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Ernest Pignon-Ernest. Face aux murs
Pignon-Ernest Ernest
DELPIRE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782851072535
Il y a des artistes qui travaillent dans le calme de leur atelier, qui ne sortent de leur tour d'ivoire que pour une exposition qui leur est consacrée. Et puis il y en a d'autres, dont l'oeuvre concerne un public aussi vaste que possible. Pour le joindre, ce public, aussi varié qu'il soit d'âge et de culture, ils n'hésitent pas à aller vers lui, à parler sa langue, à le frapper dans ce qu'il a de plus vif, de plus spécifique. Ernest Pignon-Ernest est de ceux-là. Il en est même l'archétype, car il pousse la démarche à son point extrême. Il va chez l'homme à qui il a décidé de parler. Il va chez lui. Dans sa rue. Et le dessin qu'il a préparé dans son atelier et qui porte son message, il le colle lui-même sur le mur de la maison qu'il a choisie. Le message est ainsi exposé. A tous les vents, à tous les passants. Il est concentré en un lieu qui se multiplie dans la ville. C'est ce qu'un homme, Ernest Pignon-Ernest, dit aux autres hommes. Et qu'il s'agisse d'une rue où jouent les enfants, à Naples ou à Ramallah, d'un marché aux légumesou d'un escalier qui mène à un monument, il est vu, accepté, compris. Ernest Pignon-Ernest sait ce qu'il veut dire. Et il le dit avec une force qui n'a pas d'équivalent dans la peinture contemporaine. Avec une concision et une qualité de trait digne de la haute époque.
A vingt-cinq ans à peine, Ernest Pignon-Ernest est le premier artiste au monde à réaliser une ?uvre qu'il n'expose pas dans un musée mais qu'il reproduit sur des murs, des rochers, des palissades? Il fonde ainsi l'art urbain et marque lieux et paysages de sa vision poétique.
Résumé : Par les sérigraphies ou dessins qu'il colle sur les murs des villes, Ernest Pignon-Ernest met en évidence ce qui s'y voit comme ce qui ne s'y voit plus. Pour provoquer la pensée et la mémoire, il cite El Greco comme Le Caravage, Luca Giordano comme Rubens ou Ingres. Ces citations sont des détails de leurs oeuvres qu'il récupère ou "corrige", qu'il "traduit" pour que, sur telle ou telle façade, ils trouvent la place qui devait être la leur. Les dessins d'Ernest Pignon-Ernest ouvrent des parenthèses dans les murs pour que s'éveille la conscience.
Pignon-Ernest Ernest ; Velter André ; Espinosa Kar
Résumé : Ernest Pignon-Ernest rend hommage à Pier Paolo Pasolini pour le 40e anniversaire de son assassinat le 2 novembre 2015 en investissant les lieux fétiches du poète à Rome, Ostie et Naples.Son dessin entend raviver la mémoire et proclamer que le temps du deuil ne peut être accepté : la mort de Pasolini étant toujours une écharde à vif dans nos consciences.
Ernest Pignon-Ernest multiplie les interventions par les rues et sur les murs des villes en compagnie de poètes irréductibles, porteurs de révoltes et d'utopies. Par le verbe et l'action, André Velter est entré en résonance avec cette aventure qui met la poésie à l'épreuve du monde et des hommes. Notes Biographiques : Poète, essayiste et homme de radio, André Velter met en résonance les poésies du monde entier. Il a rédigé la collection "Poésie/Gallimard" de 1998 à 2017 et a reçu de nombreux prix littéraires, dont le Mallarmé en 1990 et le Goncourt-Poésie en 1996 pour son oeuvre poétique. Depuis les années 1960, Ernest Pignon-Ernest est l'auteur de créations de rue engagées à travers le monde réussissant à concilier une exigence éthique avec une expression artistique singulière et novatrice. Au point que certaines de ses images (Les Fusillés de la Commune et son Rimbaud vagabond notamment), sont devenues de véritables icônes des temps modernes.
En 1955, Robert Frank sillonne les Etats-Unis. Appareil photo à la main il immortalise les instants de vie des Américains qu'il croise sur sa route : une serveuse dans un diner, un homme tatoué en train de faire la sieste, des ouvriers au travail, un cireur de chaussures, des fêtards, des amoureux, des motards, la route elle-même... Il ne s'agit pas d'un reportage mais d'un ensemble de notes prises sur le vif : Robert Frank fait naître une nouvelle iconographie où des visages anonymes s'amalgament au bord de routes tristes, dans les excroissances urbaines ou les vides d'un territoire démesuré. Les lieux et les visages pris à la volée sont souvent flous, la composition est parfois décentrée. La fréquence et la profondeur des noirs creusent les images, leur conférant un pouvoir d'abstraction. Pour la première fois en 1958, une sélection de 84 photographies en noir et blanc est publiée par Robert Delpire... dans l'indifférence générale. Jugé triste, pervers, voire subversif à l'époque, le livre devient progressivement un classique de la photographie. 60 ans après sa première publication, l'ouvrage, toujours très actuel, reparaît dans une édition revue et corrigée par Robert Frank lui-même. Couverture, format, papier et traitement des photographies ont été modifiés et se rapprochent de l'édition américaine. La préface de jack Kérouac bénéficie d'une nouvelle traduction de Brice Matthieussent.