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La notion de société civile
Pirotte Gautier
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707146946
Depuis la fin de la guerre froide, la notion de société civile s'est imposée tant dans le langage profane que dans le discours savant, dans les récits médiatiques ou encore dans la "littérature grise" des institutions internationales (Union européenne, Banque mondiale...). Théoriquement objet de conceptions différentes au sein de la philosophie politique occidentale, elle semble réfractaire à toute tentative de définition extensive et subit, aux yeux de beaucoup, un investissement idéologique régulier peu propice à un usage scientifique rigoureux. Cet ouvrage cherche à éclairer le lecteur sur cette notion et quelques-uns de ses usages sociaux les plus répandus (démocratie participative, coopération au développement, solidarités internationales), illustrant ainsi la place prise par la société civile au croisement de multiples débats et réflexions sur l'évolution des sociétés contemporaines du Nord comme du Sud.
Le roman d'une cavale où il est parfois difficile de distinguer le bien du mal. En fin de Seconde Guerre Mondiale, au cœur des Ardennes belges, un SS infiltré s'étonne lui-même devant son refus d'exécuter une fillette juive. Liés l'un à l'autre par une sorte d'attachement sauvage, les deux personnages devront lutter pour leur survie. Une histoire vivante et riche en rebondissements !
Noël 1989. A son tour, la Roumanie connaît sa " révolution " et bascule dans l'ère de la transition démocratique. Les associations civiques, figures emblématiques de la contestation aux régimes communistes apparaissent. Dans les premiers temps, leur rôle sera crucial, introduisant au sein de l'espace public roumain une certaine image de la société civile alors largement répandue dans cette partie du monde: celle de l'opposition, de la contestation, du contrôle du processus de démocratisation encore hésitant. Se profile bien vite, comme un nouveau constat de l'échec économique et social du communisme, la médiatisation des problèmes sociaux liés à l'enfance, notamment: orphelinats accueillant des enfants abandonnés dans des conditions débilitantes, enfants errant dans les rues,... De nombreuses organisations non gouvernementales internationales interviennent et alertent l'opinion publique internationale. Les ONG roumaines se multiplient et cherchent à prendre le relais de ces organismes occidentaux en transformant l'image initiale de la société civile dans ce pays. Que sont ces nouvelles ONG roumaines? Quels en sont les acteurs: Quelles activités développent-elles ? A destination de quels publics et dans quels buts Comment déploient-elles leurs activités dans un pays longtemps soumis au volontarisme étatique ? Quelle est leur place dans le nouvel espace public post-communiste ? Voici quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre à partir de l'exemple des ONG actives dans le département de Iasi, une des régions les plus déshéritées de la Roumanie en transition.
Le 20 janvier 1949, par son discours d'investiture, le président américain Harry Truman donna le signal de départ d'une nouvelle ère. En désignant des pays "sous-développés" et en dessinant les lignes d'un horizon de modernité pour tous, il favorisa la mise en place progressive de programmes et de projets administrés par un ensemble d'associations, de fondations, d'administrations publiques et d'institutions supra-étatiques. Ainsi, depuis plus de 70 ans, des dizaines de milliers d'individus mettent en oeuvre une assistance internationale au nom de différents objectifs : développement, modernisation, lutte contre la pauvreté, accès à différents services de base dans le domaine de la santé ou de l'éducation, de l'égalité homme/femme ou encore du développement durable. S'est ainsi dessiné depuis des décennies un vaste projet de transformation des sociétés du Sud, qui ne fut pas sans impact sur les sociétés occidentales. Ce manuel de sociologie de la coopération internationale a pour ambition de retracer l'évolution de ce long projet transformateur en mettant en exergue ses acteurs, ses enjeux et ses débats principaux. Dans un style clair et pédagogique, ce livre richement documenté permet, en adoptant une lecture diachronique de la coopération internationale, de comprendre l'avènement d'enjeux essentiels au sein de nos sociétés actuelles ainsi que des nouvelles modalités de gestion des risques globalisés.
Les Initiatives Populaires de Solidarité Internationale (IPSI) sont des projets d'aide internationale établis par de "simples citoyens", des collectifs non reconnus par les pouvoirs publics comme partenaires de la coopération au développement. Plus nombreuses que les ONG agréées par l'Etat belge, elles occupent rarement l'espace médiatique et leur rôle dans la coopération semble nettement moins valorisé. Dans le contexte actuel de l'aide internationale, marqué par une incitation permanente à l'efficacité et à la professionnalisation des opérateurs, que peuvent apporter ces initiatives créées et gérées par des "gens ordinaires" dont l'absence de reconnaissance institutionnelle a tôt fait de les cataloguer d'"amateurs" ? L'ouvrage propose ainsi une réflexion sur la pertinence de l'action solidaire du citoyen dans un champ qui se veut, sous le poids d'une course permanente à l'efficacité, de plus en plus réservé à l'intervention d'acteurs dits "professionnels".
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.