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les trois pourquoi de la révolution russe
Pipes Richard - Lévy Janine
B.DE FALLOIS
16,85 €
Épuisé
EAN :9782877068130
IntroductionJ'ai voué ma vie professionnelle à l'histoire de la Révolution russe; mon premier comme mon dernier livre, publié quarante ans plus tard, ont été consacrés à ce sujet. Les différents ouvrages que j'ai fait paraître entretemps concernaient pour la plupart soit la Révolution soit ses prémisses. L'intérêt que j'y porte s'explique dans une large mesure par le fait que je suis né peu après la Révolution en Pologne, pays limitrophe de la Russie, et que j'ai vécu depuis dans un monde où ses conséquences ont lourdement pesé.Mes principaux ouvrages d'histoire concernant cet événement capital sont The Russian Révolution (La Révolution russe), publié en 1990 et, quatre ans plus tard, Russia under the Bolshevik Régime (La Russie sous le régime bolchevique). Ces deux livres, qui font 1350 pages, couvrent en infinis détails l'histoire de la Russie de 1899 à 1924. On y trouve les preuves sur lesquelles sont fondées les généralisations du présent volume, basé sur les conférences que j'ai faites en janvier 1995 à l'Institut des Sciences humaines de Vienne. A cette occasion, je m'étais demandé - ce qui me paraissait être les trois problèmes principaux que posait la Révolution russe - quelles étaient les raisons de la chute du tsarisme, du triomphe des bolcheviks et de l'ascension de Staline. Mes réponses à ces questions diffèrent sous bien des aspects de celles qu'a fournies l'école d'historiographie dénommée «révisionniste», apparue à l'Ouest dans les années 1960 et qui domine aujourd'hui le monde universitaire. Alors que les révisionnistes, comme un temps les historiens soviétiques, insistent sur les forces sociales, je mets l'accent sur le politique. De cette disparité de méthode résultent de grandes différences d'interprétation: aux yeux des révisionnistes, les événements sont conduits par d'irrésistibles forces anonymes; à mes yeux, le facteur décisif est la volonté humaine.Au cours de mon travail, j'ai pu avoir accès aux archives soviétiques. Le présent volume tient compte des informations que j'ai acquises depuis l'achèvement de Russia under the Bolshevik Régime, y compris de l'ouvrage de Lénine déposé secrètement à Moscou aux Archives Centrales du Parti.
Résumé : " Non mais, Robert, tu crois que footballeur professionnel, c'est un métier ? " Avec cette question, le professeur de français du jeune Robert Pires croyait détourner l'élève dissipé de sa vocation... Quinze ans plus tard, Robert Pires est champion du monde et d'Europe avec l'équipe de France et évolue au sein du club londonien d'Arsenal. Comment s'est exprimée sa vocation ? Comment gère-t-il la pression des supporteurs ? Comment a-t-il réagi face à la grave blessure qui l'a immobilisé avant le Mondial 2002 ? Pour répondre à ces questions, et à bien d'autres encore, Robert Pires parle de son expérience et des personnalités qu'il a fréquentées, de Joël Müller à Arsène Wenger, en passant par Patrick Vieira et Zinedine Zidane. Décidément, l'enfant Pires n'a pas eu tort de répondre à son professeur : " Oui, Madame, je pense que footballeur professionnel est un métier. En tout cas, ce sera le mien ".
L'Islam se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins. Il lui faut choisir entre la figure emblématique du mufti, symbole d'une religion légaliste qui enferme le croyant dans les carcans des préceptes, et celle du soufi, animé davantage par la quête spirituelle, par une foi qui valorise davantage l'expérience du divin. Mais une telle mutation ne peut s'accomplir de manière immédiate et suppose de profonds changements des mentalités. Elle rencontre bien des oppositions et se heurte aussi aux textes sacrés eux-mêmes. A quel prix, à quelles conditions, la foi musulmane peut-elle vivre une forme d'adaptation, une inculturation dans la modernité ? Anne-Marie Delcambre examine ici les questions qui font problème, avec rigueur et compétence.
Le 15 août 1945, les Japonais entendent à la radio et pour la première fois leur Empereur, le Fils du Ciel, annoncer que la guerre n'a pas "tourné à l'avantage" du Grand Japon. En clair, c'est la fin des illusions d'un Grand Japon, la fin d'un conflit qui, depuis le 7 juillet 1937, et le début de la guerre en Chine, a embrasé l'Asie, des Indes néerlandaises aux Philippines, fait des millions de victimes, et laissé libre cours aux pires atrocités. Le mot "capitulation" ne sera jamais prononcé. Soixante-dix ans après, que savons-nous en Europe de cette guerre ? Sinon ses grandes dates : Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, où le Japon, avec l'anéantissement de la flotte américaine, déclare la guerre aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. Hiroshima, le 6 août 1945, Nagasaki, le 9 août 1945, les deux bombes atomiques qui, en semant l'horreur au coeur du Japon, mettent un point final au conflit. Persuadés qu'un pays ne peut pas faire l'économie de son passé, Haruko Taya Cook et Theodore F Cook ont retrouvé des Japonais acteurs ou témoins de ce conflit. Paysans, ouvriers, pilotes, couturières, dessinateurs de bandes dessinées. Gens plus ou moins ordinaires, tous "enfants de l'Empereur" jetés dans un conflit extraordinaire sans autre choix que d'obéir à leur devoir, et soucieux, au lendemain de la guerre, de tourner la page, comme tout le pays. La plupart n'avaient jamais parlé. Les soixante-neuf témoignages inédits réunis ici, dont certains donnent le frisson, composent un des plus extraordinaires documents qu'on puisse lire sur ce conflit, et sur le Japon de l'époque. Un pays où l'on pouvait lire dans le manuel d'instruction militaire : "Le devoir pèse plus lourd qu'une montagne, la mort est plus légère qu'une plume".
Ce livre, étayé par de nombreux documents et témoignages inédits, raconte la tragédie d'Allemands, d'origine juive, à des degrés divers, incorporés dans la Wehrmacht hitlérienne pour des durées et dans des conditions variables. Ces hommes acceptèrent de servir leurs pires ennemis pour des raisons diverses, parfois dans l'espoir de protéger leur famille, souvent par patriotisme inébranlable. On estime leur nombre entre 120 000 et 160 000. Certains d'entre eux atteignirent des grades élevés : feld-maréchal, amiral, général, et se virent décerner des décorations prestigieuses. Mais il leur fallut toujours obtenir l'autorisation personnelle du Führer de verser leur sang " indigne " pour la défense du Reich. On découvrira des aspects insolites du régime nazi, on sera surpris de l'attitude humaine de beaucoup d'Allemands " aryens " envers leurs infortunés compatriotes, on s'étonnera que jusqu'à la fin de la guerre, aux heures les plus graves, Hitler perdît un temps précieux à l'étude des dossiers de candidats à l'aryanisation, une preuve supplémentaire de ses obsessions antisémites, s'il en fallait.