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Les chrétiens et l'affaire Dreyfus
Pierrard Pierre
ATELIER
18,55 €
Épuisé
EAN :9782708233904
L'affaire Dreyfus, (1894-1899), " cette culmination mystique " selon Péguy, constitue un formidable révélateur de l'état du christianisme français de la fin du XIXe siècle. Pourquoi trouve-t-on les protestants aux côtés du capitaine dégradé, alors que les catholiques dénoncent sa " trahison " ? Pourquoi un tel aveuglement devant l'injustice ? Cet ouvrage met à jour les ressorts profonds de l'antisémitisme catholique de l'époque alimenté par l'arsenal de la Bonne Presse. Le Pélerin, La Croix, Les Croix locales déclinent à longueur de colonnes les deux arguments massue qui condamnent Dreyfus : sa trahison, comme celle de Judas, s'inscrit dans la ligne de l'histoire juive ; l'acharnement des dreyfusards provient d'un puissant " syndicat judéo-protestant-maçonnique " soutenu par les ennemis de La France. A l'inverse, la grande majorité des protestants soutiennent Dreyfus en se référant aux Evangiles... De ce naufrage moral émergent quelques courageux catholiques dreyfusards bravant, au nom d'une religion de l'amour, les flots de sottise et de haine. Très documenté, le présent ouvrage témoigne de l'usure du tissu catholique en France, à l'aube du XXe siècle. On ne peut s'empêcher de penser à Vichy, quarante ans plus tard...
Résumé : Tout le monde se souvient de l'immense rumeur qui, en janvier 1995, suivit la destitution, par le Vatican, de Jacques Gaillot, évêque d'Évreux depuis treize ans, et sa réduction au " titre " épiscopal de Partenia, ville fantôme du désert d'Afrique du Nord. Certains ne voulurent voir dans ces journées fortement médiatisées qu'un épisode, promis au prompt oubli, de l'Histoire de l'Église. Alors qu'il s'agissait d'un véritable événement, fortement révélateur, dont les effets, sept années plus tard, sont toujours perceptibles. Au-delà du personnage, Jacques Gaillot, dont la réhabilitation pleine et entière s'impose toujours, cet événement continué devrait amener l'Église à deux types de révision l'un concernant son fonctionnement, qui reste tributaire de la hiérarchisation centraliste de Rome ; l'autre touchant à sa capacité d'écoute d'un Peuple qui se veut responsable, et les voix, qui s'élevèrent si haut et si fort au début de l'année 1995, cherchent vainement, aujourd'hui, à se faire entendre. Contre les effets, dévastateurs de l'oubli, le présent ouvrage retrace l'histoire de Jacques Gaillot avant, pendant et depuis son épiscopat à Évreux. Il veut mettre en lumière la pérennité de son engagement au service des oubliés de l'Église et de la société, et la force attractive de son charisme de porteur universel de l'Évangile.
La région du Nord connaît, au XIXe siècle, une mutation économique sans précédent, avec ce qu'il est convenu d'appeler la première révolution industrielle. Cependant, on ne peut dire que la vie quotidienne de la majorité des gens soit alors fondamentalement bouleversée. Sans doute la manufacture et la mine rompent-elles avec les rythmes ancestraux mais le travail à domicile reste largement pratiqué et la vie rurale se modifie peu. De plus, les changements économiques n'affectent guère les mentalités. Riche ou misérable, la maison du Nord est toujours le refuge de familles nombreuses et accueillantes. La rue conserve son pittoresque. La civilisation reste éminemment festive. Quant à la vie spirituelle, elle demeure le produit de l'indissociable alliance de la foi chrétienne et de la superstition, du goût de la vie et de la terreur de la mort. Originaire de Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire d'histoire à l'Institut catholique de Paris et président de l'Amitié judéo-chrétienne de France. Sa thèse de doctorat, La Vie ouvrière sous le second Empire, devait décider de la double orientation de ses recherches. L'histoire sociale et religieuse de la France, d'abord : il est l'auteur de L'Eglise et les ouvriers en France (deux volumes, 1840-1940 et 1940-1990) et de La Vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle ; l'histoire du Nord ensuite, auquel il a consacré plusieurs ouvrages qui lui ont valu le Grand Prix de la ville de Lille en 1972, et le titre de chevalier de la Légion d'honneur en 1983.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.