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Prose libre. L'essai moderne en Chine
Pino Angel ; Rabut Isabelle
INALCO PRESSES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782858314188
Le sanwen, genre littéraire chinois peu étudié à l'étranger, est mis à l'honneur dans cet ouvrage qui étudie diverses oeuvres écrites par des auteurs de ce siècle et du siècle dernier. Héritière d'une longue tradition lettrée, la prose libre, ou sanwen, est devenue à l'époque moderne un des quatre grands genres de la littérature chinoise à côté de la poésie, du roman et du théâtre. Pratiquée de tous temps par une multitude d'écrivains, elle constitue un domaine très vaste et d'une grande complexité, et demeure un genre peu traduit et peu étudié à l'étranger. Le présent ouvrage se présente comme une introduction à quelques-unes des problématiques du sanwen moderne. A travers une suite d'études de cas qui s'étendent, chronologiquement, de Lu Xun à Yan Lianke et à Mu Xin, en passant par Deng Tuo, Ba Jin ou Wang Xiaobo, il traite de différents types de prose littéraire et aborde différentes questions théoriques : les difficultés terminologiques et définitoires, les effets produits par le texte selon son mode de publication, le rôle de l'essai comme arme politique et comme témoignage, la frontière entre littérature fictionnelle et non fictionnelle.
Construit autour de dix mots clefs - "Peuple", "Leader", "Lecture", "Ecriture". "Lu Xun", "Disparités", "Révolution", "Gens de peu", "Faux", "Embrouille" -. qui pour certains appartiennent au lexique maoïste et pour d'autres au vocabulaire le plus récent, cet essai interroge un demi-siècle d'histoire: ce demi-siècle qui a vu la Chine passer brutalement de l'hystérie politique de la Révolution culturelle à la frénésie productiviste et consumériste de ces dernières années. Tel un long commentaire de Yu Hua sur son best-seller Brothers, ce livre révèle les continuités entre le passé et le présent, et bat en brèche certains discours béats sur le miracle économique chinois en mettant au jour ses plaies, ses excès et ses dérives. Avec une clairvoyance dénuée de toute complaisance nationaliste, il en dénonce la face cachée, notamment l'absence de transparence politique. C'est en virtuose que Yu Hua entremêle souvenirs personnels et analyse sociale, revisite son enfance, ses années de formation, et finalement souligne au fil de ces dix mots le parcours qui fut le sien: celui d'un écrivain cinquantenaire dont l'oeuvre s'est constamment nourrie des paradoxes et des drames de la Chine. Ce témoignage lucide et courageux, qui n'élude pas les sujets sensibles tels que les événements de Tian'an-men en 1989, est inédit en Chine.
Contre l'avis de son mari, Mingli part pour Pékin à la recherche de sa fille adoptive, dont elle est sans nouvelles depuis trois mois. A Pékin, cette quadragénaire rencontre ceux qui ont croisé Rongrong et découvre le vrai visage de sa fille, une personnalité qu'elle ne soupçonnait pas et qui correspond tellement à la Chine aventurière et affairiste d'aujourd'hui. Cet étonnant voyage à travers lequel Mingli tente de faire parler des inconnus, de les mettre en confiance en se livrant elle-même à quelques confidences, la renvoie peu à peu au socle de mémoire sur lequel s'est construite sa vie, et plus particulièrement à son enfance partagée avec Ruifang, la mère biologique de Rongrong, aujourd'hui perdue dans la folie. Une mémoire au cour de laquelle brille l'icône des sentinelles des blés, ces graminées que le père de Mingli, un éminent agronome, leur avait appris à reconnaître et qui accompagnent cette histoire comme un leitmotiv poétique. Une très belle méditation sur le sens de la vie. Sans abandonner tout à fait le ton incisif qui a fait sa réputation, Chi Li parle ici avec mélancolie des destins qui divergent, de ce qui sépare les gens et des expériences communes qui les rapprochent. Biographie de l'auteur Née en 1957, Chi Li a exercé la médecine pendant plusieurs années avant de se consacrer à l'écriture. Elle est considérée comme l'auteur le plus représentatif du courant néoréaliste chinois. Son oeuvre est publiée en France par Actes Sud.
Présentation de l'éditeur Inspiré du mythe biblique de la création, ce roman est divisé en sept chapitres. Sept jours pendant lesquels dérivera la mémoire avant de trouver le repos des réponses espérées. Yang Fei, le narrateur de ce livre, vient de trouver la mort dans une explosion. Seul au monde depuis la disparition de son vieux père, sans un sou, Yang Fei arrive sur l'autre rive sans avoir pu bénéficier d'une sépulture. Comme beaucoup d'autres, il est donc condamné à errer dans cet au-delà paisible où certains espèrent encore la soudaine fortune des leurs, quand d'autres savent depuis toujours que la misère ou la solitude les consignent à jamais dans cet entre-deux. En ces lieux clairs, où les squelettes des plus anciens "résidents" côtoient les silhouettes encore humaines des derniers arrivés, Yan Fei reconnaît des êtres aimés depuis longtemps perdus. Il parvient ainsi à revoir sa plus belle histoire d'amour, à donner quelques réponses à certains, et à revisiter peu à peu toutes les étapes de sa courte vie. Mon corps est comme un arbre au repos tandis que ma mémoire court lentement comme un marathonien dans ce monde disparu. Ceci fait, et avant de poursuivre son infini chemin dans un calme inconnu, il retrouve son père et lui fait ses adieux. J'ai l'impression d'être un arbre revenu à la forêt, une goutte d'eau revenue à la rivière, un grain de poussière retourné à la terre. Yu Hua fait preuve ici d'autant d'aisance narrative, d'humour et d'émotion que dans ses précédents ouvrages mais, en situant ses personnages dans un monde de douceur alors que leurs souvenirs nous renvoient souvent à la brutalité de la société chinoise d'aujourd'hui, il atteint avec ce livre une dimension poétique jusqu'alors inexprimée dans son oeuvre. Car le regard de ces morts déambulant dans une nature peuplée d'arbres et d'oiseaux est d'une poésie telle qu'il transporte le lecteur dans un univers d'une beauté prégnante.
Dans ce roman quasi burlesque, Chi Li ne se départit jamais de sa tendresse narquoise pour Wang Liegou, antihéros tiraillé entre un désir de meurtre frustré et les aléas de l'Histoire chinoise.
L'Asie du Sud, qui dispose de deux des plus grands bassins hydrographiques de la planète, est l'héritière d'une longue histoire urbaine. De nombreuses villes saintes, considérées comme les demeures de forces divines, se sont développées sur des rives également propices à l'installation de capitales et à l'essor de centres de commerce. A travers l'analyse de sept couples villes/fleuves, des plaines du moyen Indus au Pakistan (Sehwan Sharif) à celle du Brahmapoutre en Assam (Guwahati), de la vallée du Gange et de la Yamuna (Bénarès et Delhi), à celle de la Vaigai en Inde du Sud (Maduraï) en passant par le bassin de la Narmada, en Inde centrale (Amarkantaka et Omkareshwar), l'ouvrage explore la multiplicité des visions et des émotions qui continuent de susciter des pratiques et des aménagements spécifiques sur les berges urbaines. Ce volume collectif propose une réflexion pluridisciplinaire sur cet héritage singulier, aujourd'hui menacé par l'explosion démographique et par la pollution, et sur les perceptions contemporaines contradictoires des dévots et des touristes, des populations locales et des décideurs nationaux, des habitants de bidonvilles et des citadins des classes moyennes.