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Station Rome
Pieri Vincent
MERCURE DE FRAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782715233249
Extrait Mercredi 6 décembre. Station Rome, 7 h 53 Ils défilent, les uns après les autres, tous un peu pareils, pressés, anxieux. Le même spectacle, aujourd'hui comme hier, le même ballet. La sonnerie retentit, ils s'engouffrent dans le wagon surchauffé, avec précipitation, comme si leur vie en dépendait. Les portes claquent. Un bruit sec. Et ils s'en vont, le visage collé à la vitre, le regard perdu au fond d'eux-mêmes. Je les regarde s'agiter, ils ne me voient pas. Une valse matinale d'une heure et demie. Les métros qui s'enchaînent dans un bruit assourdissant, toutes les deux minutes. Les voyageurs happés par la lumière blanche, aveuglante du wagon, puis précipités dans le noir, le tunnel. J'aime ce moment. L'impression d'être au milieu du monde, avec les vivants. L'impression d'exister encore. J'aime cette heure qui me fait oublier ma nuit, les ténèbres que je viens de traverser. La plupart des hommes qui passent sont costumés, rasés de près, étouffés par leur cravate. Les femmes sont maquillées et dégagent une forte odeur de parfum. Moi je pue, malgré la douche froide qu'ils m'ont obligé à prendre hier. Ils sont tous là, devant moi, prêts à entrer en scène dans une angoisse palpable. Mais leurs masques ne tiennent pas encore. Une jeune femme en tailleur-pantalon, les cheveux arrangés et le visage peint avec grand soin, ne réussit pas à étouffer ses bâillements. Une autre assaisonne de rouge à lèvres le croissant qu'elle dévore. Un jeune cadre, costume impeccablement repassé, serviette en cuir, prend la pose, Les Échos bien en main, essaie de se concentrer sur un article et pique du nez. Tous tentent de sortir de l'ombre à coups de basse scotchés aux oreilles, mais la nuit est là qui marque encore leur visage, et chacun de leur geste. Et lorsqu'ils sont ainsi démunis, affaiblis par leurs cauchemars, je les aime. Peut-être parce qu'ils me ressemblent. Je suis dans les brumes de ma nuit. Je me suis fait ramasser par les gars du Samu. On ne m'y reprendra plus. Ils m'ont emmené à Nation, à la cour des Miracles. La cour des Miracles, c'est comme ça qu'une vieille cloche de Pigalle l'appelait, le centre. Il doit être mort maintenant, avec les litres de vinaigre qu'il avalait. En termes de miracle, on a connu mieux. Ils m'ont récupéré boulevard Sébastopol. Des heures que je marche, que je lutte contre l'engourdissement, contre le froid qui s'empare peu à peu de chacun de mes membres. Il faut tenir jusqu'à 5 heures 20, l'ouverture du métro. Le vent glacé s'engouffre dans ma bouche, m'attaque les dents et me brûle les gencives. Il faudrait respirer par le nez; je n'y arrive pas bien. Mes doigts. La sensation qu'on les écorche à coups de lame de rasoir. Un camion s'arrête à ma hauteur. Je le reconnais mais fais comme si je n'avais rien vu. Une femme en sort, un thermos à la main. L'argument est trop fort, je stoppe ma course. Elle me sert un café brûlant et me tend une cigarette.
Ferry Vincent ; Galloro Piero-D ; Noiriel Gérard ;
Si le concept d'intégration est une idée de base des sciences sociales depuis le XIX° siècle, il est appliqué depuis une vingtaine d'années dans les pays européens essentiellement à destination des populations immigrées et de leurs descendants, produisant ainsi une série de discours, base de la réflexion et de l'action politique. Cet ouvrage, qui reflète la richesse des propos tenus par des chercheurs et des professionnels lors du colloque de Talange de mai 2004, analyse la construction de ce(s) discours, ses développements sémantiques, ses utilisations dans la société politique. Au-delà des conséquences du discours sur les législations actuelles et les rigueurs de leur application, en comparaison sur plusieurs pays européens, les textes reviennent sur la première déclinaison entendue du mot intégration, celle par le travail. Une prospective critique s'établit également autour de la place de la famille et des femmes de l'immigration. Les réflexions remettent en cause nombre de poncifs sur l'approche discursive de l'intégration des populations immigrées, les références à la nation comme entité homogène ou la citoyenneté.
Seutin Vincent ; Quertemont Etienne ; Bartsch Pier
Malgré les nombreuses études qui mettent en avant ses effets nocifs sur la santé, le tabac séduit aujourd'hui encore 24 % de la population européenne. Médicaments, cigarettes électroniques et patchs ne sont que quelques méthodes parmi d'autres pour aider ceux qui souhaitent se détacher de la cigarette. Mais sont-elles vraiment efficaces ? En répondant à 30 questions sur le sujet, ce livre vous aidera à y voir plus clair sur l'addiction au tabac, ses effets et les moyens de s'en débarrasser. Comment agit-il sur notre système respiratoire ? Le tabagisme passif est-il vraiment dangereux ? La cigarette électronique doit-elle nous inquiéter ?
Wright Vincent ; Anceau Eric ; Machelon Jean-Pierr
Résumé : Les notices individuelles fournissent une masse d'informations sur les origines familiales, les antécédents et les carrières postérieures, les opinions politiques et religieuses, les réseaux républicains et maçonniques, et les positions de fortune des préfets choisis par Gambetta pour administrer les départements. L'ouvrage brosse un saisissant tableau collectif d'une élite administrative puisée largement dans ces " couches nouvelles " qui nourriront abondamment les sphères dirigeantes de la Troisième République. Ce livre offre une ressource essentielle pour les spécialistes de l'histoire administrative, les historiens du républicanisme en France, ainsi que les chercheurs en sociologie historique. Précédé par une préface de Jean-Pierre Machelon, et par deux amples chapitres analytiques sur les travaux historiques de Vincent Wright et un " portrait de groupe " des préfets, cet ouvrage tout à la fois dense, rigoureux, et humain permet d'enrichir notre réflexion sur l'histoire de l'État, tout en rendant un ultime hommage à l'un des plus grands spécialistes de l'histoire de l'administration en France
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...