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Métamorphose(s)
Pigeaud Jackie
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753510531
Ces Entretiens sont attachés à un lieu, qui leur donne son nom: La Garenne Lemot, une villa néo-classique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation de la Toscane. En cet endroit l'on peut parler de beauté et de grâce, mais aussi, comme nous l'avons fait, de tolérance et d'amitié. Ces Entretiens sont annuels. Le lieu est essentiel. Il communique un charme et une grâce qui ouvrent à la beauté. Il engage à l'absence de raideur que nous avons rêvée, chacun à travers nos disciplines et nos imaginaires. C'est d'ailleurs ainsi que nous entendons ces Entretiens. Des sujets vagues, dirait-on, des lieux communs, mais affrontés avec rigueur. Il y a longtemps que nous nous exerçons à ce que j'appelle l'élucidation critique des lieux communs de l'imaginaire. Nous sommes très loin de tout dogmatisme. Nous sommes invités, comme les historiens de l'imaginaire que nous voulons être, à prendre les chemins de nos disciplines, à les regarder se rencontrer, Il est difficile d'organiser une présentation. Chercher une conclusion est impossible. Le lecteur est invité à la table de La Garenne. Cette année-là il s'agissait de Métamorphoses. Je pense qu'il y aura matière à rêver.
Résumé : Ce livre est le compagnon inséparable de la Maladie de l'âme. Il a une finalité : donner, de manière la plus claire possible, ce qui va être pour des siècles l'outillage de la réflexion des médecins sur la folie. L'histoire de la médecine est, pour une grande part, jusqu'à une période assez proche, une histoire des textes et de leur interprétation dans laquelle philologie et médecine collaborent. Le sens de manie est délicat. C'est le terme le plus général pour indiquer la folie. Mais, au cours du temps, la manie est devenue une maladie bien définie dans l'usage médical ; de telle sorte qu'il faut toujours prendre garde au contexte et à l'époque où l'on se trouve. Parfois le sens large et le sens technique peuvent coexister. L'auteur pense déjà à Philippe Pinel, le fondateur, au tout début du XIXe siècle, de ce qui s'appellera la psychiatrie. On trouvera traduits et analysés les textes fondateurs de la médecine antique, mais aussi, accompagnant inévitablement la réflexion sur la folie, la question de la phantasia, renouvelée à l'époque hellénistique, et celle du traitement qui ne pouvait éviter un examen de la catharsis aristotélicienne.
L'auteur étudie ici la relation de l'âme et du corps, considérée d'un point de vue pathologique, dans la tradition médicale et philosophique antique. Il dégage, à ce propos, l'importance du dialogue entre médecins et philosophes pour la répartition du savoir, met en évidence le dualisme de l'âme et du corps qui s'impose finalement contre les tentatives monistes. Il montre l'importance de la maladie de l'âme dans l'histoire de notre culture. Il existe plusieurs définitions de la maladie de l'âme. Mais c'est la définition stoïcienne de cette maladie comme passion qui va triompher. Les problèmes de la maladie de l'âme pèsent encore sur la psychopathologie moderne et Pinel en a hérité. L'étude du rapport de l'éthique et de la médecine est fondamentale si l'on veut étudier ensuite l'histoire de la folie à laquelle la compréhension de la maladie de l'âme est une propédeutique nécessaire.
Résumé : On présente ici un ensemble de travaux consacrés à une discipline que l'on propose d'appeler histoire de la pensée médicale : par là, nous voulons marquer que notre but est de nous livrer non pas à une histoire de type " positiviste " de la médecine, mais à une reconstitution de l'imaginaire des médecins ; c'est ce que Galien appelait philosophie médicale. On a préféré retenir le titre Poétiques du corps, pour faire droit à tout l'imaginaire que recèle cette visée, car ce qui est décrit ici ce sont les efforts de l'imagination réglée par une pratique, la définition d'une pensée créatrice et qui prétend à l'autonomie. La seconde partie de l'ouvrage regroupe des travaux qui éclairent la survie des textes médicaux antiques aussi bien dans le courant hippocratique que dans la constitution, au XIXe siècle, de la psychiatrie française.
1792 : Philippe Pinel, médecin-chef de l'asile d'aliénés de Bicêtre, libère ses patients, pour la plupart enchaînés depuis trente ou quarante ans. Plus de saignées ni de purges, mais de fréquents entretiens avec les malades, dont le diagnostic s'effectue désormais à l'aide des nouvelles classifications répertoriées par Pinel. Sa pratique et ses avancées théoriques sont les principaux ferments de la rupture qui donne naissance à la psychiatrie et voit la médecine conquérir le domaine des " maladies de l'âme ", jusque-là dévolu aux philosophes. Ni biographie intellectuelle ni essai, cet ouvrage explore l'ensemble des tâtonnements et des doctrines dont se nourrit l'?uvre de Pinel, dans la perspective d'une histoire de la longue durée, attentive à la lente maturation des idées médico-philosophiques depuis l'Antiquité.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.