Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Intimités et sexualités contemporaines. Les transformations des pratiques et des répresentations
Piazzesi Chiara ; Blais Martin ; Lavigne Julie ; L
PU MONTREAL
33,00 €
Épuisé
EAN :9782760642669
Comment caractériser les relations intimes, les discours sur l'amour et la sexualité, les institutions qui les encadrent ou les produits culturels qui les représentent dans les sociétés occidentales contemporaines ? Quels sont les éléments de continuité ou de distanciation quant aux idées et aux pratiques du passé? Des spécialistes de la sociologie de l'intimité et de la sexualité explorent ici ces questions, notamment par l'analyse des imaginaires amoureux dominants et leurs expressions culturelles, mais aussi en décortiquant les pratiques courantes pour en révéler les transformations récentes. Synthèse de l'expertise théorique et empirique internationale, cet ouvrage collectif livre un aperçu des recherches sur les thèmes les plus actuels de l'intimité, tels la non-monogamie, le polyamour, l'adultère, la gestion de l'argent dans les couples, les rencontres en ligne, la diversité sexuelle et bien d'autres. Les auteurs y abordent l'intimité contemporaine amoureuse et sexuelle de manière théorique, sans se limiter aux contenus des représentations dans les médias (miniséries, films, sites de rencontre, publicité) ou aux pratiques concrètes de la sexualité.
Lorsqu'on reconstruit le processus historique de consolidation de la pensée sociologique au XIXe siècle, on ne consacre habituellement qu'une attention sporadique au thème de la sexualité, de l'érotisme, de l'intimité amoureuse. Il s'agit là d'une dimension moins connue de l'histoire des sciences sociales, qui eut cependant une importance fondamentale : l'effort pour penser l'amour et le sexe du point de vue sociologique joua un rôle significatif dans les premières réflexions sur les conséquences de la modernité dans les sociétés occidentales. A partir du projet utopique de l'amour libre de Fourier, en passant par les réflexions de Tocqueville sur les sociétés démocratiques et les projets réformateurs socialistes, pour arriver aux analyses de la sphère érotique de Weber, Simmel et Tarde, la sociologie naissante contribua tôt à l'étude du rôle et de l'impact de la sexualité et de l'intimité érotique sur le fonctionnement de la société moderne.
Pour le commissaire Spotorno, le double meurtre de la Zisa est une affaire particulièrement délicate: Rosario, un de ses amis d'enfance, y a perdu la vie. À première vue, tous les indices font penser à un crime mafieux, un de plus dans la guerre entre bandes qui déchire Palerme. Mais, dans les souvenirs du commissaire, le caractère de l'ami, sa famille, ses fréquentations ne cadrent pas avec une activité mafieuse. Il semble plutôt que Rosario, de même que les autres personnages qui le suivront au cimetière des Rotoli aient été emportés par le souffle d'une avalanche dont ils s'imaginaient être à l'abri. Une jeune femme très pâle, qui apparaît et disparaît tel un fantôme dans les rues de Palerme, aidera le commissaire à assembler les fragments de l'enquête pour débrouiller l'écheveau. Derrière eux, le lecteur se laissera guider dans les rues tourmentées de Palerme, découvrant ses quartiers, les bruits et lachaleur de ses ruelles, mais aussi les parfums de ses jardins et les odeurs de sa cuisine. Biographie: Santo Piazzese est né en 1948 à Palerme, il est checheur en biologie.
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
L'étendue des expérimentations locales dans le domaine de l'intervention psychosociale auprès des jeunes et de leur famille est largement méconnue. Pourtant, si l'on innove, c'est pour répondre à la nécessité souvent criante de s'adapter à l'environnement de travail et à la clientèle. Or, lorsque les pratiques originales restent dans l'ombre, les intervenants courent le risque de passer à côté de trouvailles utiles et de reproduire les erreurs du passé. Ce livre décrit une trentaine d'initiatives en cours dans le réseau des centres jeunesse du Québec. Les auteurs sont des praticiens et des universitaires dont la collaboration a permis de trouver des solutions prometteuses pour offrir aux jeunes en difficulté un soutien individuel et familial adéquat.
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."