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Revue des Sciences Humaines N° 331, 3/2018 : Littérature et médias
Piégay Nathalie
PU SEPTENTRION
28,01 €
Épuisé
EAN :9782913761780
On s'est beaucoup interrogé sur les effets des médias et du à présent du numérique sur la lecture : comment modifient-ils la réception des textes et les conditions de la lecture ? Ce volume s'interroge sur la façon dont les médias sont représentés par la littérature mais aussi sur la manière dont les auteurs tiennent compte, dans leur oeuvre, du pouvoir qu'ils exercent sur la forme littéraire elle-même et sur l'écriture - sa temporalité, son rythme, ses enjeux. Il analyse aussi les postures que l'écrivain doit adopter face à la télévision, à la radio (pour laquelle il peut écrire), et à la diffusion des images et des écrits sur le Net. Qu'il s'agisse de Chevillard, de Houllebecq, de Bon ou de Pireyre, la forme est affectée par les médias. Provocation, humour, défense sont autant de positions que les écrivains adoptent face à ce discours et ce pouvoir médiatiques que la littérature a souvent considérés comme étrangers à son essence.
Résumé : Daniel de Roulet a rassemblé des portraits de vingt-trois écrivains, femmes et hommes, qui comptent pour lui. Il ne les aborde pas en critique littéraire, mais évoque des vies dans lesquelles l'écriture a joué un rôle décisif si ce n'est exclusif. Ces portraits très documentés dérivent souvent d'une anecdote, à partir de laquelle s'ancre une admiration, se pose une question inédite sur l'oeuvre. Ils sont présentés dans l'ordre chronologique des dates de naissance de leurs auteurs. Clandestins ils le sont parce qu'il s'agit de portraits non autorisés, écrits sans se prévaloir d'aucune autorité. Les auteurs présentés ne sont pas eux-mêmes des clandestins bien que certains d'entre eux, tel Cendrars, aient feint de ne pas connaître le tarif du voyage.
Niki de Saint Phalle, Louise Bourgeois et Annette Messager : trois femmes, trois artistes, trois vies. Trois histoires passionnantes que tresse Nathalie Piégay, dans l?imbrication de l?existence quotidienne et de l?aventure artistique. Elle dit leur solitude et la part de folie qui les pousse à faire ?uvre, tout en cherchant à comprendre quels liens s?établissent entre elles. Peu à peu elle découvre tout ce qui les relie : la maternité, la cruauté, la révolte, la féminité, mais aussi l?invention de personnages, le recours au tissu et à la couture, et bien d?autres motifs.Le récit se tisse comme une toile d?araignée pour révéler l?être intime de femmes qui ont inventé des univers très singuliers et puissants, reconnaissables entre mille, et qui nous bouleversent. Raconter l?histoire de ces trois femmes, c?est s?approcher au plus près de la création.Nathalie Piégay est écrivaine, critique littéraire et professeure ordinaire de littérature française moderne et contemporaine à l'Université de Genève.Elle a publié aux éditions du Rocher Une femme invisible (2018), La Petite Ceinture (2020) et Le Caillou noir (2022).
Résumé : Rebelle à toute définition, dénoncé et déprécié pendant des siècles, le roman domine aujourd'hui le champ littéraire. A quoi tient son incomparable pouvoir ? Pourquoi aimons-nous tant croire aux histoires, même invraisemblables, que les romanciers nous racontent ? Quel savoir, quelle expérience et quel plaisir particulier la lecture des romans nous procure-t-elle ? Qu'il soit réaliste ou fantastique, d'amour ou d'aventures, le roman, plus qu'aucun autre genre, satisfait un besoin archaïque de l'homme : celui de rêver et, par là, de sublimer son existence.
Dans Désarroi de notre temps et autres fragments sur la guerre, la philosophe humaniste Simone Weil (1903-1943), ressent les prémices du cataclysme mondial dans le désarroi social et moral des années 1930 avec la défaite des régimes démocratiques dans le marasme économico-social. Serions-nous à l'orée sombre d'une génération du désarroi dans les termes de Simone Weil ? A l'aube du XXIe siècle, entres peurs sociales, politiques, économiques, climatiques et épidémiques, dans l'héritage révoltant du terrorisme aveugle, le désarroi est tenace. Est-il une réponse indignée et présentiste aux périls les plus divers qui éprouvent notre modernité démocratique ? Or, le " désarroi n'est pas simplement une indignation, un choc ou un chagrin " ajoute Antoine Volodine, car la " parole littéraire " et le " rêve ", en dispositif de survie intellectuelle, contournent l'abîme du désarroi.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.