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J'ai pris des trains dans l'hiver
Picaudou-Catusse Nadine
ARCANE 17
16,00 €
Épuisé
EAN :9782918721536
Par la voie de la narratrice en proie au vertige du deuil, se dessine, par touches successives, au gré des cheminements de la mémoire, la figure de l'absent, Guy Catusse, disparu en 2012. Ce fils de mineur de Carmaux, porté par la rage et la fierté ouvrière, qui fut militant des CEMEA, syndicaliste et responsable communiste, était aussi fou de littérature et de peinture, amoureux de théâtre et d'art baroque. De l'école Victor Hugo de Carmaux à la fac de lettres de Toulouse, des Éclaireurs à l'Union des étudiants communistes, de la Fédération du PC de Tarn-et-Garonne aux séminaires universitaires parisiens, s'esquisse le portrait d'un inguérissable vivant, celui d'un être profondément accordé à son temps, dont l'itinéraire personnel figure celui d'une génération. Ce récit du temps retrouvé restitue l'histoire d'un engagement politique et intellectuel et la mémoire d'un amour, le temps individuel et le temps commun, pour attester de ce qui fut, pour que ce qui est une fois advenu au monde soit rendu au monde.
Il parait difficile aujourd'hui de nier l'existence d'un peuple palestinien en lutte pour ses droits nationaux. Toute solution réelle à l'interminable conflit israélo-arabe devra tenir compte de ces droits. Au-delà des effervescences au jour le jour de l'actualité politique, le présent ouvrage cherche à replacer le mouvement national palestinien de ces vingt dernières années dans une longue perspective historique qui seule lui confère tout son sens. Il s'attache à démonter le mécanisme complexe des rapports palestino-arabes dont l'ambivalence est indissociable de l'évolution générale du Proche-Orient arabe au XXe siècle. Il analyse enfin, par-delà les affrontements idéologiques, les réajustements stratégiques ou les reculs du mouvement, l'affirmation, dans la diaspora palestinienne, d'un pouvoir national qui a pu restructurer un peuple conscient de lui-même et de sa volonté de vivre.
Le constat semble faire chaque jour l'unanimité: l'une des pires menaces qui pèserait sur l'Occident d'aujourd'hui résiderait dans l'islam politique. Le phénomène dicterait l'avenir des sociétés musulmanes, déstabiliserait l'ordre mondial et ruinerait les valeurs attachées à l'expérience historique occidentale - comme hier, au tournant des XIXe et XXe siècles, le panislamisme avait convaincu les chancelleries d'une inéluctable confrontation entre islam et civilisation. Pour comprendre l'islam politique contemporain, il convient de revenir à ce que Nadine Picaudou définit comme le moment moderne de l'islam. Entre les années 1860 et 1930, l'islam devient un régime de croyances et de pratiques qui s'objectivent dans les univers politique et social: loin de s'accompagner d'un désenchantement du monde, la modernité musulmane rationalise le message révélé et l'émancipe de la scolastique du savoir établi. Référence disputée dans le débat public, l'islam entre dans de nouveaux dispositifs de gouvernement à l'heure où les pouvoirs sont confrontés à la nécessaire redéfinition des formes de la souveraineté, de la législation et de la légitimité. Enrôlé dans toutes les mobilisations politiques contre la domination étrangère, l'islam nourrit dans le même temps de nouveaux répertoires de l'action collective. Le moment moderne de l'islam est ainsi celui de la transformation du religieux en idéologie, préalable à toutes les politisations contemporaines.
Résumé : Le Moyen-Orient a le triste privilège de ne pas quitter la une de l'actualité. Trop souvent synonyme de chaos et de barbarie, il décourage les analyses. Pour éviter la confrontation caricaturale entre Orient et Occident ou l'explication par les "spécificités culturelles", il importe de considérer l'histoire de cette région. Le destin du Moyen-Orient s'est joué en une décennie, au tournant du XXe siècle. 1914 : la Première Guerre mondiale éclate. 1923 : le dernier sultan ottoman fait ses adieux à Istanbul. Sur les ruines de l'Empire ottoman, communautés et nations s'éveillent. La Turquie, la Perse et l'Afghanistan accèdent à l'indépendance, aux franges d'une Russie devenue bolchevique ; le Croissant fertile se couvre de frontières ; Kurdes et Arméniens sont sacrifiés aux impératifs de la géopolitique occidentale, tandis que les chrétiens du Liban imposent leur Etat et les juifs d'Europe, un foyer national en Palestine. Précise et synthétique, cette enquête éclaire une période fondamentale pour comprendre les grands enjeux qui traversent le Moyen-Orient actuel.
Résumé : Un livre de plus sur le Proche-Orient ? Non. A côté de l'image commune et quotidienne que nous avons de cette région - bombardements, attentats, exodes massifs de population -, Nadine Picaudou expose les ressorts et les formes spécifiques de l'action politique - les modes de construction de l'Etat et les dynamiques de mobilisation des acteurs dans le long XXe siècle. Elle s'interroge, en alternant les moments de récit avec les plages d'analyse, sur la définition même de la chose publique dans les sociétés concernées, sur le découpage d'un espace du politique dans ses rapports avec les autres instances du social : loin d'être le degré zéro du politique, la violence apparaît alors comme un instrument de négociation pour l'accès aux ressources, comme la poursuite de la politique par d'autres moyens. Cet ouvrage aide à comprendre comment et pourquoi les affrontements politiques revêtent aussi aisément le visage de fractures communautaires qui mystifient les peuples pour mieux les écraser.
Ce premier livre est le fruit d'un tour de France que Thomas Portes a réalisé ces derniers mois pour écouter et donner la parole à des syndicalistes, responsables associatifs, militants culturels ou élus locaux confrontés à cette peste brune qui est en train de gagner une assise territoriale et contaminer les rapports sociaux. Construit à partir de témoignages et de retours de " terrain " le récit n'entre pas dans la catégorie d'essai sociologique. Il reste le journal de bord de la montée de l'extrême droite dans notre pays, vue et commentée par celles et ceux qui ont décidé de lutter contre elle. Pour Thomas Portes, c'est aussi le moyen de préparer son procès intenté par Génération identitaire en portant un message de résistance et d'espoir car ce dont témoigne ce livre est que même dans les territoires les plus touchés par le fléau de l'extrême droite comme le Nord ou la région lyonnaise, des femmes et des hommes continuent le combat, portant haut et fort le drapeau de la solidarité
H.S comme Hors service. Fin 70-début 80 ce sont des dizaines de milliers d'hommes et de femmes, une industrie, une région, qui ont été ainsi exclus du jeu social par les autorités économiques et politiques, nationales et européennes. Des années plus tard, l ?écrivain narrateur a décidé de retourner voir ceux qu ?ils a croisé, journaliste alors que la lutte s ?organisait. Il s ?appuie sur les réseaux militants d'une organisation politique alors importante, aujourd'hui marginale, pour en retrouver plusieurs, se réapproprie le fil de leurs existences sciemment brisées en même temps que leur outil de travail. Au fil des rencontres l ?écrivain décide de raconter l ?histoire d'une famille particulière, mettre à nue ses profondes lézardes, entrer par son biais dans les débats et les dégâts collectifs et intimes dont trente ans plus tard la Lorraine reste marquée. François Salvaing signe là un superbe roman sur la casse de la sidérurgie, le drame de cette classe ouvrière devenue invisible.