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Qohéleth. Le parti pris de la vie
Pinçon Bertrand
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204093675
Vanité des vanités, tout est vanité!", "Rien de nouveau sous le soleil!" Qui ne connaît ces expressions? Mais a-t-on lu en entier le petit livre d'où elles proviennent? Le livre de Qohélet ne ménage pas ses critiques sur la manière de gérer les biens matériels, de transmettre son patrimoine, d'obéir à ses supérieurs, de rendre un culte à Dieu, d'entretenir des relations avec son conjoint, de vivre sagement... Son auteur dénonce l'absence de récompense face aux efforts déployés, la connaissance restreinte de l'homme sur son avenir, son action limitée dans le monde, la valeur relative de la sagesse, le non-sens apparent de la vie et, finalement, la mort qui anéantit tout sur son passage. Mais des instants de bonheur lui redonnent espoir: manger, boire, prendre du bon temps avec son conjoint, se faire plaisir et, par-dessus tout, faire confiance à Dieu. Qohélet ne répète pas un enseignement tout fait. Avec réalisme, il observe et il témoigne de sa propre expérience de la vie. Trouver de la joie en ce monde et accepter d'accueillir la vie comme elle vient, à la manière d'un don de Dieu, telle est pour lui la leçon de sagesse qui vaut la peine d'être transmise à la postérité.
On ne présente plus Monique et Michel Pinçon-Charlot, célèbres sociologues spécialistes des inégalités sociales.Livres, BD, documentaires jeunesse... tous les moyens sont bons pour vulgariser leurs travaux !Kapital ! est bien plus qu'un jeu de société, c'est tout simplement le premier jeu de sociologie critique. Il permet de comprendre d'appréhender et même d'expérimenter les mécanismes sociologiques de la domination, avec un jeu de plateau aussi drôle que palpitant, mis en image par le dessinateur Etienne Lécroart.En famille ou entre amis, de 9 à 99 ans, un jeu à mettre entre toutes les mains pour voir le monde tel qu'il est... et avoir envie de le changer !Alors à vous de jouer, pour tenter de gagner... la guerre des classes !
Résumé : Ni roi, ni prêtre, ni prophète, Ben Sira est simplement un croyant qui prend le temps de s'intéresser à la recherche d'un bien-être de vie, à la quête du bonheur, à la délicate gestion de nos relations humaines, de notre patrimoine, à la prière. Un sage d'Israël qui parle à notre temps.
Qui dit grandes fortunes ne dit pas seulement argent. Lorsqu'elles sont anciennes, les fortunes économiques et financières sont aussi synonymes de culture et de sociabilité ; elles se trouvent au mur des réseaux très denses, familiaux et extra-familiaux, aux ramifications internationales et aux échanges intenses, si bien qu'elles sont, en quelque sorte, mises en commun. Entretiens avec des représentants de ces familles, observations dans les lieux chics de la France, les châteaux et les villas balnéaires, recours aux informateurs les plus divers, des directeurs de palaces aux gestionnaires de fortunes privées : Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ont soigneusement démonté les rouages de cette cumulativité des fortunes et de cette quasi-collectivisation chez les possédants. Un classique de la sociologie.
Quelle sagesse pour le monde qui vient ? Cette question sonne comme une interpellation, voire une provocation. Et les sages d'Israël ne sont habituellement pas les écrivains inspirés les plus fréquentés des lecteurs de la Bible. Ces écrits ne figurent pas parmi les livres les plus étudiés, ni les plus commentés ou priés... Loin de là ! Cela est bien dommage au regard des questions existentielles qu'abordent de front ces écrits à haute valeur universelle, offrant au lecteur contemporain, en ces temps inédits et inquiets que nous traversons, un terrain propice de dialogue avec les croyants d'autres traditions religieuses. Le temps n'est-il pas venu de réhabiliter la sagesse comme un art de vivre le moment présent ? Qu'est-ce que la sagesse biblique a encore à faire connaître aux croyants juifs et chrétiens, à ceux d'autres traditions religieuses mais aussi aux agnostiques et aux athées de notre époque ? Quel message nouveau recueillir de ces écrits, venus parfois du fond des âges, pour nous instruire et nous inspirer en ces temps incertains, marqués par tant de signes de souffrances et d'inquiétude, temps meurtris par nombre d'épisodes de violence récurrente provoquée notamment par des fondamentalistes religieux ? Plus encore, quelles voies pertinentes de sens et d'intelligence offrir à ceux qui sont tentés de rejeter en bloc les religions au nom d'un prétendu obscurantisme, voire de les opposer frontalement en les dénigrant par des représentations irrespectueuses ou des généralisations toutes faites ? Au fond, toutes ces questions se résument en une seule : quelle sagesse de vie pour penser et espérer le monde qui vient ?
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.