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Atlas des espaces publics. Saint-Etienne, une ville laboratoire
Pichon Pascale ; Herbert Fanny ; Perdrix Alissone
PU SAINT ETIENN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782862726564
Extrait Extrait de l'introduction de Pascale Pichon Juin 2008, nous sommes réunis dans la maison drômoise de Bety Aligne, pour une journée de travail intensif à réaliser le bilan d'une nouvelle année de formation du master 2 «Espace public. Design, architecture, pratiques» que nous appelons familièrement le MEP. Dans cette hospitalité chaleureuse nous voici à imaginer la suite, un nouveau projet tout à la fois de recherche et de formation dans lequel nous pourrions impliquer nos collègues enseignants, praticiens et chercheurs et nos futurs étudiants. Notre petite équipe pluridisciplinaire chemine depuis l'origine du master dont trois d'entre nous ont été acteurs de sa création. Depuis quatre ans que des travaux d'étude sont réalisés de façon collective en prenant pour objet, un site, un quartier, une zone, des rues, des places et tant d'autres espaces publics majeurs ou mineurs de Saint-Étienne, depuis que des étudiants de sociologie conduisent leurs enquêtes sur site, les documents s'accumulent mais se perdent également car nous n'avons pas réussi à mettre en place un système de conservation efficace. Or, notre principe premier de considérer Saint-Étienne comme un laboratoire en plein air produit ses effets et en premier lieu celui d'une connaissance renouvelée et plus approfondie de la ville, de sa vie urbaine, des continuités et des discontinuités historiques qui traversent en profondeur le temps présent. Ces documents ne sont pas d'égale qualité, tant s'en faut, mais leur masse extravagante et leur assemblage modulable compose sous nos yeux de nouveaux paysages urbains, des inédits et surtout obligent à porter un autre regard - critique - sur la ville en mutation. Cela nous engage dans un projet au long cours. Le choix du terme «atlas» fait rapidement consensus sans doute à cause du sentiment de profusion des données déjà là et à venir, sans doute parce que nous considérons l'espace public stéphanois comme un ensemble de fragments qui forment une mosaïque dont on ne peut guère extrapoler la représentation achevée, et plus encore parce que l'on anticipe qu'une possible cartographie exposerait une matière singulière mais non moins générique, les qualités contemporaines de l'urbanité. Non pas une carte plane et dessinée mais une carte encombrée et inachevée. Celle-ci ne serait pas seulement composée de territoires ou de quartiers, de sites industriels en friches ou en activité, de lieux d'habitats anciens ou modernes mais soulignerait également des stratifications sociales historiquement constituées encore visibles et vécues à la manière des «régions morales», selon les termes proposés par ces observateurs privilégiés des mutations de leur ville qu'étaient les sociologues de l'École de Chicago. Ces quartiers résidentiels accueillaient les migrants des campagnes et des lointains pays, arrivés là pour travailler et vivre, et étaient composés de telle sorte que les habitants puissent compter sur des solidarités urbaines liées à leur attachement culturel. Néanmoins l'intégration et l'adaptation à l'explosion démographique de la grande ville conduisaient peu à peu ces nouveaux habitants à se déplacer, à franchir les limites de leur quartier, à s'inscrire dans des trajectoires résidentielles typiques, bref à devenir mobiles. Les frontières poreuses entre les strates et les zones, c'est aussi cela que porte le projet de l'Atlas des espaces publics, cette mise en visibilité de fragments assemblés, montrant le visage contemporain et historiquement construit de la ville de Saint-Étienne, ville des migrations née grâce à ses ressources énergétiques du sol et le travail inlassable de ses habitants dès la première révolution industrielle. La carte oui, mais peuplée et traversée; la carte telle qu'elle traduit les fluctuations de la vitalité des espaces publics, telle qu'elle en montre les usages et en soutient les tensions. Juin 2013, la ville de Saint-Étienne invite Francis Cuiller, urbaniste de renom. La conférence qu'il propose dans l'auditorium de la Cité du design à un public composé d'élus et de nombreux professionnels de l'analyse et du projet urbain s'intitule, «Faire la ville ordinaire». L'urbaniste étaye son propos sur l'exemple-phare de Bordeaux dont il a été l'un des maîtres d'ouvrage de la recomposition urbaine tout au long de ces quinze dernières années. Dans ce projet urbanistique ayant réussi à redonner son attractivité à la ville avec la reprise de la croissance démographique, ô combien significative pour la ville de Saint-Étienne en baisse de population depuis ces dernières décennies, la mobilité est proposée comme la clef d'entrée et le fil conducteur du projet urbain : «avoir une ville à portée de main». Mais cette idée n'est en rien simple à mettre en oeuvre.
