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Six personnages en quête d'auteur. Suivi de Chacun sa vérité, Henri IV, Comme ci (ou comme ça)
Pirandello Luigi
GALLIMARD
27,90 €
Épuisé
EAN :9782070251179
Ces quatre pièces ont toutes pour thème - et le reprennent chacune avec son caractère propre - le problème de la personnalité, le tourment de la relativité et de la variation de l'être dans le temps.Dans Six personnages en quête d'auteur, Pirandello invite le spectateur à assister à tout ce qui se passe sur une scène de théâtre lorsque la salle est vide, tout ce qui se passe dans l'esprit d'un directeur-metteur en scène aux proses avec des personnages qui lui sont confiés - et plus encore: tout ce qui se passe dans le c?ur d'un auteur lorsque s'imposent à lui des personnages, et qu'il les sent plus forts qu'il n'est.Dans Chacun sa vérité, on découvre que savoir la vérité est pratiquement impossible. Surtout quand celui qui la cherche ne sait pas bien s'il a grande envie de la connaître, ni à qui la demander. Si bien qu'il devient tout à fait impossible de savoir si quelqu'un est mort ou vivant. En effet, qui vous le dira? Et il est encore bien plus difficile de savoir qui est vraiment fou et qui ne l'est vraiment pas.Henry IV, qui est peut-être le chef-d'?uvre de Pirandello, pose le problème de la folie et surtout des rapports mystérieux entre les fous et les autres. Un homme a perdu la raison à la suite d'un accident provoqué. Il se prend pour l'empereur d'Allemagne, Henri IV. Pendant des années son entourage a nourri et entretenu cette folie. Lorsque la raison lui revient, cet Henri IV le dissimule d'abord. Il préfère "rester fou pour vivre lucidement sa folie, la réalité de sa vraie folie", et il fera tout ce qu'il faut pour continuer à habiter ses songes.Dans Comme ci (ou comme ça), Pirandello invite le spectateur à monter sur la scène pendant l'entracte. Au lieu d'aller bavarder dans les couloirs, pourquoi ne pas se mêler aux acteurs, intervenir dans le dénouement que l'on espère ou que là on voulait? A plus forte raison lorsque, comme c'est ici le cas, les personnages du drame vont faire un tour dans la salle.
Né le 28 juin 1867 au lieu-dit Le Chaos, près d'Agrigente, en Sicile, Luigi Pirandello connut son premier succès avec Feu Mathias Pascal (1904). Mais c'est au théâtre qu'il dut sa célébrité internationale, notamment avec Six personnages en quête d'auteur (1921). Il obtint le prix Nobel en 1934 et mourut en 1936. --Ce texte fait référence à l'édition Broché.
Pirandello invite le spectateur à assister à ce qui lui est généralement caché : ce qui se passe sur une scène lorsque la salle est vide ; ce qui se passe dans l'esprit du metteur en scène aux prises avec des personnages qui lui sont confiés ; et plus encore, tout ce qui se passe dans le coeur d'un auteur lorsque s'imposent à lui des personnages, et qu'il les sent plus forts qu'il n'est.
Ne dites plus, ne dites jamais plus que l'approbation de votre conscience vous suffit. Quand vous avez commis telle action? Hier, aujourd'hui, il y a une minute? Et maintenant? Ah, maintenant, vous voilà prêt à admettre que vous auriez peut-être agi de façon différente. Et pourquoi? Vous pâlissez? Peut-être reconnaissez-vous aussi à présent, qu'il y a une minute, vous étiez un autre? Mais oui, pensez-y bien. Une minute avant que ne se produise le fait qui vous occupe, vous étiez non seulement un autre, mais aussi cent autres, cent mille autres... Et il n'y a pas lieu d'en être surpris. Êtes-vous bien sûr que vous serez demain celui que vous affirmez être aujourd'hui?"
Si la gloire de Pirandello (1867-1936) a longtemps reposé sur le succès international de son théâtre, il n'en reste pas moins que les nouvelles occupent une place centrale dans son ?uvre. Il y a une bonne raison à cela : les nouvelles étaient, et sont restées, le vivier de ses personnages de théâtre. Les voici regroupées pour la première fois en français. Ce volume regroupe les 15 volumes de l'édition italienne et l'"Appendice" qui réunit les nouvelles que Pirandello n'avait pas eu le temps de rassembler lui-même avant sa mort. L'ouvrage est précédé d'une préface de Giovanni Macchia et suivi de "Pirandello conteur", postface de Georges Piroué, auteur chez Denoël d'un essai sur Pirandello et d'une biographie, Pirandello Sicilien planétaire. A quoi s'ajoutent 35 illustrations, une bibliographie des ?uvres de Pirandello traduites en français et des tables alphabétique et chronologique des nouvelles.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : " Toute la symbolique de La Tragédie d'Othello le Maure de Venise se trouve condensée dans ce titre, qui, d'emblée, dit le tragique et ses modalités : l'exil et la rupture, l'altérité, et la présence, au coeur des relations entre les protagonistes, d'une irréductible obscurité. Le titre pose aussi l'antinomie autour de laquelle s'articule la dramaturgie tragique : l'opposition entre l'ombre, dont le Maure est la représentation métonymique, et la lumière, associée aux splendeurs vénitiennes. D'abord concentrées dans le personnage de l'étranger, propagées par les machinations obscures d'Iago, les ténèbres envahissent progressivement l'univers dramatique, jusqu'à la nuit du drame ". Léone Teyssandier. Une édition bilingue d'Othello avec une introduction et une traduction de Léone Teyssandier inédites en poche et saluées par Pierre Assouline.
Machiavel Nicolas ; Stoppelli Pasquale ; Larivaill
Oh, j'ai de belles choses à vous raconter! Ma femme était au lit, dans le noir... Je suis arrivé en haut avec ce garnement, et, pour être sûr de ne pas acheter chat en poche, je l'ai emmené dans un réduit que j'ai au-dessus de la salle, où brûlait un lumignon vacillant qui jetait une faible lueur, de sorte qu'il ne pouvait pas voir ma figure... Je l'ai fait déshabiller; il rechignait; alors, j'ai commencé à lui aboyer après comme un chien, après quoi le temps lui durait d'avoir ôté ses habits, et finalement il s'est retrouvé tout nu. De figure, il est laid. Il avait un nez horrible, une bouche tordue... mais tu n'as jamais vu des chairs plus belles: c'est blanc, doux, moelleux... Quant au reste, ne m'en parle pas... Puisque j'avais mis la main à la pâte, j'ai voulu tâter jusqu'au fond du pétrin; après ça, j'ai voulu voir s'il était sain: s'il avait eu des pustules de mal français, tu imagines dans quels draps je me serais trouvé? Ce que tu dis, c'est facile à dire!... Après avoir vu qu'il était sain, je l'ai traîné derrière mon dos et, dans le noir, emmené dans la chambre et mis au lit; et, avant de m'en aller, j'ai voulu tâter de la main comment se présentait la chose, car je n'ai pas l'habitude de prendre des vessies pour des lanternes. (La Mandragore, Acte V, scène II)
Résumé : Enfants d'immigrés, Reda, Ismaël et Ben ont du mal à trouver leur place dans une société qui ne cesse de les stigmatiser. L'islam semble leur offrir le sentiment d'appartenir à une communauté : ils rejoignent le djihad en Syrie. Mais sur place, la violence et l'injustice d'un combat qui broie les individus leur crèvent les yeux et remettent en cause nombre de leurs certitudes. Drôle et émouvante, la pièce pose un regard lucide sur les préjugés comme sur les tabous de la communauté musulmane. Entre humour et phrases chocs, cette pièce qui triomphe auprès de tous les publics est devenue le point de départ d'un dialogue entre parents et enfants, enseignants et élèves, politiques et citoyens.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.