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L'amant de la Grande Ourse
Piasecki Sergiusz
NOIR BLANC
23,50 €
Épuisé
EAN :9782882500366
Dans les confins orientaux de la Pologne, sur la frontière biélorusse, dans les années où s'établit le pouvoir communiste en Russie et où s'installe un pouvoir indépendant à Varsovie, on vit bien souvent de contrebande. Qui dit contrebande dit péripéties, et donc audace, aventure, romances, filatures, suspense, éléments pour l'essentiel autobiographiques que nous retrouvons dans L'Amant de la Grande Ourse de Sergiusz Piasecki. Wtadek, jeune homme de la frontière, mène une vie d'homme libre, se joue des lois, des Etats, voire de ses congénères. Et pourtant, comme dans toute société, la vie est réglée par une loi: en l'occurrence, celle de la frontière et de ses hommes. Au gré des rencontres et des disparitions, des amitiés et des brouilles, des succès ou des échecs, nous évoluons parmi des hommes qu'habite une seule et même pensée: l'aventure. On joue le tout pour le tout, pour l'argent, la gloire, l'estime des siens ou l'amour d'une belle, mais surtout, oui, surtout pour ce goût ineffable que donne l'aventure à la vie dans ces contrées austères et maussades où la sérénité n'existe que dans les étoiles, sous la constellation de la Grande Ourse. Pimenté par une langue imagée autant que personnelle - l'auteur n'a parlé que le russe jusqu'à l'âge de vingt ans et il a rédigé son récit polonais en six semaines à peine - L'Amant de la Grande Ourse nous découvre tout à la fois un pays méconnu et une page occultée de l'histoire, mais surtout une aventure authentique dans tous les sens du terme.
Dans les forêts de la Biélorussie des années vingt, sur la frontière qui sépare l'URSS de la Pologne, la nuit est propice à la contrebande et à l'espionnage, le profit peut être considérable, les femmes sont d'un tempérament voluptueux et la vodka se boit dans de grands verres pleins. Mais les gardes-frontière tirent à vue, la Tchéka s'embusque dans des fermes abandonnées et les bandes - souvent rivales - de contrebandiers n'hésitent pas à se braquer les unes les autres. Dans ce roman largement autobiographique, la quête de l'honneur et de l'absolu, le refuge offert par une nature à l'état encore primordial et le combat livré aux idéologies ou aux compromissions nous entraînent aux confins de la loi des hommes.
Résumé : Baran est follement amoureux de Paulinka mais le montre trop ; Maroussia est éprise du jeune Jan mais le montre trop peu ; " Ajour " et Maria s'aiment éperdument, sans le montrer ou le dire. A travers ces trois liaisons différentes, marquées par le charisme des partenaires masculins, tous des " arcans " (voleurs professionnels), nous baignons dans le milieu pittoresque des cambrioleurs de Minsk, en Biélorussie, dans les années 1918-1919, alors que la région, après le retour de la Pologne à l'indépendance, est en pleine ébullition politique. Nous suivons les multiples péripéties de héros atypiques, pleins d'audace et de verve, chez qui, autant que l'appât du butin, comptent le perfectionnisme du cambriolage sans effraction, la déontologie de l'escroquerie sans violence et l'esbroufe du risque gratuit. Avec D'arcans et de brume, Piasecki renouvelle la gageure de L'Amant de la Grande Ourse en dépassant le sentimentalisme et le manichéisme pour radiographier les tumeurs d'une société un peu trop sûre d'elle-même. A voleur, voleur et demi, fait-il répéter à ses larrons au grand c?ur, familiers des lumières troubles et pénombres de l'organisation sociale. Psychologue de terrain, Piasecki n'imite pas la vie, il la restitue dans sa chair la plus vive. Coup de maître du romancier autodidacte : la description admirable, sur le plan de l'émotion et de l'histoire, du glissement inexorable des voleurs dans le hachoir de la Tchéka après la révolution bolchevique. Elle vaut bien des anthologies.
Résumé : Mikhaïl Chichkine, qui s'était donné pour mission d'adapter le modernisme "à la Joyce" aux lettres russes, se révèle ici au lecteur dans une simplicité et une intimité nouvelles. Qu'il évoque les relations entre la Suisse et la Russie, l'importance du mot ou le destin de l'écrivain, ses textes sont émaillés de détails biographiques qui leur confèrent la saveur toute personnelle du souvenir. Le texte sur Robert Walser, auquel il voue une grande admiration, est un chef-d'oeuvre : c'est, selon Paul Nizon, l'hommage éblouissant d'un écrivain à un autre écrivain. Une enfance soviétique, une jeunesse rebelle, la haine de la violence ordinaire, l'appel de la littérature, l'exil, qui lui fit craindre de perdre sa langue maternelle, puis le rapprocha de "sa" langue d'écrivain et de la littérature russe : on trouve, dans ce recueil, le "code" de tous les livres de Mikhaïl Chichkine, ses sources d'inspiration autant que ses obsessions.
Au printemps 1939, une organisation top secret est fondée à Londres, surnommée " l'armée secrète de Churchill " : elle a pour objectif de détruire la machine de guerre d'Hitler, au moyen d'actes de sabotage spectaculaires. La guérilla s'avéra aussi extraordinaire que les six gentlemen qui dirigèrent les opérations. Churchill les avait choisis pour leur créativité et leur mépris des convenances. L'un d'eux, Cecil Clarke, était un ingénieur fou qui avait passé les années 1930 à inventer des caravanes futuristes. Son talent fut employé dans un but bien plus dangereux : c'est lui qui construisit la bombe destinée à assassiner le favori d'Hitler, Reinard Heydrich. Un autre membre de l'organisation, William Fairbairn, était un retraité corpulent à la passion peu commune : il était le spécialiste mondial des techniques d'assassinat sans bruit. Sa mission consistait à entraîner les hommes parachutés derrière les lignes ennemies. Dirigés par Colin Gubbins, un pimpant Ecossais, les six hommes formaient un cercle secret qui planifia les sabotages les plus audacieux de la Deuxième Guerre mondiale. Winston Churchill les appelait " son ministère de la Guerre sale ". Les six " ministres ", assistés d'un groupe de femmes formidables, furent si efficaces qu'ils changèrent le cours de la guerre. Raconté sur le ton d'un récit d'aventure, avec la verve remarquable de Giles Milton et son subtil sens du détail, Les Saboteurs de l'ombre se base sur de vastes recherches historiques et sur des archives inédites jusqu'ici.
Dans cette brève histoire de la Pologne, pratique et moderne, le lecteur trouvera les faits essentiels qui se sont produits depuis les origines jusqu?à nos jours. Elle se présente sous la forme de dix-sept chapitres, qui correspondent moins à des périodes historiques classiques qu?à des moments forts de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays. La lecture de l?ouvrage y gagne ainsi en logique et en intérêt. L?histoire d la Pologne est ici envisagée dans un cadre plus large sur toile de fond européenne et internationale. Cet ouvrage de référence permet de comprendre le rythme de l?histoire polonaise avec ses périodes heureuses aussi bien que ses époques récentes plus troublées.
Corti Eugenio ; Lantieri Françoise ; Livi François
Roman autobiographique, Le Cheval rouge suit la destinée de jeunes italiens engagés dans l'armée de Mussolini, patriotes et hostiles au fascisme. Certains mourront sur le front russe ou au mont Cassin, d'autres témoigneront de la barbarie nazie et communiste, d'autres encore s'engageront dans la reconstruction politique de l'Italie d'après-guerre. "On peut s'interroger sur les raisons de l'étonnant succès de librairie d'un livre qui ne s'accorde aucune facilité et qui a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Sans doute destiné à résister à l'épreuve du temps, Le Cheval rouge fait songer à Manzoni, ainsi qu'aux grands romanciers russes, à Tolstoï en particulier". (François Livi) "