Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le regard de Vincent
Philipe Anne
GALLIMARD
12,11 €
Épuisé
EAN :9782070711307
Vincent est l'enfant du bonheur. Celui qu'Isa et Pétia ont su construire et protéger au coeur de Paris, malgré les rigueurs de la vie, malgré les mystères de l'exil. Isa est médecin, Pétia au chômage. Isa part travailler tous les matins, Pétia décline, sans y croire, les offres d'emploi du Figaro, en rêvant du roman qu'il n'écrira jamais, en poursuivant l'hypothétique traduction de l'oeuvre de Pouchkine, en sifflant un air d'opéra au cours de ses promenades quotidiennes dans un quartier qu'il a su apprivoiser. Au bout de ses pérégrinations et de sa liberté forcée, surgit une autre femme, Clémence, et soudain tout s'écroule, sous l'oeil grave du petit Vincent. La mort guette, plus tard, l'amoureux de Pouchkine et de Fauré... Sur un thème de tous les jours, de toutes les nuits, Anne Philipe, concertiste de l'impalpable, a écrit une variation pour piano seul. Sa narratrice, témoin d'un désastre ordinaire, ne juge pas, à peine explique-t-elle, captivée seulement par la puissance de la passion, l'innocence de l'enfant devant l'irrémédiable, et la certitude que le véritable amour ne se mesure pas à l'aune de la fidélité ou de l'infidélité mais de ce qui reste, indestructible, quand on a tout saccagé. Deux chats s'observent et se font les griffes dans les coulisses de ce roman où brille, sous un jour neuf, la prose tendue et féline de l'auteur d'Un été près de la mer.
Un beau jour de printemps dans la campagne normande naît un magnifique petit cheval tout noir. Sa maman le prénomme Danseur. Mais un terrible jour d'orage, la foudre tombe sur le pommier sous lequel elle s'abritait. Danseur est désormais tout seul... En montant dans le van de Sissi, l'oie qui dirige le club hippique de La Haie Fleurie, se doute-t-il de la nouvelle vie qui l'attend
Née le 20 juin 1917 à Bruxelles, Anne Philipe fait ses études en Belgique, puis s'installe en France au début de 1939. En 1951, elle épouse le célèbre comédien et acteur de cinéma Gérard Philipe (mort en 1959). En 1955 paraît sous le titre Caravane d Asie le journal du voyage exceptionnel qu'elle a fait en 1948 après un séjour d'un an en Chine: elle avait entrepris de revenir vers l'Inde par la Route de la soie et était la première Française à traverser le Sin-Kiang avec une caravane de marchands qui se rendaient au Cachemire. Auteur de plusieurs documentaires sur l'Asie et l'Afrique, Anne Philipe est, avec jean Rouch, à l'origine de la création du Comité du film ethnographique. Elle a publié notamment dans Le Monde et dans Libération des reportages sur Cuba, le Venezuela, le cinéma japonais, et a assuré pendant un temps dans Les Lettres françaises la critique des films scientifiques et documentaires. Elle a écrit aussi Le Temps d'un soupir, récit d'inspiration autobiographique paru en 1963, et Les Rendez-vous de la colline (1966). Anne Philipe est décédée en 1990.
Résumé : Dans une maison où les oiseaux de passage et les chats en vadrouille rappellent à chaque instant l'insouciance de la vie, une femme est en train de mourir. Elle a quatre-vingt-dix ans, une beauté dont ni les rides ni la maladie n'ont abîmé les traits, et comme une sagesse intérieure qui se devine derrière le souffle lent de cette silencieuse agonie. Anne Philipe, sa fille, écoute respirer celle qui va disparaître, mais dans ces lieux dont chaque objet, chaque meuble, évoque sa propre enfance, c'est aussi la musique des souvenirs qu'elle entend au même moment. Pendant ce temps, à Paris, un nouveau-né sort de la nuit et découvre la lumière du monde. Ainsi, à la croisée éphémère des chemins, Anne Philipe sent battre simultanément le pouls du passé, de l'avenir, et d'un présent qui s'apprête à tomber dans l'imparfait... Dans une langue débarrassée de tout lyrisme, Anne Philipe nous parle différemment de ce que tout le monde a vécu un jour ou l'autre : l'impuissance de l'homme devant une disparition inéluctable, et, pourtant, le miracle de la vie qui reprend son cours, jusqu'au prochain barrage. Ici, une respiration qui cesse ; là-bas, une respiration qui commence ; et, ailleurs, l'incompréhensible respiration de l'infini.
C'est un été radieux, comme si les beaux jours ne devaient jamais cesser d'être beaux. Les grandes personnes et les enfants sont vacants, jouant ou rêvant entre la mer et les vignes, dans la chaleur heureuse. Tant de lumière, de paix, de joie présente et promise - une jeune femme attend un enfant pour bientôt - finissent étrangement par vous serrer le coeur. On se sent pris d'angoisse et on s'en veut, puisque rien ne la justifie. C'est le miracle et l'art de ce livre. Un rocher en équilibre, la chute d'une feuille suffisent à nous troubler. "Tu as remarqué, dit un personnage, quand on est le plus heureux, on pense à la mort". La mort qui nous attrape aussi simplement qu'un serpent avale un lapin.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.