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La galerie de tableaux
PHILOSTRATE/HADOT
BELLES LETTRES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782251339078
Soixante-cinq tableaux - réels ou fictifs ? - sont ici décrits par Philostrate, rhéteur du second siècle de notre ère et auteur de la très célèbre Vie d'Apollonios de Tyane. Dans ce texte fondateur, Philostrate institue un dialogue entre le critique et le spectateur, forçant ce dernier à participer à la scène, le plus souvent d'inspiration mythologique, que montre l'oeuvre peinte : ce procédé qu'utilise Diderot dans ses fameux Salons, vise, avec succès, à susciter l'émotion du visiteur. La Galerie de tableaux de Philostrate est plus qu'un document unique sur la peinture antique : elle a inspiré les plus grands artistes de la Renaissance, comme le Titien ou Jules Romain, nourri la réflexion sur l'art d'auteurs tels que Goethe, et a, surtout, véritablement créé le langage de l'esthétique. Cette édition, qui reprend, en la corrigeant, la traduction d'Auguste Bougot publiée en 1881, est illustrée de quelques-unes des gravures maniéristes dont fut enrichie, en 1614, la première traduction française de cette oeuvre.
Résumé : Au début du IIIe siècle apr. J. -C. , le sophiste athénien Philostrate décide de restaurer la mémoire d'Apollonios de Tyane, figure controversée du Ier siècle, accusée de charlatanisme et de sorcellerie. A contre-courant de l'opinion répandue, la Vie d'Apollonios de Tyane brosse le portrait d'un grand sage injustement oublié, d'un philosophe pythagoricien qui brille par sa tempérance et par son ascétisme, d'un homme divin dont les pouvoirs dépassent l'entendement. Accompagné de son fidèle disciple Damis, Apollonios accomplit un voyage initiatique à travers le monde connu de la Méditerranée, jusqu'à ses mystérieux confins en Inde et en Ethiopie. Champion d'une culture grecque incluse dans l'Empire romain, il se fait le conseiller politique de souverains désireux de bien régner, mais doit également se confronter à des empereurs tyranniques, hostiles à la philosophie. A la croisée des chemins littéraires, l'oeuvre de Philostrate est tout aussi insaisissable que son héros : vie de philosophe, discours apologétique, récit de voyage aux allures romanesques, fiction historique avant l'heure... ce texte païen n'est pas non plus sans rappeler les Evangiles. La Vie d'Apollonios est longtemps restée connue comme un texte subversif, susceptible de mettre à mal l'autorité du Christ lui- même ; mais elle n'a pas manqué de séduire la postérité par sa couleur mystique, par sa teneur poétique, ou encore par son caractère ludique.
Le dialogue philosophico-religieux de Philostrate, genre dont Platon s'est rendu maître, nous ouvre les portes d'un domaine enchanté. Le propriétaire des lieux, un sage et bon vigneron, y cultive en abondance tout ce que la nature offre de merveilles en grappes. C'est un sage aimé des dieux. Le héros Protésilas protège ses terres et lui confie son amitié. Sous cette égide, le vigneron conte à un négociant phénicien incrédule les hauts faits des héros troyens. D'abord réticent, le Phénicien se laisse bientôt séduire par les récits merveilleux du vigneron. Palamède, Ajax, Hector, Achille, Ulysse, Agamemnon et Ménélas défilent dans un cortège d'actes légendaires. On croise aussi la route de héros moins connus, Teucros ou Déiphobe et Polydamas. Enivrés par une telle culture, le Phénicien, aussi bien que le lecteur, s'en retournent avides de nouvelles histoires.
Apollonius a été, de son vivant même et après sa mort, honoré comme un sage, redouté comme un Magicien, adoré par les uns comme un dieu et vénéré par d'autres comme un être surnaturel. Eunape dit qu'il tenait le milieu entre les dieux et les hommes et définit sa vie comme le voyage d'un dieu sur la terre. L'historien Vopiscus nous apprend qu'il se propose d'écrire la vie de ce sage, qui est pour lui plus qu'un homme. Dion Cassius insère, dans son Histoire romaine, les faits les plus merveilleux qui soient racontés d'Apollonius. Ammien Marcellin le met, avec Pythagore, Socrate, Numa Pompilius et Plotin, au nombre des hommes privilégiés qui vécurent assistés d'un génie familier. Alexandre Sévère place son image sur son autel privé, à côté de celle de Jésus-Christ, d'Abraham et d'Orphée ; plusieurs villes lui élèvent des autels et l'empereur Aurélien fait le voeu de lui construire un temple. Cependant, il ne manquait pas de gens qui, parmi les païens mêmes, ne voyaient en Apollonius qu'un magicien : une grande partie de la Vie d'Apollonius de Tyane est consacrée à détruire cette opinion qui avait fait mettre Apollonius en jugement sous Domitien et que ne put détruire l'apologie de Philostrate. Philosophe pythagoricien, né en Cappadoce vers l'an 2, Apollonius de Tyane disparaît de la terre aux environs de l'an 97 sans qu'une tradition quelconque ne nous ait jamais renseignés sur la date et les modalités d'une disparition qui reste entourée de mystère.
Dans ses Vies des sophistes, Philostrate établit une filiation entre les sophistes contemporains de Socrate et ceux qui, entre la fin du Ier siècle et le début du IIIe siècle après J.C., en reprirent le titre ou le rôle, dans un contexte historique et social très différent. Conscient de ces écarts, Philostrate introduit une distinction qui fera date : à la "première sophistique", celle des "Présocratiques" comme diront les Modernes, aura succédé bien plus tard une "deuxième sophistique", défendant les vues des milieux hellénisants dans le cadre de l'Empire romain. Cette sophistique-là servira d'école aux grands noms de l'éloquence chrétienne, qui à leur tour modèleront une bonne part de l'enseignement médiéval grec et latin. C'est l'une des nombreuses raisons du regain d'intérêt des historiens, ces dernières décennies, pour ce texte de Philostrate, qui n'avait jamais été traduit intégralement en français. Fictives, très différentes de ton, les Lettres érotiques ne se résument pas à un délassement de l'historien des sophistes, elles éclairent un pan des relations intimes sous l'Empire romain. La préface de Pierre Sorlin analyse certaines survivances actuelles de chacune de ces sophistiques.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.