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LES QUATRE PETITES FILLES. Pièce en 6 actes
Picasso Pablo
GALLIMARD
11,60 €
Épuisé
EAN :9782070272792
En 1865, le terrier d'un lapin permettait à la blonde Alice, petite fille anglaise, de se rendre en un pays où les merveilles succédaient aux merveilles. En 1947-1948, c'est un jardin potager qui est le lieu d'enchantement, choisi par Picasso, où quatre petites filles, moins élégamment peignées que leur soeur de l'époque victorienne, s'ébattent et, à travers leurs jeux empreints de fraîcheur, de sauvagerie et souvent de malice, évoquent la vie, l'amour, la mort : tout ce monde de magie et d'angoisse à quoi s'ouvre l'adolescence. Chansons, dictons, litanies, formulettes, coqs-à-l'âne, calembours s'égrènent tout le long de cette pièce de théâtre où l'auteur semble avoir usé d'un langage en vacances : insoucieuses des règles logiques et des syntaxes, les images y déploient leurs fleurs japonaises et, telle une mère Gigogne, la poésie ne cesse d'y proliférer comme si, en un mouvement qui n'aura pas de fin, elle s'enfantait elle-même" Michel Leiris.
Résumé : "Il est beau comme un astre c'est un rêve repeint en couleurs d'aquarelle sur une perle - ses cheveux ont l'art des arabesques compliquées des salles du palais de l'Alhambra et son teint a le son argentin de la cloche qui sonne le tango du soir à mes oreilles pleines d'amour - tout son corps est rempli de la lumière de mille ampoules électriques allumées - son pantalon est gonflé de tous les parfums d'Arabie - ses mains sont de transparentes glaces aux pêches et aux pistaches - les huîtres de ses yeux renferment les jardins suspendus bouche ouverte aux paroles de ses regards et la couleur d'aïoli qui l'encercle répand une si douce lumière sur sa poitrine que le chant des oiseaux qu'on entend s'y colle comme un poulpe au mât du brigantin qui dans les remous de mon sang navigue à son image".
Je pense que l'oeuvre d'art est le produit de calculs, mais de calculs souvent inconnus de l'auteur lui-même. Exactement comme le pigeon voyageur, qui calcule pour rejoindre son nid. Mais ce calcul, qui se trouve être juste, est inconnu de lui ; c'est un calcul antérieur à l'intelligence.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.