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Soigner les morts. Le sens d'un métier
Pham Quang Long
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343208268
Dans les établissements de soins, la prise en charge des patients décédés reste trop souvent une activité taboue. La chambre mortuaire est généralement située à l'écart, à peine fléchée parfois. On sait peu de choses sur ceux qui y travaillent, et il est rare qu'on leur donne la parole. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Comment sont-ils formés ? Pourquoi ont-ils choisi d'exercer en chambre mortuaire, d'y rester ? De quels types de récits sont-ils aujourd'hui porteurs ? En quoi ces récits seraient susceptibles de faire sens pour tout un chacun ? Cet ouvrage s'appuie sur des résultats de recherches et sur des récits de vie professionnelle comme personnelle. Pour la première fois, les techniques de soins mortuaires sont abordées. Techniques qui ne peuvent toutefois pas être séparées des nécessaires constructions de sens qui les entourent : le patient ne devient pas un objet de soin du fait de son décès, il reste un sujet de soin pour la dignité qu'il incarnait de son vivant et pour les proches qui lui survivent. Un ouvrage sur le respect d'une société envers ses morts.
Les pratiques psychomotrices mettent en jeu le corps de la personne et, dans et par le mouvement, le choisissent comme voie d'accès privilégié au psychisme. Bien qu'elles accordent une place toute particulière au corps, son statut ne va pas de soi. Entre être et avoir, sujet et objet, intériorité et extériorité, le corps ne livre rien de son mystère. En misant sur l'unité psychosomatique de la personne incarnée, vivante, les pratiques psychomotrices doivent ainsi renoncer logiquement à en établir un corpus scientifique, sans vie. Mais connaître n'est pas comprendre, et comprendre n'est pas forcément résoudre l'énigme du corps. Le corps de la personne saisie dans sa singularité, son histoire, implique une logique de l'inattendu qui nous fait cheminer de manière souvent déroutante, parfois déstabilisante. Considérant toute rencontre comme d'emblée éthique, il s'agit de donner un visage au corps que le dualisme a fait glisser hors de l'homme dans la confusion entre réalités phénoménologiques et réalités ontologiques.
L'évolution et le développement des pratiques en psychomotricité conduisent les professionnels vers de nouveaux champs d'activité et des prises en soins particulières. En appui sur les fondamentaux de cette thérapeutique basée sur le lien corps psyché, cet ouvrage met en lumière ce qui rend possible le soin psychomoteur. Faire émerger cet arrière-plan, c'est rendre visibles les intentions, intuitions et résonances ; mais aussi les impasses et les empêchements qui se déploient tout autant dans la situation de soin. Les auteurs se basent sur leurs pratiques particulières pour explorer d'autres voies psychomotrices : comment les difficultés et les obstacles rencontrés peuvent-ils constituer une source permettant la préservation et la construction identitaire ? Cet ouvrage s'adresse à tous ceux désireux d'interroger l'articulation entre le corps et l'esprit, le sens des médiations corporelles, le rapport d'un thérapeute à ses savoirs et ses outils, et la notion de présence qui autorise le travail vivant avec ce qui advient.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.