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Les mobilités de la grande ville. Lyon, fin XIXe-début XXe
Pinol Jean-Luc
SCIENCES PO
36,50 €
Épuisé
EAN :9782724605976
Trois explorations de la grande ville sont ici conjuguées : des biographies d'immeubles, une approche transversale des structures sociales et un suivi longitudinal de deux générations de Lyonnais. De ces explorations croisées naît une image contrastée de la grande ville. Si l'étude des structures sociales suggère une image où la viscosité l'emporte sur les fluidités, où les immobilismes de la société urbaine ne seraient que la manifestation des blocages de la société française, la reconstitution des carrières individuelles de deux générations de Lyonnais démontre que les mobilités, tant au plan résidentiel que professionnel, tant du point de vue intragénérationnel qu'inter-générationnel, ne sont pas absentes de leur univers. Les enfants de la République — la génération née au début des années 1870 — améliorent leur situation par rapport à celles de leurs pères. De belles perspectives de carrière s'ouvrent pour les enfants des classes moyennes ou du monde du travail manuel. Au contraire, les fils du siècle, nés en 1899-1900, n'ont pas les mêmes chances. Quitter le groupe social d'origine devient plus difficile. Cette histoire sociale des individus est au coeur de ce livre, une histoire sociale qui n'ignore pas l'évolution des structures sociales mais qui ne néglige pas pour autant les carrières individuelles.
De 1942 à 1944, quelque 75 convois ont déporté, depuis la France, 75000 Juifs - dont 11400 enfants - vers les camps d'extermination. L'historien Jean-Luc Pinol propose une nouvelle lecture de cette histoire, analysant les ressorts de la déportation, le rôle des acteurs (armée allemande, Gestapo, Etat français...), et les parcours de ses victimes, enfants, femmes et hommes originaires de toute l'Europe. Jean-Luc Pinol a cartographié et étudié les données du Mémorial de la déportation des Juifs de France établi par Serge Klarsfeld qui comprend, outre les déportés, les Juifs fusillés ou massacrés sur le territoire français (plus de 1200) ainsi que les morts dans les camps français (2500). La persécution ne se manifeste pas de la même manière pour les natifs de Varsovie, de Berlin, de Salonique ou de Paris. De même, l'ancienneté de l'installation en France et le lieu d'habitation conditionnent bien souvent les circonstances des arrestations. Pourquoi tant de Strasbourgeois ont-ils été arrêtés en Dordogne ? Pourquoi de nombreux originaires de Pologne ont-ils été raflés dans les Ardennes ? Ainsi, Convois donne à lire dans l'espace et le temps l'ampleur de l'événement (toute la France est touchée et souvent très durement) mais aussi les spécificités de chaque communauté. Se lit aussi la complexité des destins individuels et collectifs. L'ouvrage contient 130 cartes dont la carte d'analyse de chacun des convois de déportation.
Histoire de l'Europe urbaine, tome 1 Ce premier volume de l'Histoire de l'Europe urbaine retrace la genèse des villes européennes, depuis les civilisations de l'urbain que sont les mondes grec et romain jusqu'aux nouvelles conceptions qui s'épanouissent au siècle des Lumières, en passant par l'étonnante floraison qui caractérise les XIIe et XIIIe siècles. On suit ainsi une histoire qui court d'Athènes et de Rome à Saint-Pétersbourg, de Cordoue la musulmane à Stockholm la scandinave. La ville n'est pas une catégorie immuable, elle se transforme perpétuellement. Elle est un palimpseste d'expériences historiques dont chacune redéfinit les interrelations qui se tissent entre formes urbaines et pratiques sociales. Ces expériences sont analysées dans leur diversité, de la naissance des cités en Grèce ou en Italie archaïque jusqu'à la mise en ?uvre des grands desseins baroques de l'art de construire les villes, des modestes bourgades que leurs fonctions d'échange intègrent au niveau élémentaire de la vie urbaine jusqu'aux grandes capitales naissantes. Dans ces villes où s'est élaborée une forme originale de pouvoir politique se construit l'Europe intellectuelle et culturelle et se mettent en place les nouveaux rapports entre pouvoirs urbains et pouvoirs étatiques en gestation: la genèse des villes européennes est bien la genèse de l'Europe. Histoire de l'Europe urbaine, tome 2 Au XIXe siècle, l'Europe enregistre à la fois une industrialisation vigoureuse et une urbanisation accélérée. La diffusion différenciée de ces processus accentue la diversité d'un monde urbain qui va des petites villes administratives ou des villes-marchés, fondement de la trame urbaine traditionnelle, aux nouveaux centres industriels et jusqu'à ce que l'on qualifie alors de ville-monstre: Londres. En ces temps de grandes mutations, de nouveaux savoirs et pouvoirs urbains s'élaborent, à des rythmes qui diffèrent d'ouest en est et du nord au sud. Parallèlement, la puissance européenne influence nombre de villes en dehors du vieux continent. L'Europe a exporté différents modèles métropolitains, en fonction des lieux et des époques: les modes de vie ou les manières de penser et de construire la ville ne sont pas les mêmes à Batavia ou à Delhi, à Buenos Aires, Freetown ou Manille. Le XXe siècle, en sa seconde moitié, n'a-t-il pas remis en cause, par les nouvelles différenciations de l'Europe urbaine (croissance au Sud, régime socialiste à l'Est), les principes de fonctionnement des villes européennes? Aujourd'hui, la mondialisation ne remet-elle pas en cause leurs configurations morphologiques et patrimoniales tout comme leurs solidarités sociales?