Adeline Pascale ; Lafargue Bertrand de ; Pichon Bé
Pourquoi intervenir?: Les principes de la taille et de la greffe. Bourgeons, rameaux: Apprenez à les reconnaître. Outils et gestes: Le matériel et le coup de main à acquérir. Formes libres et palissées: Comment tailler les gobelets, fuseaux, arbustes à petits fruits, cordons, palmettes... Comment greffer?: Les gestes essentiels pour greffer en fente, en couronne ou en écusson. Fruitier par fruitier: Les techniques et le calendrier de taille à suivre.
Belgique, France, Québec. Trois "pays" francophones, trois façons de nommer une figure de la pauvreté urbaine : sans-abri, sans domicile fixe, itinérant. Bien qu'immémoriale, cette figure a été perçue de façon nouvelle par nos contemporains au cours des années 1980. Parce que les catégories sont des constructions sociales qui tendent à s'institutionnaliser, elles méritent toute l'attention des chercheurs. Les figures de la pauvreté sont révélatrices d'un (dés)ordre social. Elles mettent en rapport les situations vécues et la "réaction sociale" à leur égard. C'est ce qui a poussé les auteurs de ce livre à proposer une relecture du phénomène, travail comparatif et de confrontation sur l'interdépendance entre contexte national et actions entreprises en direction des personnes. Ce travail est né d'une interrogation portée sur la place et l'utilité de la recherche face à l'installation et à la banalisation du phénomène du sans-abrisme dans les pays riches industrialisés : comment se construit un problème social dans différents contextes ? Comment les chercheurs délimitent-ils leur objet au regard du problème social considéré? Quelle place occupe la recherche ? Comment est-elle mobilisée ? Comment se situe-t-elle par rapport à l'action politique ? Ces questions permettent de distinguer trois étapes essentielles, les trois parties de cet ouvrage. Tout d'abord, on décrit les éléments essentiels de la genèse de ce qui est apparu comme un problème social dans chacun des pays. Ensuite, on voit comment, face à ce problème social devenu problème public, la recherche s'est développée et organisée différemment, tant au niveau des institutions que des jeux d'acteurs et de leurs effets. Enfin, les parcours de recherche, dans leur grande diversité, permettent de reformuler les enjeux de connaissances, indissociables des situations qui les ont fait naître et des réactions sociales qui les ont accompagnés tout au long de ces deux dernières décennies.
Les sciences sociales et le sans - abrisrne propose une recension complète des travaux de recherche en langue française produits depuis 30 ans en sociologie, anthropologie et histoire, traitant de cette forme extrême de l'exclusion qu'est le sansabrisme. À travers une bibliographie exhaustive à plusieurs entrées (thématique, chronologique, nominative) et un glossaire du vocabulaire scientifique de ce domaine, cet ouvrage offre un outil indispensable aux étudiants, chercheurs, travailleurs sociaux, élus, journalistes, personnes sans-abri et précaires, et toutes les personnes intéressées par les thèmes de l'exclusion, de la pauvreté et par le problème du logement.
A travers des études et des travaux d'enquête menés en France et dans d'autres pays du monde (Québec, Italie, Argentine, Japon), des chercheurs tentent de répondre aux problématiques que pose le problème social et public du sans-abrisme. Quelles réponses politiques ? Que penser de l'urgence sociale, des nouvelles politiques publiques d'accès au " Logement d'abord " ? Dans cet ouvrage collectif, le lecteur découvre les méthodes d'enquête adoptées par les chercheurs. Comment analysent-ils les : ' actualités d'un phénomène social et urbain désormais installé dans nos sociétés prospères qui produisent des formes d'insécurité sociale, de précarisation et de pauvreté absolue ? Quelle posture, quelle éthique endossent-ils ? Comment rendent-ils compte des résultats de leurs enquêtes de terrain ? Qu'apprend-on de ces résultats ? Un état des arts propose de croiser ces différentes approches sensibles et pragmatiques par des mises en correspondance entre sciences sociales et art. De cet éclairage renouvelé, le lecteur peut à son tour ajuster son propre regard face à la complexité des situations, des contextes et des cadres d'action explorés.