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Du hard rock aux skinhead. Dix ans d'une vie à l'envers (1983-1993)
Pineau Frédéric
GINKGO
14,00 €
Épuisé
EAN :9782846795005
Du Hard Rock aux Skinheads est consacré à un monde urbain particulier bien connu (et mal connu) du grand public qui, depuis toujours, l'entoure d'un halo de crainte et de fascination. Sous la plume alerte de Frédéric Pineau, ce livre nous plonge dans monde complexe et peuplé de figures souvent impressionnantes, lié à une certaine musique, aux fanzines (revues), aux concerts houleux, aux rivalités de clans et bien-sûr à une violence omniprésente. Ce récit de souvenirs, captivant et destiné au monde "extérieur" n'est pas une dénonciation, ni même un constat d'échec. Il doit être vu pour ce qu'il est et tel que son auteur le repense : une formidable histoire (au sens original du terme) et une expérience inoubliable qu'il considère aujourd'hui encore avec émotion. Présenté de manière chronologique, il est enrichi de photographies et illustrations, ainsi que d'un glossaire et même d'un "arbre généalogique". Nous ne connaissions pas vraiment les Skinheads.
Chevilly et Larue sont deux petits villages qui en 1870, comptent seulement 374 habitants pour une surface de 14 ares, soit 5 ares autour de l'église de Chevilly et 9 ares aux abords de la mairie de Larue. Les habitations sont peu nombreuses et se regroupent essentiellement autour de l' église et tout au long de la rue qui longe la mairie. On y trouve aussi un château (pavillon de chasse), planté sur un terrain de 30 hectares. " Les tirailleurs, toujours en tête, franchissent les 1ères clôtures de l'Haÿ, et en chassent les quelques défenseurs. Ils ont appuyés par la batterie du capitaine Foncin, en avant des Hautes Bruyères, qui ouvre le feu à 600 mètres sur les maisons de l'Haÿ les plus proches, d'où les silésiens, voyant arriver le 9e de marche ont ouvert un feu nourri et, pour le moins, meurtrier. Profitant de quelques couverts du terrain, nos soldats reussissent à gagner les 1ères clôtures de l'Haÿ, et à en débusquer les défenseurs."
Participer à toutes les tâches de la défense du territoire national, sans pour autant renoncer à la féminité, tel était le défi que se lancèrent des centaines de milliers de femmes de l'entre-deux guerres jusqu'à juin 1940. Autour de figures à présent oubliées comme Marie Léonie Génin, Edmée Nicolle, Adrienne de Carbuccia, Madame de Junca..., elles s'organisèrent en formations qui n'eurent rien à envier par leur professionnalisme aux militaires ou aux administrations d'Etat. Par l'appui qu'elles leur apportèrent, ces infirmières, infirmières de l'air, conductrices, assistantes sociales, auxiliaires, administratrices... permirent à des milliers de civils ou militaires, au cours de la campagne de 1939-1940, d'être évacués, soignés et réconfortés. Ce volume illustre leur travail à travers les organisations (SSBM, ADF, UFF, IPSA, SSA, SAUFF, etc.) qui allaient être regroupées après août 1940 sous l'unique bannière de la Croix-Rouge française.
Biographie de l'auteur Frédéric Pineau est historien et spécialiste des techniques de l'information et de la documentation, diplômé de l'Institut national des sciences et techniques de la documentation (INTD) du Conservatoire national des Arts et Métiers de Paris (CNAM). Il est l'auteur de plusieurs beaux-livres dont Femmes en guerre, 1940-1946 (ETAI, 2013).
Décrypter un uniforme féminin n'est pas chose aisée, car il existe très peu d'études sur les uniformes et les insignes portés par les femmes en uniforme, tant civiles que militaires. Les seuls travaux existant à l'heure actuelle, tout du moins pour la France, sont le résultat d'années de travail et de recherche effectuées par l'historien Frédéric Pineau. Des cantinières du second Empire aux AFAT (auxiliaires féminines de l'armée de terre) de la Libération ce sont des milliers de silhouettes qui ne sont plus comprises aujourd'hui. En effet, bonnet de police et vareuse à quatre poches ne riment pas forcément avec AFAT ; en noir et blanc une femme en tenue d'infirmière n'en est pas forcément une. Dans cet ouvrage, plus de 70 visuels de 1852 à 1945 vont donc vous éclairer et vous guider dans un monde nébuleux et complexe, en vous donnant les principaux codes de repérage et quelques clés de compréhension.
Bienvenue en République populaire démocratique de Corée. La plus étrange des destinations, l'état le plus isolé au monde. Pendant une année, notre famille a été domiciliée au com-pound diplomatique, Munsundong, Taedonggang district, à Pyongyang. Nous avons pu soulever un coin du rideau, nous glisser dans le décor, et nous vous proposons de nous suivre dans cette exploration surréaliste et souvent drôle. Libres de conduire et de circuler seuls dans la capitale la plus mystérieuse du monde, nous rapportons dans nos textes des moments forgés par un choc culturel de puissance 12 sur l'échelle de l'absurde. Une banale partie de tennis, l'achat de nouilles, une réunion de travail, un cours d'anglais, une simple conversation... Tout prête là-bas à rire ou à désespérer. Notre petite histoire s'est également frottée à la grande, quand Kim Jong-il est mort, plongeant le pays dans un deuil "terrible". Nous vous embarquons pour une traversée du miroir, au son des chants de soldats ouvriers, des mégaphones grésillants et des roues des trottinettes de Colin et Maxime, nos enfants, sur les pavés de Pyongyang.
Tandis que les pays riches restent depuis cinq ans obnubilés par "la crise" qui, par ses turbulences inattendues en haute altitude, trouble un peu l'expansion de l'opulence à laquelle ils sont habitués, et que la Chine pour sa part semble atteindre un palier de transformation dans sa prodigieuse croissance, l'Afrique connaît à bas bruit une mutation positive où s'esquisse une émergence qui étonnera le monde. Les plaies endémiques de ce continent (maladie, pillage, guerres, corruption, etc.) reculent tandis qu'une croissance soutenue amorce un chemin de réel développement pour une population en passe d'égaler avant longtemps celle de la Chine ou de l'Inde. Plus significatif encore, le morcellement qui a toujours fragmenté ce continent commence à le céder à une extension rapide de toutes les formes de mise en réseau, tandis que les effets d'une vaste diaspora tissent partout des liens vivaces avec le reste du monde. L'Afrique, dernière venue dans l'immense mouvement tectonique d'émergence qui transfigure le monde depuis un tiers de siècle, apporte à l'humanité l'énergie d'un renouveau avec lequel il faudra compter, et dont les promesses invitent à passer envers elle d'une culture de l'aide à une éthique de la synergie.
Extrait En ce vingt-huit avril deux mille, à quatre heures de l'après-midi, le ciel s'était tellement assombri qu'on aurait dit qu'il faisait déjà nuit, comme pendant une éclipse, une panne de l'univers. L'orage se faisait attendre comme une diva. La foule regardait passer tous ces gens célèbres, tous ces artistes à lunettes noires qui se pressaient maladroitement dans ce cimetière comme d'étranges aveugles qui cachent leurs larmes ou leur indifférence. De belles dames en hauts talons trébuchaient sur les vieux pavés du Père-Lachaise; tels des flamants roses en deuil. Toute cette troupe bringuebalante suivait un corbillard de luxe, Cadillac amortie, douce, silencieuse, et qui emmenait une des plus jolies, des plus jeunes et des plus prometteuses actrices du cinéma français, vers le trou béant de l'éternité, pour une place au box-office éternel. Oh ! il en avait vus d'autres sur ses vieux pavés le Père-Lachaise, lui, le cinq étoiles de la mort, depuis qu'on avait enterré une petite fille de cinq ans en 1804, et que tout ce qui était mort de plus célèbre après l'avait suivie... Elle était morte dans son sommeil, sans aucune raison, la veille ; et le médecin légiste qui avait autopsié ce corps superbe en transpirant comme s'il avait touché le corps de Cléopâtre, n'avait rien trouvé qui eût pu expliquer ce décès ; une autopsie blanche selon le jargon de la profession. Elle était morte comme Ophélie, en pleine jeunesse et en pleine beauté; elle allait descendre la rivière entourée des larmes d'Hamlet et d'un public avide d'histoires vécues. Au moment de l'inhumation, le cercle des proches ne comportait que des gens de cinéma : producteurs, metteurs en scène, acteurs, attachés de presse, envoyés spéciaux dont la spécialité était surtout de prendre en photo les larmes des vivants et le sourire des morts. Le cimetière se vida par petits groupes de simples promeneurs dans cette jolie petite ville où les maisons ne sont que les lotissements de la mort. Bientôt tous les journaux et les magazines évoquant le décès de Simone Vitelli se retrouveraient chez les coiffeurs et dans les salles d'attente des dentistes pour quelques mois encore; puis d'autres stars, d'autres drames les remplaceraient et la star se chiffonnera comme une poupée de papier, figée dans son sourire, au Festival de Cannes de l'année d'avant... avant...
Charles Wiener (1851-1913) occupe une place particulière parmi les explorateurs du XIXe siècle. Né en Autriche, et installé avec sa famille à Paris, Charles Wiener s'intéresse très tôt aux civilisations précolombiennes. C'est donc à l'âge de 24 ans qu'il entreprend son premier voyage dans les Andes, prélude à une longue carrière d'explorateur et de diplomate au service de la France. Entre 1875 et 1877, il arpente ainsi le Pérou et la Bolivie à la recherche des civilisations précolombiennes, que l'on ne connaissait à l'époque que fort peu. Voyage au Pérou et en Bolivie, publié en 1880, nous livre de passionnantes informations sur les régions traversées et les populations rencontrées. Ce récit, associe de manière originale la description savante et l'aventure au sens propre du terme (courses-poursuites à cheval, attaques de bandits de grands chemins, duels aux revolvers). On y apprend aussi comment, 35 ans avant sa découverte officielle, Wiener tenta de localiser et d'explorer une cité mystérieuse dont il avait entendu parler : Machu Picchu. Aujourd'hui réédité avec la plupart des superbes illustrations d'origine, Voyage au Pérou et en Bolivie, est un précieux témoignage sur le monde latino-américain à l'aube de l'ère industrielle. Il est accompagné d'une introduction de Pascal Riviale, spécialiste de l'histoire de l'américanisme.