Résumé : La ville contemporaine n?est pas née après la Seconde Guerre mondiale. Entre le début du XIXe siècle et 1939, une véritable révolution urbaine s?est diffusée en Europe. Aux 20 millions d?urbains des années 1800 répondent les 250 à 350 millions de citadins de 1950. Ces bouleversements renvoient, à la fois, à une industrialisation vigoureuse et à une urbanisation accélérée. Pour autant, la tendance dominante n?est pas à l?homogénéisation de l?Europe urbaine : la diversité l?emporte même si se repèrent des processus similaires que fondent la prise en compte de la surmortalité urbaine, les impératifs de l?hygiène et de la salubrité publique, le contrôle de la croissance démographique. De nouveaux savoirs se construisent pour répondre aux exigences des pouvoirs publics et aux aspirations des populations urbaines grandissantes. Aménager la ville, favoriser la construction de logements confortables, mettre en place de véritables politiques culturelles deviennent des enjeux fondamentaux pour les édiles urbaines. Les choix ne sont, cependant, pas identiques d?est en ouest et du nord au sud. D?autant plus que les urgences sont différentes dans les centres administratifs, dans les villes usines ou dans les capitales régionales ou nationales.
Qui sont les Parisiens? Quelles sont leurs origines? Comment vivent-ils? Où et dans quelles conditions sont-ils logés? De quels services bénéficient-ils et à quelles conditions? Comment se marient-ils? Comment leurs enfants sont-ils éduqués? Quel est leur statut social? Quelles sont leurs pratiques de consommation?... Ces questions et de nombreux autres sujets (voir plan de l ouvrage) nourrissent un portrait dynamique des habitants de la capitale. L approche est historique, qui décrit les grandes évolutions mesurables en confrontant des séries statistiques sur les deux derniers siècles. Elle est comparative, s efforçant de montrer les ressemblances et les différences du cas parisien avec le reste de la France ou avec la situation d autres grandes villes d Europe. Elle est analytique, enfin, en faisant apparaître clivages et lignes de fractures selon les appartenances sociales, les sexes, les âges...L ouvrage entend montrer les grandes évolutions ayant façonné le corps social parisien de la fin du XVIIIe siècle à nos jours. Cet atlas historique c est sa première richesse- repose sur une cartographie entièrement inédite (plus de 330 cartes) composée par les auteurs à partir des annuaires, registres, listes à l adresse et données de recensements disponibles. Il est par ailleurs illustré de documents d archives (photographies anciennes, gravures, tableaux, affiches...) et de photographies contemporaines quand le sujet s y prête.Pareille synthèse historique n a, à notre connaissance, jamais été menée à bien sur Paris dans son ensemble quand il existe de nombreuses études universitaires sur des sujets particuliers. Or c est bien la volonté de brosser un panorama plus vaste, à l échelle de la ville et de ses pratiques, qui fonde l originalité et l enjeu de ce livre. Son ambition est de rendre accessible à un grand nombre de lecteurs des mécanismes parfois complexes. Ce parti pédagogique s illustre dans la forme choisie, notamment dans la confection de cartes parlantes et claires, et dans le propos que les auteurs ont voulu imagé et compréhensible par un public non spécialisé mais simplement intéressé par l histoire de sa ville.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.