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Histoire de Redon. De l'abbaye à la ville
Pichot Daniel ; Provost Georges
PU RENNES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782753535077
La ville de Redon se trouve confrontée à un paradoxe. Le cartulaire de l?abbaye Saint-Sauveur, exceptionnel document carolingien (au moins pour sa première partie), a attiré l?attention à un tel point que son étude a un peu laissé dans l?ombre une histoire par ailleurs fort riche et digne d?intérêt. Sans pouvoir, ni vouloir tout couvrir entièrement une longue histoire, ce livre en offre un vaste panorama. Plus d?une vingtaine d?historiens et d?archéologues, tirant parti des travaux déjà existants mais allant le plus souvent aux sources, montrent comment l?abbaye fondée par Conwoïon a rayonné et a créé une ville, modeste peut-être mais fort active et qui a su jouer de sa position sur la Vilaine aux confins de plusieurs territoires. S?appuyant également sur un patrimoine riche et diversifié, les auteurs livrent une histoire écrite à la lumière des questionnements actuels. Le recours à une iconographie abondante et très largement nouvelle permet d?approfondir bien des sujets et de rendre la découverte plus attractive. L?occasion de retrouver un riche passé trop méconnu et de susciter de nouvelles recherches, en vue de mieux connaître une ville, un marais, un pays.
Résumé : Qu'est-ce que le village dans les régions d'habitat dispersé ? A l'heure où les médiévistes s'attachent à mieux comprendre les modalités de maîtrise de l'espace, d'organisation du peuplement et de regroupement des hommes au cours du Moyen Age, l'étude du monde de l'Ouest pose des problèmes très spécifiques. En conjuguant les apports des textes, ceux des plans cadastraux, de la toponymie, de l'iconographie et de l'archéologie, il est possible de mettre en évidence dans un Ouest comprenant la Bretagne, le Maine et l'Anjou, un processus de regroupement aux XIe et XIIe siècles mais qui n'aboutit qu'à un résultat partiel. De petits centres à caractère villageois s'agglomèrent surtout autour des noyaux ecclésiaux jusque-là souvent isolés, le phénomène étant d'autant plus marqué que sont présents des facteurs favorables : prieurés, bourgs et lotissement de cimetières. Malgré tout, ces noyaux ont du mal à s'imposer à toute une gamme d'habitats dispersés qui n'ont rien de résiduels où dominent les hameaux éventuellement dotés de chapelle. Même si ce regroupement profite du soutien des pouvoirs laïque et ecclésiastique soucieux d'encadrer les hommes, le village se présente comme un réseau complexe, résultat d'un équilibre fragile entre deux forces antagonistes. Cela n'empêche pas les hommes de bâtir sur un terroir bien défini une communauté dont la réalité, loin d'être négligeable, nuance quelque peu l'individualisme que l'on associe aux sociétés de l'Ouest. Nous sommes donc bien en présence d'un village mais qui échappe à l'image traditionnelle de l'habitat groupé : il s'agit en effet d'un village éclaté. Plus qu'une étude exhaustive difficile sur un aussi vaste territoire, ce livre tente de faire le point sur des recherches diverses et dispersées, et de proposer un modèle explicatif qui puisse servir de cadres à des travaux à venir.
Les sciences de la Mésopotamie, de l'Egypte et de la Grèce présocratique forment un ensemble cohérent, où les connaissances mésopotamiennes et égyptiennes (acquises sans véritable méthode) ont été reprises dans un esprit tout différent par la Grèce. A la Mésopotamie dont les plus grandes réussites scientifiques sont liées aux mystiques numérique et astrologique, à l'Egypte plus soucieuse d'esprit pratique, succède une science grecque qui se préoccupe moins d'accumuler les résultats "positifs" que de trouver des principes généraux et une explication rationnelle (ou tendant vers la rationalité). Cet ensemble cohérent forme la source principale de la science occidentale. Celle-ci ne négligera pas d'autres apports (indiens, chinois, arabes...), mais ils se grefferont sur un corpus dont les grands principes et l'orientation générale auront déjà été établis. La science, en ses origines, a suivi deux voies distinctes : la voie des objets et la voie de l'esprit scientifique. La voie des objets consiste en la première différenciation d'études qui se structurent autour d'objets propres (les nombres, les astres, les êtres vivants...), mêlant empirisme, rationalité, magie et mystique. La voie de l'esprit scientifique est d'abord celle, philosophique, par laquelle la rationalité est élevée au rang de critère de vérité. C'est ensuite la voie par laquelle les disciplines préscientifiques sont reprises et transformées dans cet esprit nouveau, propre à la démocratie grecque. Ce second tome est principalement consacré à la voie de l'esprit scientifique : comment la Grèce a entrepris la recherche de principes explicatifs du monde, utilisant comme matériaux les connaissances mésopotamiennes et égyptiennes, mais les réorganisant à mesure que la rationalité devenait le principal critère de vérité.
Un manager peut-il être performant ET en harmonie avec ses valeurs humaines ? La réponse est résolument "OUI" . Le Management Natwani est un livre inspirant, pragmatique et plein d'optimisme. Le nom "natwani" est un hommage aux indiens Hopis. Pour ces agriculteurs traditionnels de l'Arizona, l'harmonie des moyens mis en oeuvre garantit la qualité du résultat. Conçu pour les femmes et les hommes de bonne volonté au sein des entreprises, associations et collectivités territoriales, cet ouvrage présente une méthode de management, le Management Natwani, efficace économiquement et pourtant respectueuse de tous. Vous y trouverez des exemples variés issus du monde entier qui renforceront votre technique et qui vous accompagneront dans votre développement personnel. Daniel PICHET-JUHL [piché-youl] est diplômé d'un Master en langues anciennes et d'un Master en management. Il a été manager en France et à l'international. dans l'économie sociale et solidaire (ESS). Natwani-management. fr
Une soixante de prieurés bénédictins ont été fondés dans le Bas-Maine entre la fin du Xe siècle et le début du XIIIe siècle. Sous la responsabilité d'un prieur, dont le rôle paraît essentiel dans la consolidation des établissements, vit une petite communauté de moines (souvent deux ou trois, rarement plus de cinq) qui travaillent à mettre en place des seigneuries monastiques autonomes et assurent les obligations religieuses de leur ordre. Après avoir présenté les origines de ces établissements, le processus de fondation et la mise en place matérielle et les modalités de fonctionnement des prieurés, la majeure partie de cette étude s'attache à répondre à quelques questions simples: pourquoi les abbayes ont-elles délocalisé leurs moines et constitué ces petites entités seigneuriales autonomes? Quels projets seigneuriaux et religieux poursuivaient-elles? Pourquoi leurs partenaires laïcs ont-ils accepté, surtout au XIe siècle, de se défaire d'une partie de leurs prérogatives seigneuriales au profit des bénédictins et de leurs prieurés? Comment expliquer la dissociation qui paraît s'opérer entre les moines et leurs bienfaiteurs laïcs à partir des années 1130? Les réponses passent par l'observation des dynamiques géopolitiques à l'oeuvre dans un Bas-Maine où s'affrontent les ambitions angevine, mancelle et normande. Dans ce cadre d'affrontement, les prieurés, loin de rester à l'écart des enjeux séculiers, s'alimentent des rivalités seigneuriales laïques. Ils servent aussi les idéaux réformateurs de bénédictins désireux de monachiser l'espace social. Jusque là restés méconnus dans leur signification géopolitique, les prieurés révèlent ainsi leur importance dans une époque marquée par le flux puis le reflux des pouvoirs locaux (les châtelains) face aux pouvoirs englobant (le roi).
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour