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Winnicott. Ou le choix de la solitude
Phillips Adam ; Gribinski Michel Léopold
OLIVIER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782879295978
Cette biographie, due à son meilleur connaisseur, met la pensée de Winnicott en tension, voire en crise: il s'agit d'une biographie critique. D'où, peut-être, le fait qu'on ait dû attendre vingt ans pour qu'elle paraisse en français. Dans les années 1980, en effet, le médecin parfois un peu trop positif du couple mère-enfant, que l'on se contentait souvent en France de voir comme un théoricien délicat et original, semblait installé à l'écart des conflits - ceux de la sexualité, ceux du pouvoir, et ceux, s'ils en diffèrent, de la psychanalyse. Il a fallu du temps pour déchanter. La "capacité d'être seul" - titre d'un de ses articles célèbres paru en 1958 - deviendra une vision hautement conflictuelle et quasi négative de l'homme quand, en 1963, Winnicott écrira: "Chaque individu est un isolat, en état permanent de non-communication, inconnu en permanence, en fait jamais découvert." Biographie de l'auteur Adam Phillips est psychanalyste. Il est Visiting Professor à l'université d'York, au département de littérature. Il dirige chez Penguin la nouvelle traduction des oeuvres de Freud. Il a écrit de nombreux essais, dont plusieurs sont des succès internationaux. Le New York Times a parlé d'un essayiste qui "combine l'énergie des grands esprits universels de l'ère victorienne, comme Thomas Carlyle et John Ruskin, avec une croyance radicale dans l'indétermination de toute vérité, qui caractérise la sensibilité post-moderne de Walter Benjamin ou de Jorge Luis Borges".
Résumé : "On reconnaît à l'enfant sa bonté naturelle, son désir de s'oublier lui-même, de se désintéresser de lui-même, de s'absorber dans autre chose. Et l'extraordinaire vitalité de son désir : à la fois son hédonisme enthousiaste, amusé, et sa dureté. Il possède une ouverture au monde que le fait de grandir met en danger. En grandissant, l'innocence naturelle est remplacée par un péché sans originalité. L'intensité des plaisirs autorisés de l'enfance est reprise dans les travaux freudiens de Winnicott, et de Marion Milner. Ce que Winnicott a initié avec son idée du jeu, Marion Milner l'élabora en termes de capacité enfantine d'absorption. Dans ses travaux, les plaisirs interdits et autorisés de l'enfance furent vus comme inextricables, réciproquement stimulants, et jamais exclusifs. Pour elle, la pathologie impliquait un clivage entre l'interdit et l'autorisé". Inspirée par la grande littérature comme par les auteurs inventifs de la psychanalyse, la pensée originale d'Adam Phillips propose par touches claires une morale psychanalytique moderne, exigeante, qui est un enchantement pour l'intelligence.
Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, profitent des dernières minutes dans leur coin préféré, à l'écart des visiteurs. Mais quand Joan se décide à pousser gentiment Lincoln vers la sortie, ce qu'elle découvre la force à rebrousser chemin en courant, et à s'enfoncer dans le zoo désormais désert, son fils dans les bras. Dans un parc d'attraction transformé en ménagerie mortelle, pendant les trois plus longues heures de sa vie, Joan va découvrir jusqu'où elle est prête à aller pour sauver Lincoln...
La gentillesse est essentielle à notre bien-être mental. Les plaisirs qu'elle offre sont connus depuis l'Antiquité. Et pourtant, notre société n'encourage plus l'altruisme. Elle nous pousse à nous opposer violemment les uns aux autres et à n'être plus animés que par des motivations égoïstes. Elle réfrène notre besoin d'exprimer spontanément notre gentillesse. Comment avons-nous pu en arriver là? Une historienne, Barbara Taylor, et un célèbre psychanalyste, Adam Phillips, donnent ici une explication et plaident pour le retour à la vie affective, c'est-à-dire une vie où chacun peut s'identifier aux faiblesses d'autrui.
Rien ne pouvait retenir prisonnier le célèbre illusionniste Harry Houdini, cet " éternel évadé ", auteur d'un traité sur les menottes, qui passa sa vie à inventer des pièges spectaculaires et à s'en libérer pour le plus grand bonheur du public américain au début du XXe siècle. Toujours là et toujours ailleurs, que cherchait-il donc ? Et cette patiente d'Adam Phillips, petite fille qui se met toujours à l'écart, que fuit-elle ? Comment fait-elle pour si bien s'échapper ? Les maîtres de la fuite, de l'évasion ou de l'évitement, artistes comme Houdini, phobiques comme la petite fille, psychanalystes comme Adam Phillips lui-même, et certains des grands névrosés qu'il évoque ici avec une finesse sans pareille, nous révèlent une dimension fondamentale de l'existence : le bonheur n'est pas de l'autre côté de la porte, il est de passer la porte. On ne jouit pas de la liberté, mais de se libérer
Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers " keretien ", où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.
Résumé : Lors d'un été caniculaire marqué par une invasion de mouches, une adolescente connaît ses premiers émois auprès d'un ouvrier australien engagé par son père. Une enseignante explore les vicissitudes des rencontres amoureuses en ligne alors que la fin du monde approche. Un ancien mannequin revient dans sa ville natale pour travailler dans un lieu qui n'a de station-service que le nom... Les huit nouvelles de Dans la joie et la bonne humeur déroutent et interrogent. Si les femmes qu'elles mettent en scène sont souvent cantonnées à des rôles trop étriqués pour elles, elles ne sont pourtant jamais dupes. Nicole Flattery est l'une des grandes voix irlandaises d'aujourd'hui. Elle manie l'humour noir et l'étrange comme personne. Traduit de l'anglais (Irlande) par Madeleine Nasalik.
Résumé : Au départ, il y a l'incendie. Jean a oublié d'éteindre sous une casserole. Il en profite pour oublier aussi sa vie en abandonnant sa maison aux flammes. Acteur de séries B, il va désormais se contenter de survivre. La fiction devient son refuge, la vie elle-même une toile de fond. C'est dans cette atmosphère de désenchantement qu'il rencontre France Rivière, une actrice encore célèbre qui lui propose de s'installer chez elle. Puis son fils, Charles, un homme intrigant qui sort de l'hôpital psychiatrique. Jean s'attache à ses pas, perd sa trace, s'interroge sur son absence, qui le renvoie à celle qu'il éprouve face au monde. Dans ce roman à l'écriture tendue, Christian Oster évoque la dérive d'un homme qui interroge, de manière souvent cocasse, le renoncement dans lequel il s'est installé.
Résumé : C'est l'histoire d'une famille. Un père, une mère, deux enfants nés d'unions précédentes. Le père et la mère sont écrivains. Ils se sont rencontrés lors d'un projet où ils enregistraient les sons de New York, de toutes les langues parlées dans cette ville. C'est l'histoire d'un voyage : la famille prend la route, direction le sud des Etats-Unis. Le père entreprend un travail sur les Apaches et veut se rendre sur place. La mère, elle, veut voir de ses yeux la réalité de ce qu'on appelle à tort la " crise migratoire " touchant les enfants sud-américains. A l'intérieur de la voiture, le bruit du monde leur parvient via la radio. Dans le coffre, des cartons, des livres. C'est l'histoire d'un pays, d'un continent. De ces " enfants perdus " voyageant sur les toits des trains, des numéros de téléphone brodés sur leurs vêtements. Des paysages traversés et des territoires marqués par la chronologie, les guerres, les conquêtes. C'est l'histoire, enfin, d'une tentative : comment garder la trace des fantômes qui ont traversé le monde ? Comment documenter la vie, que peut-on retenir d'une existence ? Et enfin : comment parler de notre présent ? Avec Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli écrit le grand roman du présent américain. Mélangeant les voix de ses personnages, l'image et les jeux romanesques, elle nous livre un texte où le propos politique s'entremêle au lyrisme.