Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une histoire touristique des côtes atlantiques Saint-Trojan-les-Bains, modèle de station oléronaise,
Pickel Chevalier Sylvine
INDES SAVANTES
17,50 €
Épuisé
EAN :9782361995171
L'histoire touristique est un récit qui commence la plupart du temps au XIXe siècle et traite de tous les aspects de l'évolution du tourisme. Cela concerne les touristes eux-mêmes, leur sociologie, les pratiques auxquelles ils s'adonnent, sans oublier les effets mode qui varient vite avec le temps. C'est aussi l'analyse des changements qu'opère la venue des touristes, en particulier dans l'urbanisme, le commerce et les organismes de loisir. Il existe des constantes en matière touristique. Ce qui induit des modèles de développement. L'histoire des grandes stations, comme Royan, La Baule ou Biarritz, est celle de leaders qui s'observent entre eux, mais aussi influencent les petites stations, très nombreuses, qui existent sur la côte atlantique. Saint-Trojan-les-Bains, en Oléron, est typique de l'évolution d'un village maritime, en l'occurrence ostréicole, plutôt à l'écart et même menacé de disparition à cause de l'avancée des dunes. Leur fixation par une forêt de pins renverse la situation et devient le déclic de la création d'une station balnéaire, reconnue aujourd'hui comme un modèle de réussite. Entre forêt, plages et marais, toutes les phases d'un siècle et demi de balnéaire s'enchaînent, avec cette caractéristique, voulue et organisée par la municipalité, que la station ne dévore pas le village mais au contraire s'appuie sur lui pour son expansion.
Le mythe de Marseille s'avère une construction du modernisme : c'est avec la révolution industrielle, les flux migratoires, l'empreinte coloniale et la violence des inégalités que s'est construit l'imaginaire si singulier de "la cité phocéenne". Seule ville mythique de France avec Paris, Marseille, dans sa misère et sa gloire, continue à nourrir une mythologie populaire, anarchique et sujette à de nombreuses manipulations médiatiques. Les études historiques, littéraires et artistiques rassemblées dans cet ouvrage, illustrées par des documents iconographiques, se présentent comme des contributions à une histoire culturelle de Marseille. Elles sont complétées par des témoignages historiques et artistiques et par des échanges sur les développements actuels du mythe, héritiers d'un modernisme inachevé, illustrant ainsi l'enchevêtrement du passé et du présent propre à la culture et à la politique culturelle ? de Marseille.
Et si le goût exquis que l'on prête si aisément au pédé (comme au nègre le sens du rythme, au juif celui des affaires, et à la femme "l'intuition"), si ce goût exquis qui fait de lui un meilleur coiffeur, styliste ou décorateur était justement ce qui fonde son actualité ? Jean Genet croyait les pédés incapables d'une pensée politique originale - mais disait ailleurs que toute esthétique suppose une morale. Cette esthétique fabriquée en 100 ans de définition par les autres (depuis l'invention de l'"homosexualité") et 30 ans d'auto-définition (depuis la "gay lib") pourrait-elle générer une éthique ? Cette éthique déterminer une attitude, une manière d'appréhender le monde ? Cette attitude aurait-elle des conséquences quotidiennes, des conséquences politiques, au sens le plus large du terme ? Alors, cette pédesthétique pourrait être le fondement d'une pensée active qui ne cède ni au repli de la communautarisation, ni aux reniements de l'intégration.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.