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Libres réflexions sur l'accompagnement spirituel
Pitaud Bernard
NOUVELLE CITE
16,70 €
Épuisé
EAN :9782375822081
Un accompagnateur qui réfléchit sur son expérience se sent toujours un peu un apprenti. Celui qui croit être un bon accompagnateur ne l'est déjà plus à partir du moment où cette idée s'installe en lui, à supposer qu'il l'ait jamais été. L'accompagnement n'est pas une technique à mettre en oeuvre, mais un chemin à parcourir, qui n'est pas balisé d'avance. On en connaît le terme : une vie avec Dieu de plus en plus intense, une charité qui s'accroît. Nous ne savons pas à l'avance par quelles routes nous allons passer, quelles étapes nous allons franchit quels obstacles nous allons rencontrer. Pour que la Parole de Dieu vienne ensemencer l'expérience de la vie, il est bon que cette expérience s'exprime sous la forme d'une parole, dite à un frère ou à une soeur. Ce n'est que dans la parole que l'expérience prend pleinement conscience d'elle-même. Personne n'échappe à cette loi de la vie.
Une vie exemplaire dans une existence trop brève : disparu à l'âge de trente-cinq ans, Nicolas Roland est cependant à l'origine d'une œuvre féconde qu'il est précieux de redécouvrir. Dans cette biographie spirituelle, Bernard Pitaud trace les contours d'un apostolat plein de fougue. Nicolas Roland implanta la spiritualité de l'Ecole française, à Reims, au XVIIe siècle. Doux et simple mais d'une nature passionnée ; homme d'oraison mais prédicateur efficace ; ascète s'épuisant au bénéfice d'un ministère immense ; homme discret mais dans l'ombre de qui marche déjà saint Jean-Baptiste de la Salle. Nicolas Roland fonda dans sa ville natale, à la suite de son ami Nicolas Barré, les écoles gratuites pour les enfants pauvres. Sa vie donnée culminera dans un abandon total face à la maladie. La Congrégation des Sœurs de l'Enfant Jésus qu'il s'était efforcé de créer, recueille aujourd'hui son héritage spirituel. Nicolas Roland a été béatifié à Rome en octobre 1994 par le pape Jean-Paul II.
Résumé : " Je pense qu'il peut y avoir beaucoup de modalités à cette collaboration ; qu'elle peut aussi avoir beaucoup d'objets. Personnellement, ce que j'en désire surtout, c'est qu'elle soit vraie. Je désire que le prêtre y reste tout ce qu'il est et que nous y restions ce que nous sommes. Si, pour être vraie, cette collaboration demande que le prêtre soit un homme parmi les hommes, c'est une condition de la collaboration, ce n'est pas sa raison d'être. C'est d'abord ce que ne sont pas les laïques dont les laïques ont besoin en face du prêtre. Le prêtre détient pour eux un nécessaire, un bien qui dépasse tel nom, tel visage, telle personnalité. Nous avons besoin de prêtres pour nous donner le Christ sous la forme où un prêtre seul peut nous le donner. "
C'est une profonde vie intérieure qui a toujours animé l'expérience ecclésiale et sociale de Madeleine Delbrêl dans la banlieue ouvrière de Paris. Dans ce Prier 15 jours avec Madeleine Delbrêl. Bernard Pitaud nous fait pénétrer dans cette prière au coeur du monde. Née en 1904, Madeleine fut élevée chrétiennement, puis traversa une période d'athéisme entre 16 et 20 ans. Convertie dans un émerveillement qui ne la quittera jamais , elle eut peu à peu le désir de partir au milieu des incroyants et des pauvres pour y vivre l'Evangile. Madeleine est morte en 1964, mais son oeuvre continue...
Chaque année, nous consacrons un numéro de Connaissance des Pères à un lieu géographique : une ville, une région, une province... Montrer le monde dans lequel ils vivaient aide à mieux comprendre les Pères et leurs écrits. L'an dernier nous vous présentions Alexandrie et l'Egypte (n °33) , cette année nous avons choisi la Syrie. Province dont la capitale est Antioche, la Syrie est un pays à double culture comme souvent dans le monde méditerranéen. La côte est plutôt de langue et de culture grecques, tandis que l'intérieur est davantage de langue et de culture syriaques. Mais le fond sémitique l'emporte, comme nous l'avions vu dans le numéro consacré à saint Ephrem (n°26). Il y a beaucoup à dire sur le monde syrien. Deux aspects marquant la vie des communautés chrétiennes aux IVe et V° siècles ont été retenus. Ils constituent les deux volets de ce numéro. L'un présente la liturgie syrienne, notamment l'Eucharistie. L'autre traite de la tradition ascétique et du monachisme qui sont inséparables. J. FANTINO, o. p.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.
Alexandrie, capitale de d'Egypte, est plus qu'une ville , comme Rome elle représente tout un monde, une culture, une histoire. Alexandrie frappe tout d'abord par son caractère cosmopolite , païens, juifs et chrétiens s'y côtoient. Alexandrie est le siège d'une forte communauté juive. L'un de ses membres, Philon, se servit de la pensée hellénistique pour exprimer sa foi. C'est également le lieu d'une communauté chrétienne très brillante où existe dès la fin du deuxième siècle une école de théologie qui est marquée par des noms célèbres : Clément et surtout Origène. Au carrefour de toutes les cultures qui le côtoient, le christianisme bénéficie de leurs influences, notamment juive. Cette rencontre du christianisme avec le judaïsme et l'hellénisme provoque l'émergence d'une réflexion chrétienne originale. Alexandrie est aussi une capitale. Le contraste est grand entre le pays et sa capitale. D'un côté il y a la grande ville, commerçant grâce à son port, de l'autre le pays d'Egypte uniquement agricole. Contraste encore par la langue. D'une part le grec, la langue officielle, celle des commerçants, des fonctionnaires, des lettrés et, d'autre part, la langue du peuple, le copte. Pourtant, malgré ce contraste le pays et sa capitale constituent une réalité profondément une. C'est particulièrement vrai de l'Eglise. Ainsi, par exemple, le peuple chrétien fait corps avec son patriarche, le "pape" d'Alexandrie. Parmi les plus illustres citons Athanase et Cyrille. C'est aussi de cette Eglise et de ce peuple que viennent la plupart de ceux et celles qui vont se retirer au désert pour mener la vie monacale. Et il faut évoquer ici la figure d'Antoine le "Père des moines" . Ce numéro veut vous faire découvrir ou retrouver quelques aspects de ce monde constitué par Alexandrie et le pays d'Egypte au temps des Pères. J. FANTINO, o. p.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre.