sa liberté de jugement étonne et son don pour l'introspection séduit. Ce Journal explore aussi le rapport d'Anita Pittoni à la sensualité, au corps, aux lignées de femmes de sa famille et surtout expose ses sentiments amoureux pleins de craintes et de fulgurances. On y croise l'entourage d'Anita Pittoni, les intellectuels de Trieste, son compagnon Giani Stuparich, le poète Umberto Saba qu'elle publie... Si elle s'attarde longuement sur les relations humaines et les angoisses qu'elles génèrent, elle décrit aussi minutieusement le réseau de créateurs essentiel dans ces heures dures et sur lequel elle s'appuie pour avancer. De l'effervescence intellectuelle dans laquelle elle est plongée, Pittoni tire des écrits délicats et puissants. La Baconnière a publié d'Anita Pittoni, en 2019, Confession téméraire, un recueil de proses poétiques inspirées de sa vie intime. Cette édition du Journal sera richement illustrée par une iconographie tirée de ses archives déposées à Trieste.
Résumé : Remigio, un jeune homme, reçoit en héritage un domaine agricole que lui disputent sa belle-mère et la maîtresse de son père, soudainement décédé. Remigio rejette le modèle autoritaire que lui proposait son père mais, par trop naïf, névrosé et dépourvu d'expérience, il ne parvient pas à lui trouver une alternative valable. Il ne devient pas un bon maître, il ne sait ni commander ni se faire respecter par ses ouvriers agricoles. Sa bonté naturelle et ses nombreuses maladresses sont autant de poisons. C'est le type même de l'inadapté rêveur voué à endurer la cruauté humaine. Son double, Berto, un ouvrier agricole non moins inadapté que son maître qu'il déteste ouvertement, l'abat d'un coup de hache sans vrai motif.