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La République. La force d'une idée
Picq Jean
SCIENCES PO
16,00 €
Épuisé
EAN :9782724627053
Appeler à ce que "vive la République ! ", c'est rappeler qu'elle peut mourir. La réduire à un slogan, c'est perdre de vue l'idée forte qui la guide : la recherche du bien commun. Ancrée dans la longue histoire européenne, cette idée n'a pas attendu la Révolution française pour s'incarner, sous sa forme moderne, dans les Provinces-Unies du XVIe siècle. Bien avant 1789, ce sont les révolutions anglaises et américaine qui ont fait émerger les grands principes de vie collective. En France, proclamée trois fois, la République a souvent vacillé, et il a fallu attendre la troisième du nom pour que les grandes libertés publiques soient instaurées. Il est important de garder à l'esprit cette histoire tumultueuse si nous voulons préserver l'héritage républicain. La République est fragile et doit sans cesse s'adapter : inscrire son avenir dans l'Europe, rééquilibrer ses institutions, inventer des modes de décision plus proches des citoyens, redonner à l'école sa puissance d'intégration, faire vivre la laïcité, répondre au défi écologique. Autant de chantiers politiques à venir.
S'appuyant sur l'histoire, le droit et la philosophie, ce manuel plébiscité depuis dix ans à Sciences Po est devenu un véritable cours de science politique qui offre toute la richesse de l'approche pluridisciplinaire et comparatiste, indispensable à la compréhension du politique et de l'Europe. Loin de se limiter à comparer les modes de construction de l'Etat dans les grands pays européens - auxquels s'ajoutent des modèles moins connus en France tel celui de la République nobiliaire polonaise (XVe-XVIIe siècle) ou les inventions politiques néerlandaises du Siècle d'or - ce manuel inscrit les histoires étatiques nationales dans celle de la civilisation européenne, proposant ainsi une manière inédite de retracer l'histoire de l'Etat en Europe, du Moyen Age à nos jours.
Jean-Luc Picq: Après des études de biologie à l'Université Paris 6, il obtient l'Agrégation de Sciences Naturelles et enseigne les Sciences de la Vie et de la Terre dans différents lycées de la région parisienne tout en menant un travail de chercheur au sein du laboratoire de Neuropsychologie et Neurobiologie du vieillissement cérébral de l'INSERM. Docteur en neurosciences, il est nommé Maître de Conférences à l'UFR de Psychologie de l'Université Paris 8 où il intègre le laboratoire de Psychopathologie et Neuropsychologie et enseigne les neurosciences aux étudiants de Psychologie, du L1 au M2. Ses activités de recherche sont axées sur le développement d'un modèle primate du vieillissement cérébral et des pathologies qui y sont associées, en particulier la maladie d'Alzheimer.
Avec ces Deux Miniatures, Jean-Yves Picq propose deux faces d'une même "pièce", deux formes courtes autour du thème de la terre originelle et du premier homme, l'une, L'Effacement, écrite au retour de séjours en Algérie, au Québec et en Palestine, soit le côté pile et grave du thème, et l'autre, Mobile Home, conçue pendant une résidence pluvieuse en Auvergne, dans un camping, qui en serait la face rieuse et farcesque. Dans la première, L'Effacement, le processus de toute colonisation est abordé, ou comment on déclare inhabitée une terre que l'on veut occuper. Mais que se passe-t-il avec les autochtones quand il s'avère qu'il y en a et qu'ils étaient là avant ? Jusqu'où les ignorer ? En les effaçant ? Mentalement ou par les armes ? Mais qui efface autrui s'efface lui-même ! Avec la seconde, Mobile Home, c'est sur un gazon synthétique et devant une de ces maisons dites mobiles peuplant désormais nos campings que se rejoue l'origine du monde et l'apparition du premier homme, un Adam bien urbain et dépassé, attendant désespérément son Eve. Le théâtre de Jean-Yves Picq emprunte les habits de la simplicité avec une langue économe, efficace, musicale, pour mieux user du détour et proposer une réflexion métaphysique : deux fables beckettiennes et drolatiques sur l'origine de l'homme.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.